ADVERBE
Pour analyser l'adverbe il faut reconnaître :
1* S'il est dérivé d'un radical connu, ou s'il est absolu;
2o S'il est absolu, à quelle division il appartient.
L'adverbe, quand il est dérivé d'un radical, prend A pour caractéristique devant ce radical.
Cette règle, qui ne souffre pas d'exception, fait passer bien facilement d'un substantif à un adverbe. Exemple : idu, affection, hidu, affectueusement, et dans l'analyse grammaticale où nous faisons abstraction du radical, tous les adverbes seront figurés par A — (prononcez cban).
L'adverbe dérivé des noms de nombres se construira de la môme manière ; mais en rappelant toujours l'idée du nombre par la préfixe p8 ou pê, c'est-à-dire en faisant précéder le nombre exprimé par ses unités, ses dizaines, ou etc., par les préfixes p8h ou pêh (qui se prononcent pouch, peuch). Exempte : pêha, pêhe, etc. , premièrement, deuxièmement, etc.
Suivant l'usage des grammairiens nous distinguerons plusieurs espèces d'adverbes absolus ; toutefois nous remarquerons que, comme pour l'adjectif déterminatit et pour le pronom, nous entrons ici
LANGUE UMIYERSELLE. v 25
làaDs un premier développement qu'on pourrait rigoureusement foire dépendre de l'analyse rridicale.
Les divisions adoptées par les grammairiens étant assez divergentes, nous sommes h Taise pour proposer celles qui conviennent à noire Langue. Nous en distinguerons dix, savoir les adverbes qui marquent : 1° Vaffirmathn; 2» la négation ; 3*» la situation; U^ le temps ; 5° la quantité ; 6** la comparaison ; 7« le lieu ; 8* les manih-e s convenables ; 9° les manières regrettables ^ 10*» les manières quelconques.
Cette division qui rencontrera des analogies commodes, comme on le verra plus tard, correspond à la série des voyelles radicales dans Tordre adopté plus haut : a, e, i, o, u, a, e, y, &>, 8.
Avec un peu d'exercice on se familiarisera aisément à celte analyse.
ExeifPLB :
Auriez- vous vu ici tout près un objet aussi beau? me» dea cr — a je ju ji pbe — e ja b — a.
Oui ou non.
ja je.