‹ Cours complet de langue universelleChapitre 23 sur 87 · I INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

I INTRODUCTION. XXXIX

les esprits les plus paresseux ou les moins observateurs à la distinction des nuances les plus délicates. Et non seulement elle favorise le jagement, mais encore, comme on le voit, elle offre à Timagination les matériaux de notre pensée avec une profusion qui enrichira les intelligences les plus pauvres

Un autre effet de notre analyse est de faire parvenir tous les esprits à la connaissance des mots, en conduisant par les mêmes sentiers ; il doit en résulter plus de conformité dans les images que les mots représentent au souvenir des individus, et partant moins d'occasions de malendu et moins de sources d'erreur. Dans Tétat actuel de la linguistique, un mot inconnu surgit au milieu d'une phrase : expliqué par le sens complet de celte phrase ou par le sentiment qui la domine, il conserve trop souvent dans notre esprit cette empreinte originelle; alors d'accidentelle que telle ou telle acception devait être, elle devient pour nous définitive; elle fausse notre jugement; elle cause nos dissentiments avec d'autres personnes qui, ayant fait connaissance avec ce terme dans des ^circonstances toutes différentes, y attachent, à notre insu, un sens ou un sentiment tout opposé.

Sans énumérer les autres avantages qu'offre la Langue analytique pour l'étude de la Langue maternelle, examinons ceux qui doivent se rencontrer pour l'étude des Langues étrangères.

Si Ton suppose qu'on soit entièrement familier avec l'analyse de sa propre Langue, de telle sorte qu'on puisse lire un ouvrage analysé comme s'il reproduisait réellement les mots de cette langue, et si l'on veut étudier une Langue étrangère ; en lisant avec attention la transformation analytique des ouvrages écrits dans cet idiome, en quelques jours on connaîtra ses formes usuelles, ses constructions, ses idiotismes même, son génie, celui de ses auteurs, enGn tout ce qui le concerne et qui n'est pas un effet des sons et de la prononciation.

A cette'supériorité que nous aurons sur tout autre étudiant qui ne saurait pas manier la Langue analytique, vient bientôt s'en joindre une nouvelle non moins digne de tout notre intérêt. À peine sommes-nous initiés aux premiers éléments d'une Langue étran-

XL ÏXTÏIODUCTION.

gère que déjà, son analyse, comme un miroir fidèle, en nous re'^ iraçanl toutes les circonstances ou grammaticales ou radicales d'un mot, nous aide à le retrouvera Cet exercice simplifie singulière* ment les efforts de la mémoire, puisque celle-ci trouve dans l'analyse comme un conseiller qui lui rappelle sans cesse ce qu'elle devrait chercher péniblement, et ne lui laisse d'indécision que pour la partie toute vocale.

Le même avantage se continue pendant tout le temps qu'on se livre au travail des Langues, et quelque avancé qu'on soit dans cette étude. Qu'un latiniste ouvre un Cicéron ou un Virgile analysé : en reproduisant de vive voix tous les mots qui constituent les phrases, il acquiert en peu de temps l'habitude de reproduire les formes et le style de l'écrivain ; et, s'il parvient à lire ces auteurs^ transformés par l'analyse, aiussi couramment qu'il ferait pour un morceau tiré de sa propre langue analysée, nul doute qu'il ne puisse à l'occasion imiter d'une manière irréprochable et dans leur langue le cachet de ces grands modèles.

Nous avons fait nous-même sur le grec, le latin et plusieurs langues vivantes^ l'épreuve de ce que nous avançons, et nous sommes frappés des avantages qu'on peut retirer de ce mode d'études. La poésie surtout, à cause de ses exigences de cadence et de rythme^ nous montre, comme du doigt, le mot que cherche notre esprit, et nous habitue à toutes les richesses de la synonimie.

La langue analytique ou universelle est donc en réalité une langue intermédiaire qui nous ouvrira non seulement les trésors de toutes les littératures, sans nous obliger à parler les langues de leurs divers écrivains ; mais encore qui nous servira de méthode générale pour parvenir rapidement à la connaissance pratique des différents idiomes et pour les parler aussi facilement que notre langue maternelle.

Nous touchons maintenant à la solution d'un des problèmes les plus compliqués de notre époque : celui de l'instruction de la jeunesse. Les bornes de cet ouvrage ne nous permettent pas de nous étendre sur ce sujet si importanlr : il suffit d'indiquer aux esprits conséquents quelle ressource on peut tirer d'une langue qui a sa

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Wse dans l'école primaire (y analyse grammaticale) ; .qui offre une théorie sûre pour faire comprendre, étudier et perfectionner la langue maternelle ; qui livrera, en quelques mois, à rinlelligence <1ps jeunes gens toutes les richesses des littératures mortes ou vivantes ; enfin qui les fdrmera plus facilement, plus promptement et |)lus sûrement à écrire ou à parler les langues mortes ou vivantes.

ATantaipes 4e la l^angrae analytique ou universelle pour les

Bomenelatures seientifiques*»

L'utilité de la Langue analytique ou universelle pour les nomenclatures scientifiques est plus facile à saisir, si non plus assurée, que pour Tétude des Langues. Efi elfet, ces nomenclatures sont «lujourd'hui, pour certaines sciences, parvenues à un tel point de complication que les savants eux-mêmes ont de la peine à se reconnaître au milieu du matériel qui encombre les objets de leurs études. Les nouvelles découvertes prennent rang à côté des anciennes, sans aucun égard pour l'ensemble de la sîence; chaque i»avant adopte une nomenclature & lui, el l'étudiant effrayé recule à l'entrée d'une carrière qui doit fatiguer sa mémoire avant d'intéresser son jugement. La zoologie, la botanique et bientôt la minéralogie sont surchargées par cet amas confus de noms empruntés au hasard des découvertes, aux lieux, aux peuples, aux individus même, et qui varient suivant les nomenclateurs.

La Langue analytique apporte Tordre au milieu de ces éléments, bien distincts pour la science, mais qui n'offrent encore qu'un chaos pour leur désignation.

En voici quelques exemples tirés de la zoologie, que Guvier a si bien éclairée par la lumière de son génie observateur et méthodique :

Soit proposé de classer l'animal nommé par certains naturalistes pétronizon rouge. Il est permis aux hommes du monde, et peut-

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être même à des hommes de science, d'ignorer qu'il s'agit d'un animai ; mais pour nous qui l'avons sous les yeux pour le classer, nous le distinguerons immédiatement des végétaux (e), ou des mlnéraux (y), en l'analysant ainsi :

Le pétronizon rouge est un animal («), il présente les caractères des poissons (v), parmi ceux-ci il se range avec le cyclosostome {6)^ âu milieu des ammocètes (c), et parmi eux il se dislingue du lamprillon, etc. (i) ; soit avsci. Si nos connaissances zoologiques ne vont pas plus loin que les classes, au moins saurons-nous qu'il s'agit d'une espèce de poisson (ocv) ; et si, par hasard, nous avons entendu parler de la lamproie de rivière (av8d), nous aurons déjà une ana~ logie dans la désignation de l'ordre, etc.

De même un seul radical, celui de chat par exemple («boje), unt> fois connu et analysé, nous permettra de ne pas faire ces faute» grossières que Boileau reprochait à Pradon (1) : car tout animal est caractérisé par l'initiale (œ) ; qu'on nous cite un physétère (espèce de cachalot) sous le nom de obi^tu : il sera pour nous non seulement un animal (a), mais un mammifère (b) ; soit ob ; un glossophage (espèce de chéiroptère), dont le nom est abofy, nous indiquera un mammifère (ab), carnassier (o) : soit «bo ; un ocelot, dont le nom est abojy, nous fera connaître toute son analogie avec le caractère distinctif du chat, puisque nous voyons en lui un carnassier (abo), appartenant au genre chat (j), mais formant une espèce à part (y).

Nous pourrions citer des milliers d'exemples semblables, à l'aide de notre dictionnaire ; mais ceux-ci donnent une idée suffisante de ce qu'on peut attendre de cette nomenclature et de celles qui s'appliquent semblaUement aux végétaux, aux minéraux,. et qui perfectionneraient même la nomenclature chimique.

Une fois la case ouverte pour une espèce d'animal ou pour un objet quelconque, toutes les découvertes, toutes les inventions peuvent être classées et rangées dans la catégorie qui renferme des êtres semblables ; la limite des noms, d'après notre disposition,

(1) Grand mot que Pradon prend pour terme de cbimier

TNTRODUCTION. XllU

tii'cst autre chose qoe la limite des noinbres qui n'est pas assignable. "Cette observation nous conduit naturellement à Tune des plus curieuses applications de la Langue analytique.

Sjfstème de numération parlée d'après la Langue universelle.

Tous les mathématiciens qui ont traité les nomenclatures des nombres, soit pour les écrire, soit pour les énoncer, ont constaté Bvec raison l'infériorité de la nomenclature parlée sur celle de l'écriture. Une simple convention donne aux chiffres, en allant de droite À gauche, une valeur de dix en dix fois plus fortes tandis que pour énoncer les nombres, nous sommes contraints d'imaginer des noms nouveaux, d'abord pour les trois premiers chiffres et ensuite pour chaque série de trois chiffres.

De cette imperfection dans la lecture des nombres il devait résuN -ter des inconvénients que notre perfectionnement va faire disparaît re.

Pour nous le nombre est un adjectif déterminatif (p), indiquant le nombre cardinal (»)^ en sorte q^ie la préfixe p8 annonce un «ombre. Si à la saite de la voyelle t$ nous ajoutons successivement ies neuf voyelles radicales, nous composerons Iqs neuf premiers nombres : p»a, un; p8e, deux, etc.. ; pi5ca, neuf. Si maintenant J30U8 prenons pour dizaines les neuf consonnes radicales, nous fortnerons le nom de tous les nombres depuis dix jusqu'à cent, savoir : p8b8, dix, p»ba, onze.,.^, p»b&>^ dix-neuf; p8g», vingt... ; ...p^fcu, quatre-vingt-dix-neuf; pt5ahb, cent (la voyelle 8 et la consonne h représentent également zéro) ; opérant à partir de cette nouvelle voyelle (a), absolument <;omme nous avons fait d'abord, nous composerons tous les nombres et, cette fois, la nomenclature parlée n'aura rien à envier à l'écriture des nombres. En effet, au lieu de lire ainsi: 799^378 (sept cent quatre-vingt-dix-neuf mille trois cent ^olxante-dix-hnit), on dira pHccaficy : et comme, dans le calcul, on peut faire abstraction de la désignative pt5, ce nombre se réduira à Cttficy. Toute la numération parlée se trouve donc exprimée par les

XLIV INTRODUCTIOrî;

consonnes et les voyelles radicales qui correspondent aux chiffres, dans Tordre du tableau suivant :

123/1567890 aeiouaeywS bgdvjpctfh

Notre perfectionnement n'est pas, au reste, une amélioration sans portée sérieuse; il a même des conséquences tout k fait remarquables.

D'abord la difficulté, pour les enfants, de lire et d'écrire unt nombre disparaît complètement ; ensuite, il devient facile dé se rappeler un nombre, quelque embarrassant qu'il soit d'après l'ancienne numération : soit, en effet, le nombre 9,859,/i6^; (utufopo est assurément plus aisé à retenir que neuf millions huit cent cinquante-neuf mille quatre cent soixante-quatre; d'ailleurs, ce qu'il y a d'étrange dans ce mot nouveau disparaît quand on a étudié la Langue universelle ; car nos radicaui^ sont en réalité des nombres, d'après l'économie de nos procédés, et (utufopo est un radical que nous pouvons employer et qui offre ainsi une signification à notre esprit.

Les opérations de l'arithmétique s'effectuent de mémoire par ce procédé avec une facilité qui tient du prodige ; depuis trois ans que j'emploie pour mon compte cette méthode^ j'ai pu en constater les heureux résultats. Si l'on propose d'ajouter 7,982 à 3,568, ce cera C6>te qu'il faudra ajouter à dupy : en opérant sur dupy les additions successives indiquées par les lettres du mot Cote, et en commençant par la gauche^ on arrive rapidement au total en comptant ainsi de mémoire : ahupy, abopy, abuvy, abuj8. Ce dernier mot, auquel on arrive plus vite qu'il ne faut de temps pour l'écrire, est le total cherché, 11,550, comme on peut le vérifier.

La soustraction s'effectue de la même manière.

La multiplication a lieu à l'aide de produits partiels et de réductions qu'on pourrait appeler contractions : soit 5/i x 69 ; le 6 fournit deux produits partiels d8, ev, dont la contraction, dev, s'unit avec celle des deux autres produits partiels oj, da, ou ot«, de cette

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manière : deovla que Ton contracte ainsi davta, dsga. Ce dernier, 3,726, est le produit demandé. L'opération écrite, qui s'effectue d'ailleurs par les procédés connus, peut être ainsi remplacée par un calcul de mémoire, jusqu'au produit d'un nombre de quatre chiffres par un nombre de quatre chiffres, c'est-à-dire par un produit composé de huit chiffres, et elle est surtout d'une grande simplicité pour former les carrés.

Pour la division, opération assez compliquée, la mémoire ne permet guère de prendre plus d'un chiffre pour diviseur avec un dividende quelconque ; enfin les autres parties du calcul gagnent singulièrement par cette pratique mentale.

Appliquée à la géographie, la Langue analytique permettra de désigner les peuples, les pays, les villes et jusqu'aux villages, par des termes qui rappelleront la situation relative des lieux. Nous ne pouvons prétendre donner le dernier mot de toutes les innovations heureuses que notre système, doit introduire ; cependant nous entrevoyons pour la nomenclature géographique des avantages bien précieux : tout en laissant aux peuples et aux pays les noms qu'ils portent actuellement dans toutes les Langues, nous avons cru devoir leur ménager comme un nom de baptême qui nous les fait connaître plus intimement : ainsi yvep, radical de la France, indique un objet naturel (y), tel que la terre partagée artificiellement (v), dans cette partie continentale de l'Europe (e), qui est vers le milieu et qu'on appelle France (p), soit yvep. Yvi, indique les îles de l'Europe; yvo, l'Asie; yvu, les îles de l'Asie, etc., jusqu'à yv8, qui rereprésenle l'Océanie. De cette sorte, le nom d'un pays rappelle, par l'analyse, le lieu du globe où il est situé. Des conventions ultérieures établiront des divisions territoriales dans l'intérieur de chaque pays : si l'on partage la France par départements, en commençant par le nord et en allant ensuite du levant au couchant , yvepa représentera le département du Nord ; yvepe, Pas-de-Calais; yvepi, Ardennes, etc. .. Quant aux villes, serait-il difficile de leur assigner le nom que leur place détermine sur le globe, quand tous les points de la terre^ à l'aide de notre numération, peuvent être

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désignés par leurs degrés de longitude et de Iatitud« ? Si ces degré^^ entraient dabs la composition des noms, il deviendrait même possible d'évaluer approximativement, de mémoire et par une simplecomparaison dés mots,, la distance des villes entre elles, puisquenos radicaux sont des chiffres et que les soustractions s'effectuent facilement, comme nous l'avons montré tout à l'heure.

Comme la géographie, l'anatomie du corps humain, celle des ani-^ maux, la chirurgie, la médecine, ont des cadres distincts, et donneraient lieu à des considérations très développées.

Les arts et tous les accessoires de l'industrie soumis, dans leurimmense matériel, à une classification qui en distingue toutes les branches, et établit entre elles une corrélation rationnelle, peuvent ainsi être régularisés et puiser à cette source ignorée jusqu'ici un^ nouvel aliment qui favorisera leur essor et leurs progrès.

La vie civile pourrait au besoin revendiquer sa part dans ce mouvement : jusqu'ici la famille et la religion sont seules représentées sur les registres matricules de l'état civil ; ne pourrait-on joindre à ces deux noms indispensables celui qui constate la date de la naissance. De cette manière les enfants abandonnés par leurs parents,, auraient encore un nom assuré; les personnes ignorantes qui ont perdu de vue leur âge le retrouveraient môme dans leur nom, et les nombreuses circonstances où la date de la naissance est exigible rencontreraient une prompte satisfaction.

Il suffirait pour cela d'adopter notre système de numération. Lesmois étant caractérisés par les voyelles a, e, i, etc. ; alors un enfant né le 23 octobre 1867 s'appellerait gibsvs, de gi, 23 ; b8, octobre; ve, lil^ date de l'année, abstraction faite du siècle qui n'est utile (à cause de la durée ordinaire de la vie de l'homme qui atteint si rarement la centaine) que pour désigner ceux qui ne sont plus : auquel cas le nom gibsvs deviendrait gibsbyvs.

Nous aurions bien des choses h développer sur les poids et les*

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mesures, sur le système monétaire et sur tant d'autres études intéressantes ; mais nous ne voulons pas prolonger cette Introduction déjà étendue, quoique nous n'ayons fait qu'effleurer les parties que nous avons énumérées. Nous terminerons par quelques considérations sur la parenté qui emprunte de nous une précision qu'elle n'avait pas encore connue jusqu'ici.

En effet ces mots grand-père, grand'mère, bisaïeul, neveu, cousin, etc., sont loin de présenter une idée nette de la parenté. Chacun compte deux grands-pères, deux grand'mëres, quatre bisaïeux, autant de bisaïeules, etc.; sans remonter plus haut qu'aux bisaïeux des bisaïeux, nous trouvons un nombre de cent vingt-six personnes pouvant revendiquer leur part dans la filiation à laquelle nous devons la naissance. La parenté des oncles, neveux, cousins, etc., en remontant les générations, offre une plus grande indécision encore.

Sans prétendre suivre le mouvement incessant de la création (1), 1* homme ne se doit-il pas à lui-même d'embrasser la société dans sa inarche, et de perfectionner les éléments qui le conduisent à ce but. La Langue analytique nous en fournit le moyen :

Eg est une classe d'idées qui représente les rapports mutuels des individus (e), en ce qui concerne la parenté (g); voici maintenant comment les ordres suivants sont ménagés pour faire obtenir le résultat que nous cherchons : les voyelles et les consonnes correspondantes, de e à o ou de g à f, prennent la même signification, et, eu les faisant alterner, on leur fait représenter toutes les parentés possibles et même les alliances les plus éloignées.

Exemples: e i o u a e y &)

ougdvj p ctf

correspondent à père, fils, frère, mari, épouse, mère, fille, sœur ;

de sorte que ege est le père egy la fille, etc.;

or la consonne qui suivra et la voyelle dont nous ferons suivre celleci, etc., satisferont à toutes les conditions.

(1) Nous ne croyons pas que l'appréciation de ce mouvemeot soit impossible ; notre système ouvre une étude nouvelle dont on ne peut prévoir toutes les conséquences.

XLVin INI nODUCTlOX,

En effet, si nous désignons le bisaïeul père de la mère de notref père, le radical egece donnera cette explication ; ttindis (\Wcgzce nomme le bisaïeul père de la mère de notre mère,

et egege le bisaïeul père do père de notre père, etc. ; de m^m^egcvi désigne le cousin-germain issu d*on frère de notre père,. egefi id. d'une sœur id.

egtvi id. d'un frère de notre mère^

eg^fi id^ d'une sœur id.,etc.

Si nous partons d'un^ neveu qui est le mari de la &lle de notre sœur, le radical sera tegutu, tandis que egotu exprimerait la mêmeparenté du côté de notre frère. Le mot eg^gevydy est sans doute d'une certaine longueur, mais que penser de la parenté qu'il exprime? Il nous apprend que notre mère (ege) avait un père (g) qui lui-même avait un père (e), dont le frère (v) a eu une fille (y), dont le fils (d) a eu la fille (y) qui est notre cousine; ea d'autres termes, cette cousine est la fille du fils d'une mère dont le père était frère du père de notre grand' père du côté maternel.

Au reste, la prolongation du mot indique elle-même l'éloignemenli de la parenté ; mais aucune omission de détail ne laissant à désirer et ne pouvant nous induire en erreur, on comprend les nombreuse» occasions où cette analyse devra porter ses fruits.

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