‹ Cours complet d'histoire universelle à l'usage des collèges et des maisons d'éducationChapitre 51 sur 107 · LES ORDRES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

LES ORDRES RELIGIEUX

rent la chute de l’empire, et la sécularisation de toutes les principautés ecclésiastiques firent bientôt disparailre ces tendances vers le schisme en Allemagne.

III. — LES NOUVEAUX OBDRES RELIGIEUX. LA COUPAGNIE OE JÉSUS ^ jusqu’à sa suppression.

L’Eglise, attaquée dans ses dogmes par le protestantisme, dans ses droits par les princes et dans sa discipline par le Gallicanisme et le Pébronianisme, ne cessa de manifester son inépuisable fécondité en enfantant un grand nombre d'institutions destinées à satisfaire à tous les besoins de la société. Une foule dî Ordres religieux et de Congrégations prirent naissance à partir du seizième siecle et se développèrent rapidement dans tous les pays catholiques de l’Europe. Les sciences théologiques et historiques furent* cultivées par la Congrégation de Saint-Maur, issue de l’Ordre de Saint-Benoit et par les Pères de YOratoire^ lequel fut établi en Italie par Saint Philippe de Néri, et en Fbance par le cardinal Pierre de Bérulle. — L’enseignement à tous les degrés et pour toutes les classes de la société, fut donné par les Pères des écoles pies établies à Rome par Saint Joseph de Calasanze, par les Pères delà

111. « La multiplicité et la diversité des Ordres religieux oll'raieiit du grands avantages : car d’abord elles produisaient entre les divers Ordres une émulation et quelquefois même une rivalité qui les empêchaient de dégénérer; puis elles convenaient bien aux inclinations et aux goûts si dilTérents des hommes, et enfin, elles répondaient à tous les besoins de la société. • (Doellinger).On peut distinguer cinq catégories de Congrégations ou d’Ordrcs religieux. ciTÉconie: Ordres, qui avaient pour but la science: c’étaient les d»ux Oratoires, en Italie (l’an 1S64) et en France (l’an 1611), et la Congrégation de St.-Maur. Les deux Oratoires ne formaient que des congrégations, dont les membres faisaient seulement des vœux simples. Des savants célèbres, tels que Baronius et Raynaldi appartiennent à l’Oratoire Italien ; Maiebranche, Thomassin et Matsillon, a l'Oratoire français. Didier de la Cour, prieur de l’abbaye des Bénédictins de .S.-l'annaj en Lorraine, réforma son couvent (l’an 1 604) Un grand nombre d’abbayes en France suivirent son exemple, et comme elles prirent pour patron S. Maur, l’un des premiers disciples de S. Benoit, elles reçurent le nom de Congrégation de S. -Maur. Les membres de cette congrégation rendirent par leurs travaux de grands services à )a sciepce chrétienne. — 2"’* utégo«ie ; Ordres qui se

doctrine chrétienne qui se constituèrent en France, et surtout par les Frères des écoles chrétiennes, qui eurent pour fondateur le chanoine de la Salle de Rheims et se répandirent rapidement , pour instruire les enfants du peuple, dans un grand nombre de villes en France. Les ürsulines et les Sœurs des écoles de l'enfant Jésus se vouèrent à l’éducation et à l’instruction des filles et prirent également une grande extension en France. — Le besoin de ranimer de temps en temps par des missions ou exercices extraordinaires la piété et le zèle, tant du clergé que du peuple, fit naître de nombreux Ordres religieux, parmi lesquels se distinguèrent surtout les Capucins, appartenant à l’Ordre de Saint-François, les prêtres des missions ou Lazaristes qui eurent pour fondateur Saint Vincent de Paul, et la Congrégation du Très-Saint Rédempteur fondée par Saint Alphonse de Liguori, évéque de Sainte-Agathe des Golhs dans le royaume de Naples. Le but primitif de ces nouveaux Ordres était le saint ministère à exercer en Europe ; mais ils ne tardèrent pas à s’occuper des missions étrangères en Asie, en Afrique et en Amérique. — Parmi les Ordres qui se dévouaient au service des malades et des hôpitaux, il en

vouaient ii l'exercice du saint ministère et aux missions Leur nombre était considérable ; eu voici les principaux : les Capucins, dont le Tondateur lut Mailhieu BascÂi (l’an 1596); c'était une branche <)e l'Ordre aes Franciscains. Ils restèrent d'abord soumis au général des Conventuels, jusqu’à ce que le papo Paul V leur permit de se choisir un général (l'an 161 0|. Ils devinrent très-nombreux ; au commencement du dix-huitième siècle ils comptaient 1600 couvents et 35,000 moines. Ils entreprirent les missions les plus difüciles en Asie et en Afrique, et se distinguèrent par leur zèle et par un dévouement sans bornes. Les Théalint (l'an 1534): leur premier général Caraffa devint pape sous le nom de Paul IV. Leur but était de travailler à épurer les mœurs du clergé séculier et de relever les cérémonies du culte. les Bamabius, formant nue congrégation de prêtres séculiers ll’an 1530), devinrent un Ordre religieux (l'an 1535); iis devaient travailler dans le .“aint ministère, h la demande des évêques. Les prêtres des missions ou Lasaristes (l’an 1633) eurent pour fondateur N. Vincent de Paul, et pour but de donner des missions au peuple et des exercices religieux ou retraites au clergé. Les Bédemptoristes , dont le fondateur S. Alphonse-Marie de liguori était évéque de S**- Agathe des Goths dans le royaume 4e Naples (l’an 1733). L’imitat)on 6dè)e de la vie du Très-Saint Rédempteur, les inis-

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