L EMPIRE
Cependant cette victoire ne fut pas décisive; les défaites d’Oudinot à Orosbeeren, de Macdonald à Wahsltadt en Silésie, et de Vandamme à Culm en Bohême, forcèrent Napoléon à concentrer son armée près de Leipzig, pour empêcher les alliés de lui couper la retraite. Là fut livrée une grande bataille qui dura trois jours : le contingent saxon décida de l’issue en faveur des alliés, en passant de leur côté. L’armée française se replia vers le Rhin et le repassa, après avoir défait, près de Hanau, l’armée bavaroise, qui avait également fait défection. La bataille de Leipzig fut suivie de la dissolution de la Confédération du Rhin et de la suppression du royaume do Westphalie. La Hollande reprit son indépendance sous la dynastie héréditaire de la famille d’Orange. Murat lui-même entra dans la coalition contre la France. La Suède profita de ces circonstances pour forcer le Danemark à lui céder la Norvège. — Les alliés envahirent alors la France par tous les côtés à la fois. Schioarzenberg, à la tête de l’armée principale, entra par Bâle; Blucher passa le Rhin près de Coblentz, et Bülow se porta de la Hollande en Belgique ; pendant que Wellington passait les Pyrénées et marchait
de Blucher, et i'armoc du Nord, sous ceux de BernadoUe Napoléon avait à peine 400,000 hommes h leur opposer, üerniere grande victoire de Napoléon en Allemagne sous les murs de Dretde (i.1 août) ; mort de Moreau, qui était revenu d’Amérique et qui se trouvait dans le camp des alliés. Défaite des corps d’armée français dans diverses rencontres. Pour ne pas se voir couper la retraite, Napoléon est obligé do livrer la bataille de Leipzig (1b, 18 et 19 oct. 1813). Retraite de Napoléon; bataille de Hanau contre l’armée bavaroise, qui essaie de barrer la route aux Français. Napoléon ramène en France 70,000 hommes. Grande coalition européenne contre Napoléon. .Murat lui-môme y entre pour conserver le t’rône de Naples. Soulèvement (le toute l’Allemagne pour la guerre do l’indépendance. La Hollande se soulève également à l’approche des alliés : une insurrection éclate à Amsterdam et ouvre les portes de la ville h une armée prussienne commandée par Bulow (15 nov. 1813). Le prince (tOrange est rappelé et proclamé roi de Hollande (lardée ). Evacuation de la Hollande par les Français. Progrès de Wellington en Eepayne : il force le maréchal Soult à quitter le pays ; les Français ne conservent que la ville de Barcelone.
CtNPAGME DE 1 8 1 4. Intasiou de la F rance par les alliés. Chute de Napoléon. — Nouveaux armements de la France. Le Sénat accorde une levée de 300,000 hommes, opposition du Corps-Législatif, qui est dissous par Napoléon; Invasion de la France par les alliés, de quatre côtés à la fois : la grande armée, '
HISTOIRE UMVERSELLE.
sur Bordeaux. Le génie militaire de Napoléon se montra alors dans toute sa force. Il fit d'abord face à tous ses ennemis, attaqua tour à tour Schwarzenberg et Blucher, qu’il força plus d’une fois à reculer après des combats meurtriers. Cependant toute résistance finit par devenir inutile. Après les batailles de Laon et ÿ Arcis-su.r~Aube, les deux armées de Schwarzenberg et de Blucher firent leur jonction et marchèrent sur Paris. Napoléon se porta sur leurs derrières pour leur couper la retraite, espérant arrêter ainsi leur marche. Mais les alliés, qui savaient qu’à Paris un parti puissant était hostile à Napoléon, ne se laissèrent pas détourner de leur projet. Ils battirent Marmont et Mortier à la Fère-Champenoise, prirent d’assaut les hauteurs de Montmartre et entrèrent dans Paris. Le sénat présidé par Talleyrand prononça la déchéance de Napoléon et de sa famille. L’empereur abdiqua alors à Fontainebleau et reçut comme principauté Vile d'Elbe, dont la possession lui fut garantie par les alliés. Louis XVIIl remonta sur le trône de ses ancêtres et rétablit la royauté sur les ruines de l’empire.
commandée par Schtoarzenbtrg, entre par l’Alsace : Blucher passe le Rhin à Coblentz; Bulow pénètre dans la Belgique , et Wellington s’avance jusqu'à la Garonne. EiTorts dé^pérés de Napoléon. Il attaque Blucher et le défait à ^inJ-Pizifir à Brtenne. Victoire de Blucher à La Rolhiire llr fév. 181 4); :l (narçfie sur Paris en longeant la Marne. Victoire de Napoléon à Monitttirail ( 1 1 (év.). Conyrè» de Chatillon : les alliés otTrent la paix à Napoléon, un lui laissant la France avec les frontières du Rhin, des Alpes et des Pyrénées ; il rejette celte oITre. Conclusion de la Quadruple-Alliance, ù Chau- «nqn(, pour vingt ans entre l'Autriche, la Prusse, la Russie et l’Angleterre (I‘'mai). Victoire de Blucher a Laon (iO mars) et jonction de son armée avec celle de Schwarzenbergt Bataille d’Arcù-sur-l’Àube (23 mars). Les .\lliés marchent sur Paris. Napoléon conçoit le plan hardi d'opérer une diyersii^n en soulevant le peuple des campagnes et en coupant la retraite aux ennemis: il espère les voir renoncer au projet de marcher sur la capitale. Ifals appel aux armes ne trouve pas d’écho dans tes populations, qui qnt trop souffert de la guerre; les alliés, ÿa leur côté, ne se laissent pas arrêter. Combat sous les murs de Paris et prise de Montnrartre. La ville 80 rend par capitulation : entrée dos alliés (31 mars) ayant à leur tête l’cmjiçreur de Russie, le roi de Prusse et Schwarzenberg. Napoléon abdique en faveur de ^on dis; mais le Sénat prononce sa déchéance et celle de sa lafpiljp: pn luf laifif l’ilad’^lbp pp flpine souveraiAéM pyiec.une |ienfiion «nnitMiijpd^ débit mjtilipdifiJ .avril), pouie revient ,de l'èogleterre