L* D» CHARLBS-QUINT EN ESPAGNE
— “ Charles- Quint rencontra une forte opposition dans les Etats des royaumes à' Aragon et do Castille, qui voulaient kii refuser le titre de roi, du vivant de Jeanne-la^FoUe, sa mère. Il prit cependant le titre de roi d’Espagne, dès qu’il fut élu empereur d’Allemagne, et ce titre ne lui fut plus côntesté. Ayant été élevé dans les Pays-Bas, Charies- Quint emmena avec lui en Espagne son précepteur, le cardinal Adrien d'Vtrecht, et lui confia la régence de la Castille, lorsqu’il dot lui-méme se rendre en Allemagne. Cet acte mécontenta Ximenès et les Castillans. Une révolution éclata dans la Castille ; les villes de cette province conclurent entr’elles une alliance connue sous le nom de Sainte- Ligue. Mais leurs troupes furent défaites par l’armée royale qui se composait surtout de la noblesse du pays ; le roi étant revenu en Espagne, les traita avec une grande générosité. La conquête du Mexique par Oortez et celle du Pérou par Pizarre donnèrent un nouvel élan au commerce de l’Espagne. Cependant les fréquentes absences de Char-
réfutation dea fausses accusations formulées contre l’Inquisition dans Pouvrage de Héfelé, 1» cardinal Xtmenéi). — Découverte de l’Amérique (voyez chap. IV). Mort d’/*abelle de Caslille{lSOi). Phili/ipc-le- Beau, nommé régent, mourut deux ans plus tard (l’an 1506) ; Ferdinand prit alors le gouvernement de la Castille et le partagea avec Ximenès, qui en fut chargé seul après la mort de Ferdinand (l’an 15 ) 0 ) Chartee-Quint. fils de Pbilippele-Beau et de Jeanne-la-Folle, monte sur le trOne d’Espagne.
A la mort de Ferdinand (l’an 1616), les Etats d'Aragon et de Castille ne voulurent reconnaître Charles-Quint que comme régent; le cardinal Ximenès prit les rênes du gouvernement en Castille. Charles y avait envoyé son ancien précepteur, le cardinal Adrien (TUlrecht, avec lequel .Ximenès dut partager le pouvoir. Charles-Quint arrive en Esp.sgne (l’an 1717) et congédie .Ximenès. Nouvelle op|)ositioo des États; Charles-Quint prend le titre de roi d’Espagne lors de son élection à l’empire (l’an 1519). Son départ pour l’Allemagne (l’an 1520) : il donne la régence de Castille U Adrien d’ütrecht. Mécontentement des Castillans. Une révolte éclate à Tolède : un jeune noble, Jean de Padilla, se met ii la tête des mécontents. Toutes les grandes
les-Quint, ainsi que ses guerres contre François I*'' et les protestants d’Allemagne , * provoquèrent de nombreuses réclamations de la^part des Etats d’Aragon et de Castille. La noblesse de ce dernier royaume, convoqué à Tolède, refusa au roi les subsides qu’il réclamait pour subvenir aux frais de la guerre contre la France et contre les Turcs. Cette opposition détermina Charles-Quint à ne plus convoquer les Cortès ; il les remplaça par une assemblée composée de trente-six députés, deux de chacune des grandes villes de la Castille. La noblesse ne siégea pas dans ces assemblées et vit ainsi son influence diminuer considérablement. Les Espagnols saluèrent avec joie l’abdication de Charles-Quint et l’avénement de Philippe II, parce que le nouveau roi venait Axer sa résidence en Espagne, où il avait passé sa jeunesse, et qu’il était espagnol par les moeurs et le caractère.
villes de la Castille preunent part au mouvement et concluent la Sainte- /.iV/ue(ran 1520). La noblesse castillane irritée de voir ses privilèges attaqués par les villes, se n>nge du côté du roi. La guerre dure deux ans et se termine par la défaite des révoltés (l'an 1520). Retour de Charles-Quint; il ne fuit punir qu'un petit nombre des plus coupables et publie une amnistie générale. — Conquête du Mexique parCortez (l’an 1521); conquête du rérou et du Chili par Pizarre (1529- 1535) : grand développement du commerce espagnol (voyez chap. IV). Expédition de Charles-Quint contre Alger et Tunisj'oyez plus haut, page 02). Guerres contre la France. Embarras financiers de Charles-Quint : il ne peut faire face aux frais de ces expéditions. Les Cortès de Castille sont convoqués h Tolède (l’an 1 538); elles refusent de voter le subside qui leur est demandé, sous forme d’un impôt général 5 prélever sur les marchandises et désigné par le nom d’assises. L’assemblée est congédiée, et des lors la noblesse n’est plus convoquée aux Cortès. Abdication de Charles-Quint (l’an 1550). Sa retraite au monastère de Vust. Il mourut deux ans après (le 21 septembre, 1658).
l’orient.