MÉRITER DE OU QUE
Règle. — Dis»»» est qui imperet.
580. La locution française mérilcr de, et la locnfinn analogue être digne de, suivies d’un infinitif, se rendent en latin par dignus sum, je suis digne, avec le relatif qui, qiur, quod, et le subjonctif. Exemple :
Il mérite de commander, dignus est qui imperet, Cic.
Remarques. I. Dans cette tournure, le relatif qui tient la place de ut ille, comme s’il y avait dirjnus est ut ille imperet, bien quel’usa^o ne permette pas de faire suivre dignus de la conjonction ut.
II. De même que la locution mériter de se rend en latin par dignus sum avec qui, la locution mériter que se rend par dignus sum &vec un autre cas du relatif. Exemples :
Ils méritaient que je plaidasse leur cause, digni erant, quorum (pour ut eorum) causam agerem.
Il méritait qu’ils lui confiassent leurs enfants, dignus erat oui (po ir ut illi) liberos suos committerent, Tér.
Hommes qui méritent qu’on discute avec eux, hothines digni quibuscum (pour ut cumeis) disseratur, Cic.
Vous méritez que je vous honore, digni eslis quos (pour ut vos) colam.
III. Toutes ces tournures supposent, après le verbe mériter, un pronom personnel qui peut se remplacer par un relatif. S’il n’y avait pas de pronom personnel, on tournerait par propter queni, pour lequel, ou cujus causa, à cause duquel. Exemple :
Il mérite que j’apisse ainsi (tournez, il est digne pour qui ou à cause de qui j’agisse ainsi), dignus est propter quem ou cujus causa sic agam.
IV. La locution française ne pas mériter de se tourne en latin par indignas sum, je suis indigne, qui se construit de la même manière que dignus sum. Exemple :
Ils ne méritaient pas d’obtenir, indigni erant qui impetrarent, Gic.