‹ Cours complet de langue universelleChapitre 31 sur 87 · PARTICIPE · texte numérisé non relu

PARTICIPE

Pour analyser le participe il faut distinguer : io Son espèce;

2* Le substantif auquel il se rapporte; Z^ Sa fonction.

Le participe, comme appartenant au verbe, aura pour caractéris-^ tique la consonne longue qui correspond à la consonne du verbe, c'est-à-dire c.

Comme lui, il peut avoir un complément direct. S'il dérive d'un verbe neutre, il prend / après c : dormant, riant, cl — a. Dans les langues où ce participe s'accorderait comme l'adjectif en genre et en nombre avec les substantifs, il prendrait la finale de ces substantifs : les ronces dégouttantes^ roc — Tol cl — ra; acceptant ce présent^ c— a poe — e. A cette espèce de mots on peut rattacher des par-* ticipes qui expriment d'autres temps que le présent, tel serait : ^sr/TÉoc, u, ov, il faut montrer, c — sea c— sera, c — sesa; >u(rwv, >j(rou(ra, >u(rov, C — soa, c — sora, sosa. On y rattache aussi les formes de l'infinitif latin : amaturum^ amaturam esse^ c — soa, c — sora so > amaturumy amaturam fuisse^ c — soa, c — sora Su. Toutes ces conventions sont les conséquences de celles que nous avons déjà posées, puisque en analysant c — sore, par exemple, nous reconnaissons un participe ayant un complément (c) ; à un des temps de l'infinitif (s), exprimant le futur (o), au féminin (r), complément direct (e), ce que le latin traduit par soluturam et le grec par >v(7ouorav.

Le participe passé actif a en général dans les langues modernes une signification passive : loué^ aimé^ reçu^ etc., signifient : qui a été loué, qui a été aimé, qui a été reçu, etc. ; nous renvoyons donc pour cette espèce de participe à l'article suivant. Quant au participe qui, dans certaines langues, exprime ce que le latin rend par le participe présent : qui a ou qui avait aimé; outre le c, qui caractérise le participe, nous analysons par la finale de l'infinitif, suivie de celle du temps: cl — sia; ayant dormi (en un seul mot), et (en

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deux mots), csia cr— a. Comme il a le même emploi que Tadjectif, il prend la même finale que ce dernier, c'est-à-dire qu'il emprunte la finale du substantif auquel il se rapporte.

Le participe passif a, outre la caractéristique c, celle de la forme passive r; comme le précédent, il a des formes particulières en grec et en latin : >i»d)9(7d|x6voc, )iu6i](7opéyD, ^uOijo-d^Evov, ou solvendusy solvenda, soîvendum^ qui s'analyseront par cr — soa, cr — sora, cr — sosa; ).y06tç, "hjBsîtroLy IxjBévy cr — sia, cr — sira, cr — sisa; lekuiiivoç, >g)iu^évyj, ^e^ufAêvov, cr — sêa, cr — sêra, cr — sêsa.

Il fournit aussi ces formes du futur usité en latin : amandum tri, devoir être aiméy qui se traduisent par cr —sa ros ; et amandum fuisse^ cr — sa rws, avoir dû être aimé,

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