SAVOIR
Règle 1. — VIncere scis, Annibal.
581. Le verbe savoir, suivi d’un infinitif en français, se rend en latin par scire, et ne pas savoir par nescire, suivi également de l’infinitif. Exemples :
Annibal, tu sais vaincre, tu ne sais pas profiter de la victoire, vincere sets, Annibal, Victoria uiincseis, ïite Live.
IlUOTISMES.
Remarque. Néanmoins, quand le verbe savoir n’ajoute rien au sens, il vaut mieux ne pas le rendre en latin. Exemple :
J’ai su saisir la première occasion, proximam arripui occasionem, Sén.
Règle 2. — Lœtari non posauni.
582. Je ne saurais, signiOant je ne pourrais, je ne puis, se rend en latin par non possum, avec l’infiiiilif. Exemple :
Je ne saurais (tournez, je ne puis) me réjouir, lælari non possum.
Remarques. I. La locution française je ne saurais m’empêcher de, se tourne en latin par non possum non avec l’infinitif, ou non possum quin avec le subjonctif. Exemples :
Je ne saurais m’empêcher de parler, non possum non loqui (mol à mot, je ne puis pas ne pas parler), Gic.
Je ne saurais m’empêcher de m’écrier, non possum quin exclamcm (mot à mot, je ne puis pas ou je ne puis faire en sorte que je ne m’écrie), Cic.
II. Les locutions françaises vous ne sauriez croire, on ne saurait croire, se tournent en latin par vix credas ou vix credideris, vous croiriez à peine; on ne saurait dire, par vix dicas, vous diriez à peine, etc. Exemple:
Vous ne sauriez croire combien il fut touché de cette nouvelle, vix credas quantum eo nuntio commotus f uerit.
Règle 3. — Koo Id qnantùm âmes.
583. Les locutions françaises desavoir, pour savoir, dans les phrases qui expriment l’interrogation ou le doute, ne se rendent pas en latin. Exemples :
Il ne s’agit pas de savoir combien vous aimez, non id agitur quantum âmes, Cic.
Les matelots se disputaient pour savoir qui tiendrait le gouvernail, nautæ cerlabanl quis eorum gubernaret, Cic.