I. — LA RÉGENCE, (l
Quelque brillant qu’eût été le règne de Louis XIV, il avait cependant préparé la période malheureuse que la France devait encore traverser, avant que la grande révolution vînt la couvrir de sang et de ruines. Les guerres presque continuelles, les grandes constructions, les folles dépenses de la cour, le faste et la magnificence que le roi • étalait partout avaient épuisé le pays, au point que la dette publique s’élevait à plus de deux milliards et qu’il était
togal contre le St. -Siège ; confiscation des territoires appartenant au St. -Siège en France et dans le royaume de Naples. Les cours bourbonniennea menacent le St. -Siège d’une rupture ouverte. Clémeni X/F résiste pendant quatre ans aox sollicitations qu’on lui adresse i>our obtenir la suppression de la Compagnie de Jésus. Il se décide enfin à prendre cette mesure qu’il croit être dans l’intérét de l’Eglise (l’an 1773|. Le roi de Prusse Frédéric 11 et l’impératrice Catherine 11 maintiennent les Jésuites dans leurs Etats avec la permission de Pio V|. Pie VU rétablit l'Ordre (l’an 18H).
Développements. — A coniuller : Laureuüe, Hiiioirede$duc*d’OrUan$. Le même. Histoire de France, t. VIII. Lacretelle, Hislotre du dix~kuUiéme tiècle. Schœll, Cours d'histoire moderne.
I. La France à la mort de Louis XIV(voyez plus haut, page 197). Réaction contre le gouvernement absolu, et mécontentement causé par les impôts élevés qu’on prélevait pour couvrir les intérêts de la dette nationale contractée pendant les guerres. Plaintes contre le luxe et les grandes dépenses de la cour. Testament de Louis X/F instituant un conseil de régence composé de tous les princes du sang âgés de vingt-quatre ans au moins, de cinq maréchaux et de plusieurs fonctionnaires civils supérieurs. Mais le duc
HISTOIRE UNIVKRSBU.E.
impossible d’établir l’équilibre entre les recettes et les dépenses annuelles. Le déréglemenj des mœurs, dont le roi et la cour avaient donné si longtemps le triste exemple, finit par gagner la noblesse française : attachée à la personne du souverain, elle était portée à imiter sa conduite et à lui sacrifier jusqu’à son propre honneur et son indépendance. Cette contagion infecta également la bourgeoisie; elle envahit même les classes inférieures à Paris et dans la plupart des grandes villes de la France. La Régence et le règne de Louis XV aggravèrent le mal et creusèrent l’abime où devait bientôt périr l’ancienne société.
Le RÉGENT. MESURES FINANCIÈRES. SYSTÈME DE LAW
Qry2^g j'720). — Louis XIV avait stipulé dans son testament que pendant la minorité de Louis XV, son arrièrepetit-fils, âgé seulement de cinq ans, le pouvoir serait exercé par un conseil de régence. Mais Philippe^ duc cCOrléans, son neveu, se fit nommer régent par le parlement, qu’il établit ainsi juge dans une affaire purement politique et dont il accrut de nouveau l’infiuence, amoindrie sons le règne de Louis XIV. Philippe d'Orléans, corrompu par des flatteurs et surtout par l’infâme Dubois, afficha publiquement son mépris pour les lois de la morale
rnrUan. désinné pour en être le président, s’adresse au parlât dt Pari? âûi £t ave? empressement cette occasion pour jouer un .rôle jwli- ^ 1 Pkilivüt TtQtfit du royouffic p6nd&nt l8 niinorité dô
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qui et s’étaU abandonné aux plus grands débordements.
?“""^^ZnTtTuTs^lflanc^^^^^^^^ Duboù, adulateur vil, mais adroit, ,u?asniraiÆ^^^^ le rôle de Richelieu et de Mazarin— Mesures financières nriL, w e Snt pour faire face aux dépenses et jwur rembouraer la dette Dubliquei^il repousse la proposition du duc de St-Simon qui