‹ Cours complet d'histoire universelle à l'usage des collèges et des maisons d'éducationChapitre 62 sur 107 · LOUIS XVI · texte numérisé non relu

LOUIS XVI

plut par sa nouvoauté et fut accueillie partout avec enthousiasme.

L’assemblée des notables, les états-üéneraux (1787- 1789). — L’assemblée Aes^^otables se composait des princes du sang et d’évêques, de membres de la haute noblesse, des parlements, de la cour des aides et de la chambre des comptes, et enfin de magistrats des principales villes; elle comptait en tout cent quarante-quatre membres. Elle rejeta les projets financiers de Calonrm parce qu’ils tendaient à abolir tous les privilèges des divers états qu’elle représentait. Galonné fut renvoyé ; mais les Notables ne parvinrent pas à s'entendre sur les moyens à prendre pour relever les finances de l’Etat. De Brienne, archevêque de Toulouse, fut nomme ministre, et l’on eut recours à un nouvel emprunt. Le parlement, qui commençait à faire une opposition factieuse au roi et dans lequel le due d'Orléans, digne petit-fils du Régent, ne tarda pas à jouer un rôle important, protesta contre l’enregistrement de l’édit royal qui consacrait l’emprunt. La convocation des Etats-Généraux, tel fut le cri général ; proféré d’abord par le parlement, il fut bientôt répété dans toute la France. Les symptômes de la révolution qui allait éclater se manifestaient clairement. 11 y eut des émeutes sur plusieurs points de la France, et

nalres et républicaines, qui déjà fermentaient dans toutes les têtes en France, y trouvèrent un nouvel aliment. Le manifeste de l’indépendance des Etats-Unis renfermait les principes soutenus en France par les philosophes; ainsi on y proclamait « que tous les hommes ont été créés égaux; qu’ils ont reçu du Ciéatcur certains droits inaliénables ; que parmi ces droits on doit placer au premier rang la vie, la liberté et la recherche du bonheur; que toutes les fois qu’une forme de gouvernement quelconque devient destructive des fins pour lesquelles elle a été établie, le peuple a le droit de la changer et de l’abolir, et d’instituer un nouveau gouvernement. » Celte déclaration devint comme lesymbole politique dont on réclamait la réalisation et qui ne tendait à rien moinsqu’ii un bouleversement complet de la monarchie en France.— Minisièrt de Ca/onn» (1783-1787) : embarras linanciers et convocation des Notables fl’an 1787), qui rejettent les projets financiers de Catonne et forcent le roi à le congédier. — Miniuère du cardinal de lirieune (1787) : c’était un prélat hautain, de mœurs plus que légères, d’une grands suCBsance, mais qui avait une certaine facilité naturelle. 11 proposa plusieurs mesures financières ; le parlement les combattit avec tant de violence que le roi songea de nouveau à le dissoudre. Ce projet transpira, et de Bri»nn$ K. imiv. y.

dans les rues de Paris des collisions sanglantes entre les troupes et la population. Le duc d’Orléans se mit à la tête de ceux qui rêvaient un bouleversement général. Il entretint à ses frais une vraie bande de malfaiteurs qui jetaient le trouble dans la capitale. Le palais-royal leur servait de refuge. De Brienne fut obligé de quitter le ministère; en se retirant, il conseilla au roi de rappeler Necker, qui devint une seconde fois ministre, en mettant pour condition à son acceptation la convocatron des États-Généraux . Uno seconde assemblée des Notables devait régler le mode do convocation ; mais elle refusa d’accorder au tiers-état autant de représentants que le clergé et la noblesse réunis devaient en avoir. Necker la renvoya, et le roi publia l’édit de convocation des États-Généraux . Cet édit portait qu’ils seraient composés de trois cents représentants de la noblesse, trois cents du clergé et six cents du tiers-état. La réunion de cette assemblée fut le point do départ de la grande révolution française.

tomba. — Second ministère de Necker (•.787-1789). Trames perverses du duo d'Orléans : une bande de voleurs et de malfaiteurs se forma sous ses auspices, elle déposait au palais-royal les fruits do ses crimes. C’est là aussi que se forma une société secréte qu’on appela le club des enragés. Elle exploita les conspirateurs, fit des harangues pour le peuple de Paris et excita à la révolte ouverte contre le roi. après l’avoir voué au mépris public. — Necker demande la convocation des Etats-Généraux , qui n’avaient pi us été réunis depuis la minorité de Louis XIll (voyez p. Importance exagérée accordée au <ient-eto( que l’on oppose en quoique sorte au clergé et a la noblesse. Seconde assemblée des Notables (l’an 1788); elle ne produit aucun résultat. Convocation des Etals-Généraux, Cette assemblée était composée de 12,000 membres et divisée en trois Ordres, le clergé^ la noblesse et le tiers-état (l’an 1789).

troisième: période.

depuis la PREMIÈIIE révolution française JUSQU'EN 1830.

Page 1