EXPÉDITION EN ÉGYPTE
La FRANCE SOUS LE DIRECTOIRE (1795-1 799). La constitution dont la. Convention avait doté la France manquait
assaillit ie local de la Convention en criant * du pain et la constitution de 1793. » La fcrmetddu président de l’assemblée. Boissj/ rf'/l«g.’o5, et l’arrivé» de la garde nationale sauvèrent la Convention Les insurgés furent repoussés et les derniers montagnards condamnés à mort et exécutés. La populace des faubourgs fut désarmée, et la tranquillité se trouva rétablie a Paris. — Une émeute d’une autre nature et qu’on pourrait appeler une véritable contre-révolution fut organisée par le parti royaliste. La Convention venait d’achever sou œuvre, la consliiution de Fan III ‘ii août 1795). Mais avant de se retirer, elle décida que les deux tiers des deux nouveaux Conseils, qui devaient lui succéder, seraient choisis parmi ses propres membres; le parti royaliste fiterier h la tyrannie et ameuta le peuple. Cne armée do 40.000 hommes s’organisa et marcha contre la Convention, qui n’avait que peu de forces h lui opposer. Harras, chargé de comprimer l’insurrection, prit pour lieutenant-général le jeune Honaparte, qui employa l’artillerie contre l'armée royaliste et la dispersa (5 octobre). Quelqucsjours après, la Convention se retira et fit place au Directoire et aux deux conseils des Anciens et des Cinq-Cents. Création de FInstitut national.
III. Le DiaecToiae (87 oct. 1795. — 15 déc. 1799). — Los membres du Directoire étaient LaréveiUère-Lépaux, Le lourneur, Hewbelt, Harras et
(Vunité et devait nécessairement aboutir à rétablissement d’une dictature militaire. Les crises terribles qui avaient anéanti successivement à peu près tous les partis politiques, l’abolition du culte et de toutes les marques extérieures d’une croyance religieuse quelconque, la proscription et la mort qui avaient décimé la population et surtout les classes intelligentes de la société : telles étaient les causes de l’affaiblissement moral dans lequel la France se traîna pendant le gouvernement du Directoire. Les moyens auxquels celui-ci avait recours étaient l’intrigue et la corruption, parce qu’il ne renfermait que des médiocrités, à l’exception de Carnot, homme énergique et doué de grandes capacités militaires. Aussi la France n’était-elle plus en France, mais dans les camps de ces armées héroïques qui étonnaient le monde par leurs exploits.
Le Directoire avait à lutter contre de graves difficultés ; le désordre et l’anarchie, suite du gouvernement arbitraire > de la Convention, régnaient dans l’administration civile et judiciaire; les finances étaient dans un désarroi complet; car les assignats n’avaient plus de valeur ; les impôts étaient mal payés, et les armées dépourvues de tout. Le Directoire se trouvait en présence de deux partis politiques, le parti
Carnot. Embarr.is (itiaiiciers : les assijHo/j, qui avaient été augmentés jusr,n’à la somme énorme de vingt-sept milliards, n’avaient plus de crédit; ou créa alors, pour une valeur de 2,400 millions, des mandats territoriaur , espèce de billets hypothéqués sur les biens nationaux, mais qui ne tardèrent pas d’avoir le sort des assignats. Opposition dans les deux conseils contre le Directoire: le parti jacobin, au sein duquel se forma une secte do socialistes qui voulaient abolir la propriété et dont le chef s’appelait Gracctnis-Babœuf , et les royalistes, qui travaillaient au rétablissement de la monarchie. Conspiration des lacohins et des royalistes; elle est découverte, et les chefs sont punis. Les élections de 1796 renforcent le parti royaliste dans les deux conseils. Ilarthélemy est nommé directeur à la place de Le Tourneur; il se rallie h Carnot, et tous deux s’appuient sur le parti royaliste. Coup d’Etat du 18 fructidor (4 septembre 1797) contre ce parti : les membres royalistes des deux conseils et un grand nombre de journalistes .sont déportés à la Guyane, où ils périssent misérablement; Carnot et Barthélemy prennent la fuite. Mesures violentes adoptées par le '‘Directoire. Nouvelles divisions dans les conseils et lutte entre le parti exalté et les républicains modérés. Le Directoire, composé de Rarras, Royer- Ducos, ^'leyès, Moulins et Gohisr, perd toute considération et ne se soutient que par
HISTOIRE UNIVERSEI.LE.
jacobin^ qui regrettait d’avoir perdu la prépondérance, et les royalistes qui travaillaient au rétablissement de la monarchie. Le premier voulut recourir à son moyen ordinaire, c’est-à-dire à l’émeute. Mais ses menées coupables furent découvertes ; Babœuf, le chef du mouvement, fut condamné à mort et se suicida; les plus dangereux parmi ses partisans furent les uns exécutés, d’autres Condamnés à ladéportation ou à la prison. L’opposition du parti royaliste était plus dangereuse pour la république, surtout depuis que, par suite du renouvellement successif des deux conseils, un nombre considérable de royalistes étaient entrés dans ces deux assemblées. Le Directoire lui-même était divisé : Carnot et Barthélémy, sans être d’accord avec le parti royaliste, voulaient rester dans la légalité, tandis que Baras, Rewbell et Larévellière-Lépaux songeaient à abattre leurs adversaires par la violence. Ces derniers firent envahir par les troupes les deux conseils et condamnèrent à la déportation tous les membres royalistes, ainsi que les rédacteurs de^journaux qui soutenaient ce parti. Le Directoire parvint ainsi à exercer un pouvoir dictatorial. Il en usa contre le parti jacobin, qui avait triomphé dans les nouvelles élections; celles-ci furent annulées en grande
le prestige des brillants succès remportés en Italie par les armées françaises sdus le commandement de Bonaparte. — Fin de la guerre dans la Vendée et la Bretayne. grâce aux talents militaires et à la modération du général Hoche, qui s’efforçait de gagner la population des campagnes par la douceur et combattait les insurges par des colonnes mobiles SlofjfUt et ChàreUé boni faits prisonniers: ce dernier est exécuté à Nantes (le 27 mars I79ü).
Guebbe cobtke l'ai'Thiciie (I79G et 1797). Guerre en Allemagne. Jourdan et Moreau sont d’abord victorieux; ils forcent le duc de Bade, le Wurtemberg et la Bavière Ir conclure des traités avec la France. Victoires de l’archiduc Charles d’Autriche is Amberg et h Wurzbourg sur Jourdan, qui se relire au (leià du Illiin. Moreau, attaqué par le vainqueur, exécute une lielle retraité jusqu'à Huningue. Rejoint par Hoche, il repasse le Rhin a Strasbourg pour reprendre l’olîensive (l’an 1797). L’armistice conclu par Bonaparte avec l’Autriche vient mettre fin â la campagne. — Guerre en Italie. Etat misérable de l’armée d’italié à l’arrivée-de Bonaparte : elle sp composait dp 3G,pOO hommes, sans argent, sans nain, sans soqliers. Bonaparte relève le moral dés soldats; en leur promettant la victoire, il avait ii cqinliattre contre deux armées supérieures quant au itombre. mais mal commandcés. L’armée autrichienné, sous le comniandement du général Beau-
Di.il- ^ J ;
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partie. On renouvela en même temps la proscription contre les nobles et contre les prêtres qui refusaient le serment civil. Après la défaite du parti royaliste, les deux conseils ne se composaient plus que de républicains, qui ne tardèrent pas à se diviser : les uns, les exaltés, voulaient le rétablissement de la constitution de 1793, tandis que les modérés travaillaient à introduire des réformes dans l’organisation de la république : l’abbé Sieyès était l’ame de ce dernier parti. Cette lutte intestime déconsidéra le pouvoir et prépara la chute du Directoire.
Les guerres pendant le directoire, jusqu’à la paix DE CAMPo-FOKMio (1795-1797). — L’établissement de la république batave en Hollande, la paix de Bâle conclue entre la Prusse et la France, ainsi que la reconnaissance de la république française par l’Espagne et la Toscane, avaient diminué les embarras extérieurs de la république : l’Angleterre, l’Autriche et le Piémont étaient les seuls ennemis sérieux que la France eut encore à combattre. Après avoir terminé la guerre dans la Vendée et pacifié la Bretagne, le Directoire envoya trois armées contre l’Autriche, deux en Allemagne sous les ordres do Jourdan et de Moreau, . oX la troisième on Italie sous le commande-
{i>u, vieillard de ana, est vaincue dans plusieurs rencontres et obligée de se replier derrière le Pô. Bataille de Moudovi. La France conclut avec la Piémont le traité de Paris (15 mai 1696). Bonaparte poursuit les Autrichiens, passe le Pô et l'Adda près de Lodi, où a lieu une brillante action, et il Tait la conquête de la Lombardie. Il force les princes italiens, ainsi que le pape, il payer des contributions de guerre, et occupe les légations de Ferrare et de Bologne. Siège de Uantoue. Arrivée d'une armée autrichienne de 60,0b0 hommes sous les ordres du général Wurmser. Bonaparte est obligé de lever le siégade Mantoue, mais il gagne la bataille de Castigtione et force les ennemis à se replier sur l'Adige. Ils reprennent l’otlensive, mais ils sont défaits à Hoveredo et a Bassano. Wurmser se jette avec le reste de ses troupes dans Mantoue. Arrivée d’une troisième arméu autrichienne commandée par Alvinzi. Victoire de Bonaparte au pont d’Arcof*. Une quatrième armeè autrichienne est anéantie à Bivoli. Mantoue capitule. L'archidtic Charles arrive avec une nouvelle armée; mais il est rejeté dans la Styrie, Armistice de Léoben (i8 avril); les négociations aboutissent à la paix de Campo-Formio (17 octobre, 1797). Fin de la république de Venise; orgauiiatipn des répubUgues caalpinet et Ugariennes. Congrès de Rastadt.
ÉXKÉDiTio)i es ÉsYPTE (19 mai 1798. — 9 oct. 1799). — Projet de guerre
HISTOIRR- UMVF.R>'RLT.E.
ment de Bonaparte. Les deux premières armées s’avancèrent jusqu’aux frontières de la Bohême; mais là, elles éprouvèrent plusieurs défaites et furent forcées par le jeune archiduc Charles, frère de l’empereur François II, de se replier sur le Rhin. La campagne d’Italie fut plus glorieuse pour les armes françaises. A la tête d’une armée qui manquait du nécessaire, Bonaparte battit les Autrichiens dans une série de brillants combats et força le roi de Piémont, battu à Mondovi, à acheter la paix par la cession de la Savoie et du comté de Nice , et à recevoir des garnisons françaises dans la plupart des forteresses de son royaume. Ensuite il força le passage de l’Adda près de Lodi et entra à Milan : les princes italiens de Parme, de Modène, de Naples, ainsi que le pape, obtinrent la paix en payant des contributions de guerre ou en cédant des parties de leurs territoires. Bonaparte attaqua alors Mantoue, centre des possessions autrichiennes en Italie. Quatre armées envoyées successivement au secours de celte importante place d’armes furent défaites par Bonaparte, qui fit des prodiges de valeur et qui, à la tête de ses grenadiers, passa le pont d'Arcole au milieu de la mitraille des ennemis : Mantoue fut forcée de capituler, et Bonaparte
contre l'Angleterre, parce que Pitt se montrait l'ennemi déclaré et constant de la révolution française. Bonaparte propose au Directoire d’attaquer lea possessions anglaises dans l’Inde et, f«ur y arriver, de s’emparer de l’Egypte. Pour cacher cette expédition, on fait des armements dans les ports (iii nord et de l’ouest de la France en vue d’une descente en Angleterre et en Irlande. Départ de Bonaparte avec 35,000 hommes; il se fait accompagner de son frère Louis, des généraux Kléber et Desaix, et d’un certain nombre de savants et d’artistes. Il échappe aux Anglais et arrive devant A/o/tr, possession de l’Ordre des Hospitaliers (depuis l’an f527: voyez page 8i). La ville se rendit aux Français îi la première sommation , quoiqu’elle frtt assez forte pour soutenir un long siège : ce fut le coup de mort pour cet Ordre célèbre, le plus ancien des Ordres militaires, fondé pendant la première croisade (voyez 4® vol. chap. X. § 5j. Arrivée en Egypte et prise d’Alexandrie. Immenses difficultés du climat et de la route pour arriver an Caire. Grande armée des Mameluks, commandée par Mourad-Bey et composée surtout de cavalerie. Bataille de» pyramide» : proclamation de Bonaparte: « Soldats, du haut de ces monuments quarante siècles vous contemplent. » Il forme son armée en carrés, contre lesquels vient se briser la cavalerie ennemie. Prise du Caire; Desaix pénètre jusqu’à Syène et achève
pénétra enfin dans la Styrie, d’où il menaça Vienne. Mais ~ apprenant que l’empereur venait d’appeler aux armes les populations du Tyrol, do la Bohême et de la Hongrie, et craignant d’ailleurs une attaque du côté de la Vénétie, il se décida à conclure les préliminaires de Léoben et ensuite la paix de Campo-Formio. L’Autriche céda à la France la Belgique et la Lombardie jusqu’à TAdige : ce dernier pays réuni au duché de Modène et aux Légations fut organisé en ripubligue cisalpine ; l’Autriche obtint en dédommagement le territoire de Venise, qui cessa ainsi d’exister comme république. La république de Gênes fut transforriîée en république ligurienne . Un congrès devait se réunir à Rastadt pour le règlement d’un traité de paix entro la France et l’empire d’Allemagne.
Expédition en égypte (1798-1799). — La république avait triomphé de ses ennemis sur le continent; mais il lui restait un ennemi puissant et dangereux, l’Angleterre, où le ministre Pitt dirigeait les affaires d’une main énergique. Une armée fut réunie dans le nord de la France, en vue de débarquer en Irlande et de soulever cette île contre le gouvernement anglais. Cependant Bonaparte avait conçu un projet hardi, celui d’anéantir le commerce des Anglais, en
la coiiquôte de l'Egypte, lialaille navale d'Aboulw: les vaisseaux français sont ou brûlés ou pris par les Anglais. Bonaparte cherche h gagner ta population musulmane en flattant ses préjugés religieux et en paraissant res|>ccter Mahomet et le Coran. Création de VInsiitut ({Egypte, qui avait pour mission d’explorer les antiquités historiques et artistiques du pays : c’est sous ses auspices que fut publiée la grande description de l’Egypte, un des ouvrages les plus importants sur ce pays. Emeute au Caire, provoquée par les exactions des fonctionnaires français; elle est réprimée avec beaucoup de sévérité. Déclaration de guerre de la Turquie, expe'dition de Bonaparte en Syrie (fév. 1799). Bataille du Monl-Thahor gagnee sur les Arabes. Siège de Saint- Jeaii-d’Acre : les Français montent huit fois h l’assaut. La peste se met dans l’armée et force Bonaparte à retourner en Egypte. Victoire <j’,16ou/.-ir sur les Turcs. Les événements d’Europe décident Bonaparte h retourner en France: il laisse le commandement des restes de l'armée (10,000 hommes, h Kléber qui défait prés d’IIéliopolis une armée turque de 80,000 hommes. Ce général est assassiné quelque temps après. Départ de Desaix ; l’Egypte retombe sous la domination turque.
Gi.erres ER imie, ER ALLEMACRE ET BR SUISSE '1799). — La paix de Camoo- Formio ne fut pas de longue durée. Le Directoire avait besoin de la guerr»
ruinaut leur domimuiou daus l'Inde. 11 s'embarqua avec une armée d'élite à Toulon, enleva Malte aux ehevaliers do Saint-Jean et arriva en Egypte, sans avoir rencontré la flotte anglaise qui croisait dans la Méditerranée. Alexandrie fut prise d'assaut, et après une brillante bataille gagnée sur les Mamelucksp/'és des pyramides, le vainqueur entra au Caire; ses généraux s'avancèrent jusqu’aux limites méridionales de l’Egypte. Bonaparte s’occupait d’organiser l’administration intérieure du pays, lorsqu’il apprit la destruction de sa flotte par l’amiral anglais Nelson dans la bataille d! Aboukir. Une déclaration de guerre de la Turquie et la réunion d’une armée turque dans la Syrie l’obligèrent de marcher contre ce dernier pays. Il prit Gaza, Jaffa et plusieurs autres villes, et vainquit les Arabes dans la bataille du mont Thabor. Mais Saint-Jean d’Acre, que défendait le général anglais Sidney Smith, repoussa victorieusement tous les assauts de l’armée française. La peste s’étant mise dans l’armée, Bonaparte dut x'etourner en Egypte, où il anéantit l’armée turque dans une bataille prés du village d'Aboukir. Les nouvelles qu’il recevait d’Europe le rappelèrent alors en France.
Chute du directoire. — Le Directoire avait provoqué une nouvelle coalition des puissances contre la France, par suite des mesures violentes qu’il avait adoptées et qui ten-
pour so maintenir au pouvoir: il la provoqua eu bouleversant l’état politique «Je Home et de la Suisse. Organisation de la république romaine, placée sous le gouvernement de six consuls, d’un sénat et d'un tribunal. La conféderalion helvétique est transformée en république heleélique; et le canton de Genève est incorporé b la France sur une prétendue demande des habitants. Nouvelle coalinou, contre la France. Le Directoire envoie quatre armées contre les puissances silices: sur le Rhin sous le commandement de Rcniadolle; sur le Danube sous celui de Jourdan; en Italie sous les ordres de .foubert, puis de Moreau ; et en Suisse sous ceux de Masséna. Le roi de Naples, appuyé par le général autrichien Mack, envahit la république romaine, mais il est défait et se réfugie en Sicile : le royaume de Naples est transformé en république parihénopéenne. Les Français occupent la Toscane et chassent le roi do Piémont. Une armée ausiro-rusie, sous le commandemeht de Soutoarow, vieillard de 70 ans, fait la conquête de la Lombardie et du Piémont, et défait l’armée française dans une bataille sur la Trébie ; cette bataille dura trois jours. Naples, Rome et la Toscane rétablissent leun
t,A RÉVOLUTION KRANÇAlSE.
daient à bouleverser tous les Etats. Une émeute à Rome, dans laquelle le général français Duplfot avait été tué, fournit un prétexte pour renverser le gouvernement temporel du Souverain-Pontife, dont les Etats furent constitués en république romaine: Pio VI fut emmené prisonnier à Valence, où il mourut peu de temps après. La Suisse fut transformée en république helvétique, et Genève fut incorporée dans la république française; le roi de Sardaigne dut céder le Piémont. L’Angleterre, la Russie, l’Autriche, Naples et la Turquie firent partie de la nouvelle coalition, et les armées alliées commandées par Souwaro'w et Mêlas chassèrent les Français de l’Italie, rétablirent le gouvernement pontifical à Rome et aidèrent le roi de Naples à reconquérir ses Etats, qui avaient été également organisés en république. L’archiduc Charles expulsa les Français de l’Allemagne, mais il ne parvint pas à les chasser entière- . ment de la Suisse. — Ces revers avaient ébranlé l’autorité ♦ du Directoire, et les amis de Bonaparte en avaient profité pour en préparer la chute. De retour de l’Egypte, Bonaparte dispersa par la force le conseil des Cinq-Cents et fit remplacer le Directoire par trois consuls, qui furent, outre lui-même, Roger-Ducos et Sieyès. Cette révolution s’appelle le coup d'Etat du 18 brumaire.
anciens gouvernements. Les Français perdent toute l'Italie, excepté le territoire de Gônes. — Victoires des allies en Allemagne. L’archiduc Charles gagne deux batailles et force Jourdan repasser le Rhin. Il pénètre dans la Suisse; il y trouve un adversaire habile dans Masséna et se rend en Belgique. Souwarow prend sa place; mais il est forcé de battre en retraite et ne tarde pas h être rappelé en Russie. — Chute ne DiaECTOinc;9 nov. 1799). Le pouvoir du Directoire est ébranlé par ces échecs. Retour de Bonaparte. Il s’entend avec Sieyès et Roger-Ducos, deux membres du Directoire. Barras abdique, lesdeux autres directeurs sont arrêtés. Translation des deux conseils à Saint-Cloud : le conseil des Anciens est favorable à Bonaparte. Séance orageuse au conseil des Cinq-cents-, le parti républicain propose de le décla-' rer hors la loi. Mais Bonaparte disperse le conseil par ses soldats et fait nommer deux commissions composées de ses partisans. La constitution directoriale est abolie, etje pouvoir suprême conHé à trois consuls : Bonaparte, Sieyès, et Roger-Ùucos. Les deux derniers sont remplacés un mois •près par Cambacérès et Lebrun. Bonaparte est premier consul.
HISTOIRE üMverselm:;.