RÈONB DE LOUIS XV
tous les emplois civils et militaires, nommant les ministres et les congédiant à son gré, réglant les alliances politiques, décidant de la paix et de la guerre. La France prit une part active à la guerre de la succession d’Autriche; ses armées commandées par le maréchal de Saxe et par le roi en personne se couvrirent de gloire à Fontenoy et à Raucourt. La paix d' Aix-la-Chapelle mit fin à la lutte. La v France rendit toutes ses conquêtes en Belgique et en HoL lande. Cette guerre lui fut fatale parce qu’elle y perdit toute sa marine militaire, qui avait été négligée par Fleury et qui succomba sous les coups des flottes bien supérieures de l’Angleterre.
Querre de sept- ans. revers des français jusqu’à la PAIX DE PARIS (1748-1763). — Le gouvernement de la marquise de Pompadour, sous lequel la France se courbait honteusement, consomma la ruine financière, politique et militaire du royaume. Des hommes incapables et de vils flatteurs furent promus aux emplois les plus importants; malgré l’accroissement des impôts, les revenus publics mal administrés furent insuffisants pour couvrir les folles dépenses de la cour; les provinces commencèrent à se dépeupler, et les richesses du pays diminuèrent avec la
maréchal de Saxe en Belgique et en Hollande (î745-t7t8). Pave d’Aiw-la- ChapelU.
Embarras financiers causés par cette guerre ; ils sont encore augmentés par la prodigalité et le luxe excessif de la cour. La dette publique s’élève à 1 200 millions de livres. Misère dans les provinces, où l'on trouve des districts entiërements dépeuplés. Les impôts de toute espèce sont doublés ; on en établit même de nouveaux, entr’autres sur les revenus, l’impôt d’un dixième du revenu annuel. Résistance des parlements (1756). Contestations et guerre entre la France et l’Angleterre au sujet de leurs colonies en Amérique (p. 224). Gutrre d» Sepi~Ant (1766-1763). Marie- Thérèse gagne la marquise de Pampadour, en lui écrivant un billet dans lequel elle l’appelle « «O» ami«. > Alliance avec l'Autriche; une armée sous le commandement du maréchal Soubise est envoyée contre Frédéric 11 d’an 1757). Bataille de Botbach. Défaites de Minden et de Crifeld ; le prince Ferdinand de Brunswick avec 30,000 hommes repousse une armée frari(;aise de 80,000 hommes et la force d'évacuer l’Allemagne (page 265). — jiininère de Fabbé de Bernit (1757) : ilconseilledeconclure la paix : il estdestitué 1 758). Minietèredudws de Choieeul (1758-1770). Conclusion du pacte de famille entre |les Bourbons do France, d’Espagne, de Naplee etde Pâme (l’an 176i).La France perd presque
ruine d’un grand nombre de familles. La misère s’accrut encore par suite de la guerre qui éclata avec \ Angleterre et qui coûta à la France presque toutes ses colonies américaines, entr’autres les importantes provinces de Canada, de Louisiane et de Floride. La vanité de la marquise de Pompadonr, qui se laissa circonvenir par les flatteries de Marie-Thérèse, entraîna la France dans la guerre de Sept- A ns, pendant laquelle les armées françaises essuyèrent la honteuse défaite de Rosbach. De Bernis, qui était ministre, voulait négocier la paix ; la marquise de Pompadour s’y opposa, éloigna le ministre et mit à sa place une de ses propres créatures, le due de Choiseul. Celui-ci conclut un traité d’alliance avec les cours de Madrid et de Naples. Ce traité, connu sous le nom de pacte de famille parce qu’il unissait les quatre cours bourbonniennes, n’eut pas de résultats avantageux pour la France et fournit à l’Angleterre l’occasion de s’emparer des colonies espagnoles. Les Français éprouvèrent revers sur revers, jusqu’à ce que Louis XV se vit obligé de conclure la paix de Paris. Par ce traité, la France perdit presque toutes ses colonies américaines et la plupart de ses possessions dans l’Inde. Elle descendit ainsi du rang élevé qu’elle avait occupé jusqu’alors parmi les Etats de l’Europe.
toutes ses possessions dans les Indus Orientales et en Amdiiqne(|>. iü). Paix de Paris entre la France et l’Angleterre, et de Huberlsbourg entre Marie- Thérèse et Frédéric II (l’an 1 763).
Guerre'des Jansénistes et des parlements contre ia Compagnie de Jésus, qui enfin est supprimée en France (p 3‘25). Conflits entre les parlements et la royauté: les parlements, surtout celui de Paris, s’arrogeaient un véritable pouvoir politique, en refusant d’enregistrer les édits royaux concernant les impôts; ces édits, il est vrai, consacraient plus d’une fois do véritables injustices, parce qu’ils avaient pour but de couvrir les déficits causés par le gaspillage des deniers publics. Après la disgrâce de Choiseul, le chancelier Maupeou fit un véritable coup d’Etat en décrétant la dissolution des parlements: il prit cette mesure, lorsque les parlements dans les diverses provinces eurent tenté de se constituer en un grand corps politique. Institution des conseils souverains, appelés parlement Maupeou (1771). Ministère du duc d' Aiguillon (1771-1774). — Une guerre générale est commencée contre le christianisme par les philosophes, à la tète desquels se placent par leurs talents et leur influence- Folfolrs et Routeeau. Engouement de toute la haute société pour cette littérature impie et immorale. « Alors se