Je termine ce chapitre comme chaque Indien
commence son livre : Bénit soit celui qui inventa l'écriture.
3. Maudit soit le jour qui l’a vu naître et le sein qui t’a nourri, monstre !
4. L’athénien Iphicrate disait : Les soldats pillards et amis du, plaisirs sont les meilleurs. Le général Fischer ajouta : oui, les meilleurs. . . vagabonds!
5. On a quelquefois trouvé dans l’intérieur d’une dent d’éléphant une balle de fer que l’on n’apercevait qu’après avoir scié l’ivoire.
6. Certes, mes frères, qui a inventé le vin, a découvert le plus beau pays.
7. Quand M. Couplet eut enfin indiqué de nouvelles sources à la ville de Coulanges qui, par manque d’eau, éteignait les incendies avec du vin, on sonna les cloches, les enfants se baignaient, les aveugles se plongeaient dans cette eau nouvelle pour eux.
8. Deux des plus célèbres élèves de Phidias, Alcamènes et Agoracrite, avaientconcurremment travaillé
* à une statue de Vénus. L’un était d’Athènes et l’autre deParos5 et, comme les Athéniens préférèrent, peutêtre avec partialité, la statue de leur compatriote, Agoracrite transforma la sienne en Némésis et la consacra, non pas à Athènes, mais à Rhamnonte.
9. Quand Charles I", roi d’Angleterre parut devant ses juges, la pomme d’or de la canne qu’il portait, tomba. Accoutumé, en pareille circonstance, à voir chacun lui témoigner de l’empressement, il
parut chercher des yeux autour de lui et attendre que quelqu’un lui rendît, pour cette fois encore, ce petit service; mais personne ne bougea, il dut se baisser pour ramasser la pomme.
10. Plu.s l’éducation laisse de liberté à l’enfant, plus l'enfant a de franchise. C’est ainsi que tous les peuples et tous les temps amis de la vérité, depuis les Germains ju.squ’aux Bretons, furent librés. La Chine, si menteuse, est une prison, et wmanizare signifia mentir, quand les Romains furent esclaves.
11. Quand Alexandre, dans son expédition contre la Perse, arriva à Gordium, ville de Phrygie, on lui montra un char autour duquel était enlacé et noué un lien d’écorces de cornouiller que personne n’avait pu dénouer, quoiqu’une tradition promit l'empire du monde à celui qui le dénouerait. Alexandre le coupa avec son glaive, dénouant ainsi tout à 1a fois et le nœud et l’énigme.
12. Pour se convaincre de .son origine divine et pour en convaincre d’autres, Phaéton, pàr beaucoup « de prières, obtint la permis.sion de conduire pendant un jour les chevaux de son père. Mais ils s’emportèrent avec lui. Lorsqu’ils approchèrent du scorpion céleste, le jeune homme épouvanté, laissa tomber les rênes. Les coursiers vinrent si près de la terre, qu’elle aurait été brûlée, si Jupiter n’avait lancé sa foudre qui tua Phaéton et brisa le char.
13. La Suévie était divisée en deux parties par une longue chaîne de montagnes. Parmi les Suèves qui
habitaient au delà de cette chaîne, se trouvaient les Ariens. Ces derniers avaient des boucliers noirs» ils se peignaient le corps, et choisissaient la nuil pour combattre. Aucun de leurs ennemis ne pouvait soutenir l’aspect terrible de leurs armées.
\k. Les Germains ont battu ou fait prisonniers les consuls Carbon, Cassius, Scaurus Aurélius, Servilius Cépion et Marcus Manlius, exterminé à la république les cinq armées qu’ils commandaient, et à l’empereur, Varus avec ses trois légions 5 et ce n’a pas été sans faire éprouver de perles à leurs ennemis qu’ils ont été vaincus par Caius Marius en Italie, parle grand Jules César en Gaule, par Drusus Néron et par Germanicus dans leur propre pays.
l5. Jamais, avant Jupiter, les mains des laboureurs ne cultivèrent les champs j ni bornes, ni enclos ne séparaient le vaste héritage commun. Tous gagnaient pour tous à la fois, et la terre, sans qu’on exigeât rien, s’empressait de produire tout d’elle-môme avec plus de libéralité. Jupiter donna aux noirs serpents le poison qui les gonfle, destina les loups afîamés au brigandage, et souleva les mers. Il secoua le miel qui couvrait les branches, nous déroba le feu et arrêta le vin qui courait de tous côtés en ruisseaux sinueux, afin que l’expérience et la réflexion créassent peu à peu avec effort tes différents arts, fissent sortir du sillon les épis du froment et jaillir des veines du caillou le feu qu’elles renferment.
1. Quand la Suède, sous Chai les XII, eut envoyé tous les hommes à la gloire, les femmes devinrent maîtres de postes, laboureurs, et directeurs d’établissements publics.
2. L’Europe d’aujourd’hui est sortie deminorité en prenant possession du riche héritage intellectuel que la Grèce et Rome nous avaient laissé.
3. Démocrite, qui avait prédit le jour de sa mort et qui voulait que sa sœur absente qui n’avait pu venir plus tôt auprès de lui, eût encore le plaisir de l’entretenir, prolongea sa vie durant trois jours en respirant l'odeur du pain, et mourut ensuite dans ses bras.
4. La doctrine de la métempsycose, qui avait cours en Égypte, dès l’antiquité la plus reculée, et qui maintenant encore est adoptée en Orient par toutes les races indiennes, avait aussi été propagée en Europe par Pylhagore.
5. La déesse Occasion était représentée avec des lioucles de cheveux sur le devant de la tête, et chauve par derrière. Les sages anciens lui avaient donné le repentir pour compagnon.
G. Sisyphe, qui après sa mort fut condamné à roujer au sommet d’une haute montagne un énorme rocher qui lui échappait toujours, est connu de tous les lecteurs de l’Odyssée. 11 avait régné à Corinthe.
1. Plût à Dieu qu’il n’y eût pas d’esprits inquiets dans toute l'Ailcmagne.
2. Ah ! puissiez- vous le comprendre I puissent les écailles tomber de vos yeux !
3. Ah! puissé-je être toujours libre des chaînes de ce monde si plein de confusion !
4. Il serait également mauvais pour la terre qu’il n’y eût que des Allemands et qu’il n’y en eût pas du tout. Aucun peuple n’en remplace un autre.
5. Bonheur! qu’entendent les hommes par ce mot? et à quoi donc leurs rêves, si l’on pouvait l’atteindre dans la réalité !
6. Les anciens croyaient que le séjour sous les cyprès avait une vertu curative et fortiflante.
7. O puissé-je, changeant toute ma vie passée, la rejeter loin de moi comme un vêtement.
8 Combien de fois n’avons-nous pas examiné cette question dans nos entretiens, qu’un éloge qu’on entend vaut mieux que celui qu’on lit ou qu’on pense.
9. L’usage voulait qu’on se rendit sur le terrain avant l'heure fixée, pour donner à entendre que loin de craindre le combat on le désirait.