‹ Cours complet d'histoire universelle à l'usage des collèges et des maisons d'éducationChapitre 71 sur 107 · I. — L’aLLEMAGNE et L’ITALIE. (<815-I8J · texte numérisé non relu

I. — L’aLLEMAGNE et L’ITALIE. (<815-I8J

La. sainte-alliance et le congrès d’aix-la-chapellb (1818). — Dans le -but d’asseoir sur des bases solides le nouvel ordre de choses créé par le Congrès de Vienne, les trois souverains de Russie, d’Autriche et de Prusse se réunirent et conclurent la sainte-alliance, par laquelle ils s’engageaient à gouverner d’après des principes chrétiens et à se prêter mutuellement secours et assistance, tant contre les agressions étrangères que contre les révoltes intérieures. Ils invitèrent tous les Etats chrétiens à y entrer. Mais les principes qui devaient en former la base n’étaient que vaguement énoncés, et d’ailleurs les parties contractantes n'avaient stipulé aucune garantie en faveur de l’indépendance de l’Eglise ; aussi aucune autre puissance n’adhéra à ce traité, qui demeura une 'Convention purement personnelle entre les trois monarques signataires. —

Wellington. Batailles de Ligny et de Quatr*-Bras (16 et 17 juin). Bataille de Waterloo ou de Belle- Alliance (18 juin). Seconde abdication de Napoléon (23 juin) ; il se livre aux Anglais ; il est conduit ë Sainte-Hélène où il arrive le ISoctobre. Sa mort chrétienne (5 mai 1821). Rentrée de Louis XVI II à Paris (9 juillet 1815) et seconde paix de Paris (20 novembre) : I" On retranchée la France l’agrandissement accordé par le premier traité (voyez p. 39.1). 2° Les alliés laissent pour cinq ans en France une armée de 150,000 hommes, qui doit être entretenue h ses frais et occuper les principales places fortes. 3° La France doit payer en outre 700 millions pour les frais de la guerre et rendre les chefs-d’œuvre de peinture et de sculpture enlevés par Napoléon dans les divers pays.

Développemente. — A consulter: Les ouvrages cités page 343, surtout ceux de i.éo et de Wachsmuth. Pauli, Histoire de l'Angleterre depuis les traites de Vienne (en allemand) Leipzig, 186T. Doellinger, l’Eglise et les églises (traduit de l’allemand). Tournai, 1862. De Gerlache, Histoire des Pays-Bas depuis 48ti jusqu'en 1830. Bruxelles, 3 vol. in-8. Nettement, Histoire de la Restauration. Cantu, Histoire universelle.

I. La Sainte- Alliance fut la conséquence des relations personnelles qui s’étaient établies entre les souverains d'Autriche, de Prusse et de Russie

HISTOIRE ÜNIVERSEIitK.

U U acte bien plus important sortit du Congrès cC Aixla-Chapelle. Louis XVIII désirait \ivement faire cesser l’occupation de la France par les armées alliées : ces réclamations et la nécessité de consacrer par une déclaration solennelle et unanime le système politique de l’Europe créé par le Cfongrès de Vienne et confirmé par la seconde paix de Paris, décidèrent la réunion de ce nouveau congrès, auquel prirent part les plénipotentiaires de l’Autriche, de la France, de la Prusse, de. l’Angleterre et de la Russie : le roi de Prusse et les empereurs d’Autriche et de Russie y assistèrent en personne. Après avoir décidé l’évacuation de la France par les troupes alliées et la remise du reste des contributions de guerre fixées dans la seconde paix de Paris, les cinq grandes puissances s’engagèrent à observer strictement le droit des gens, à veiller au maintien des dispositions politiques et des divisions territoriales arrêtées au congrès de Vienne ainsi que de la paix générale en Europe, et à décider toutes les grandes questions politiques , d’un commun accord, dans des congrès convoqués à cet efifet. L’Europe fut ainsi placée sous la sauvegarde des cinq grandes puissances, et le principe à' intervention fut de nouveau reconnu comme la base

pendant la guerre contre Napoléon ; les intentions de ces princes étaient sans doute bonnes, mais la divergence de religion chez eux ne permit pas d’arriver b un résultat plus précis, ni ë un rapprochement plus étroit; aussi l’Angleterre et le pape Pie VII r^Iusèrent-ils d’entrer dans cette ligue : la première puissance craignait d'étrc obligée de sacrifier sa politique mercantile ; et le Souverain-Pontile ne trouvait pas assez de garanties pour l’indépendance de l'Eglise. Du reste la Sainte- Alliance se translornia en une ligue politique entre les cinq grandes puissances européennes, au Congrèe d'Aixla-Chapelle ,'l’an 18t8). Voici les principaux passages de la déclarai ion publiée par ce congrès : < L’étroite union dés monarques, qui, guidés par leurs principes et par l’intérêt de leurs peuples, ont sanctionné le système politique formulé par le congrès de Vienne et le second traité de Paris, offre h l’Europe une garantie sacrée de paix et de tranquillité. — Le but de cette union est simple, utile et grand, car elle ne tend ni ë opérer les changements politiques, ni ë troubier les relations des puissances sanctionnées par les traités existants. Elle veut le maintien de la paix et des traités qui l’ont établie et sanctionnée. — Les souverains reconnaissent comme base de leur alliance la résolution inébranlable de ne jamais s’écarter des principes du droit des gens, ni dans les affaires qui les concernent réciproque-

l’europe jusqu’en 1630.

de l’ordre politique européen : ce principe resta en vigueur jusqu’à la révolution de 1830, qui inaugura une politique •nouvelle.

Les mouvements révolutionnaires en Allemagne. La

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