‹ Cours complet de grammaire latineChapitre 2 sur 220 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

m’honorer, m’ont permis de communiquer mon projet de triple grammaire h deu.x personnes dont l’autorité en ces matières ne saurait être contestée ; et comme il s’est trouvé qu’elles avaient nourri autrefois un projet semblable (tant son utilité les avait frappées), non-seulement elles m’ont approuvé et encouragé, mais elles m’ont puissamment secondé dans mon travail.

M. Alexandre, inspecteur général de l’Université, membre de l’Institut, avait réuni et classé depuis longtemps sur ce sujet des matériaux importants; renonçant à en faire usage pour lui-même, il me les a généreusement abandonnés, et, ce dont je lui suis plus reconnaissant encore, il a bien voulu mettre à ma disposition ses conseils et ses lumières. Je lui ai soumis mes hésitations, mes doutes, mes embarras de rédaction, et j’ai trouvé en lui une bonté égale à sa science.

M. Perron, ancien professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Besançon, m’est venu en aide à son tour. M. Perron avait adressé à l’Académie française, il y a quelques années, un mémoire accueilli avec une faveur bien méritée, sur les contradictions que l’on regrette de trouver dans nos meilleures grammaires ; il avait même rédigé, dans des conditions presque officielles, une nouvelle grammaire française, qui devait servir de base à une grammaire latine et h une grammaire grecque conçues dans le même système. Non-seulement M. Perron a bien voulu me communiquer ses idées, qui ont plus d’une fois rectifié les mieimes, mais il m’a permis de faire à son travadi des emprunts qui ne seront pas la moindre recommandation du mien.

Les idées de ces deux savants humanistes s’étant trouvées d’accord sur presque tous les points, et les miennes s’y étant conformées sans effort, ou au besoin s’étant glissées entre elles pour les rapprocher, les trois grammaires que je publie sont entièrement rédigées sur le même plan; même nomenclature, mêmes classifications, mêmes principes de syntaxe. La grammaire française conduit naturellement, et par une transition presque insensible, à la grammaire latine, et la grammaire latine à la grammarre grecque ; mais je me suis bien gardé, même pour arriver à cette unité si désirable, de faire violence au génie d’aucune des trois langues : constater et faire ressortir leurs divergences n’était pas moins utile que de constater et faire ressortir leurs analogies, qui sont si nombreuses. Je n’ai pas non plus tenté à plaisir des innovations, toujours dangereuses quand elles ne sont pas nécessaires ; mais je me suis appuyé sur les principes le plus universellement reconnus et j’en ai déduit les conséquences.

Ces trois grammaires, avec leurs abrégés, répondent à tous les besoins ded’enseignement dans nos lycées et dans nos écoles. L’abrégé français s’accorde avec les programmes des classes préparatoires, qm ne sont autre chose que l’enseignement primaire des lycées et des collèges ; ü peut par conséquent servir aussi aux écoles primaires ; l’abrégé latin est destiné aux •classes de huitième, de septième et de sixième; l’abrégé grec, aux classes de sixième et de cinquième. Ijes grammaires complètes renferment toutes •les notions nécessaires aux classes plus avancées. J’ai fait de mon mieux pour être utile; le public appréciera.

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