‹ Cours complet de grammaire latineChapitre 162 sur 220 · DIRECTES · texte numérisé non relu

DIRECTES

Les principaux adverbes interrogatifs sont ne, qui se place toujours après un mot, num, ulrùm, an, annon et nonne.- L’emploi de ces adverbes est déterminé par les règles suivantes :

Règle 1. — Dixine? — Dixuti.

Quand on interroge sans négation, on se sert de ne, qui se place après le premier mol, ou de num qui se place avant, et la réponse se fait en répétant le verbe de l’inlerrogalion. Exemples :

Dixine? l’ai-je dit ou est-ce-que je l’ai dit? — Dixisli, oui (mot à mot, vous l’avez dit).

Num dormis? dormez-vous? — Non dormio, non (mot à mot, je ne dors pas).

Remarques. I. On emploie ne lorsqu’on attend une réponse affirmative, et num lorsqu’on attend une réponse négative.

II. On peut, au lieu de répéter le verbe de l’interrogation, se servir, lorsque la réponse est affirmative, de l’un des adverbes ito, ainsi, etiam, précisément, scüicel, à savoir, sans doute, maximè , le plus, tout à fait, et, lorsque la réponse est négative, de l’adverbe minimè, pas du tout, ou de non, non. Exemples :

Fraierne ? — Ita (sous-entendu est), Tér., est-ce mon frère? — Oui (mot à mot, il en est ainsi).

Num peccamus? — Minimè (sous-entendu peccamus), Cic., est-ce que nous sommes en faute? — Non (mot à mot, nous ne sommes pas du tout en faute).

SYNTAXE DE SUBORDINATION

Règle 2. — Nonne dlil? — Dlxlsti.

Quand on interroge avec négation , on met en latin nonne devant le premier mot. Exemples :

Nonne diœi? — Dixisti, ne l’ai-je pas dit? — Oui (mot à mot, vous l’avez dit).

Nonne vidisli? — Non vidi, ne l’avez-vous pas vu? — Non (mot à mot, je ne l’ai pas vu).

Règle 3. — Vtrùm on vealrn, an nostra eulpa estt

Quand l’inlerropaiion se compose de deux membres de phrase qui présentent une alternative, on met devant le premier membre de phrase l’adverbe ulvùm (laquelle des deux choses), et devant le second membre l’adverbe an (qui répond alors au français ou). Exemple :

Utrùm ea veslra, an nostra eulpa est? Cic., est-ce votre faute, ou la nôtre?

Remarques. 1. Au lieu de uirùm, on peut aussi mettre ne au premier membre. Exemple ;

Isne est quem quæro, annon? Ter., est-ce celui que je cherche, ou non?

II. L’adverbe interrogatif an et son composé négatif annon ne s’emploient bien que pour annoncer la seconde partie d’une alternative. Ainsi l’on ne dira pas ; An dixi? l’ai-je dit? annon dixi? ne l’ai-je pas dit? mais, s’il n’y a pas une première interrogation qui précède, il faudra dire : Dixine? nonne dixi?

Règle 4. — Qais te redemtt? — Jésus Chrlstns.

Quand l’interrogation se fait au moyen d’un adjectif interrogatif et non d’un adverbe, le nom par lequel on répond se met au même cas que celui de la demande. Exemples :

Quis te redemit? — Jésus Christus (sous-entendu redemit), qui vous a racheté? — Jésus-Christ.

Quem miseret pigyorum? — Neminem (sous-entendu miseret), qui a pitié des paresseux? — Personne.

Remarques. I. Le verbe de l’interrogation est toujours sous-entendu dans la réponse.

IL Avec les verbes unipersonnels est, refert, interest, dans le cas où la réponse se ferait en français par un pronom, on suit la règle des verbes unipersonnels (§ 335, 347). Exemples :

Cujusnam interest? — Meâ (sous-entendu interest), à qui importe-t-il? — A moi.

Cujus est loqui? — Twitm ( sous-entendu est)} ^ <!“> appartient-il de parler? — Avoua.

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