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EXEMPLES D* ANALYSE GRAMMATICALE

Les exemples d*analyse grammaticale que nous offrons ici sont choisis pour mettre en relief les langues principales des peuples de l'Europe ; il sera facile à tout homme également versé dans les langues orientales et occidentales de comprendre comment notre théorie embrasse aussi bien les unes que les autres. Nous nous proposons, au reste, de joindre plus tard à notre travail, les études que nous poursuivons en ce, moment sur les langues orientales.

Nous nous bornons pour aujourd'hui à prendre pour exemples, dans les langues anciennes : le grec, le latin (t rhébreu ; et, dans les langues modernes : Tallemand, l'anglais, le français, l'italien, Tespagnol^ le russe, le turc, le persan et Tarabe.

Les principes qui précèdent nos transformations, sont implicitement renfermés dans la théorie générale que nous venons d'exposer; ils ont pour objet de faire ressortir quelques difficultés grammaticales, et d'offrir à l'étudiant la solution qu'il pourrait ne pas apercevoir au premier coup d'œil.

Principes pour la transformation de la langue allemande dans la partie analytique grammaticale qui correspond à la Langue universelle.

La langue allemande se compose des onze parties du discours que nous avons distinguées dans la Langue universelle.

Ce sont : le nom substantif, Tadjectif, l'article, le pronom, le verbe, le participe, la préposition, Tadverbe, la conjonction, l'interjection et la particule.

Elle a deux nombres : le singulier qui répond à l'unité, et le pluriel qui répond à la multiplicité.

£lle admet trois genres : le masculin, le féminin et le neutre.

La Langue universelle caractérise : 1* les différentes espèces de mots par une initiale ; 2^ le nombre par les voyelles douces pour le singulier, et fortes pour le pluriel ; 3* les genres, par la consonne qui précède la terminaison des mots dont le genre doit être exprimé.

IVom ■nbstaiitlfl

Le substantif allemand se reconnaît dans la pbrase écrite par une initiale majuscule; l'analyse écrite ou parlée le distingue aisément par le radical qui commence toujours par une voyelle, tandis que les autres mots sont précédés d'une consonne qui caractérise leur espèce.

Que ces noms soient réguliers ou irréguliers ; qu'ils soient ou non défectueux ; qu'ils soient de genres différents au singulier et au pluriel ; la Langue universelle n'a pas à se préoccuper de ces accidents; elle constate la circonstance actuelle du genre, du nombre et du rôle que le nom remplit dans la phrase analysée. Lorsque le même substantif exprime deux objets différents et change seulement

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de genre en allenaand, l'analyse grammaticale change également le genre ; mais il affecte un radical d'une forme différente : der Erbe nimmt das Erbe (a eldaga gapeli se edagese), a — a g — li se — se i Thériiier prend le patrimoine.

L'allemand compte six cas dans la déclinaison du nom substantif; cette distinction des cas n'étant pas admise dans notre analyse, et le substantif pouvant jouer les six rôles que nous avons distingués par rapport aux verbes et aux autres mots, nous ne prenons pas en considération les cas et les déclinaisons, et nous avons recours à. notre théorie plus générale.

Le substantif se terminera donc par :

Singulier Pluriel

a OU a quand il sera sujet du verbe ;

e — c quand il sera complément direct du verbe ;

i — y quand il sera complément d'un mot autre que le verbe;

— 6) quand il sera complément indirect du verbe régi par

une préposition exprimée ou sous-entendue ; H — b quand il sera complément du verbe sans préposition,

indiquant ce qui est attribué à quelqu'un ou à quelque

chose (datif) ; é — é quand il sera appellatif (vocatif).

Cette finale placée immédiatement après le radical fait connaître que le substantif est masculin ; précédée d'un r, elle indique le féminin; et précédée d'un 5, elle figure le neutre.

Les noms propres de personnes et de villes subissent une inflexion à la terminaison ; nous reproduirons celte circonstance dans l'ana* lyse, et, comme nous placerons dans l'écriture une majuscule pour la première lettre de ces noms, nous les marquerons dans l'analyse par un double tiret ; des Frankreiches, de la France (si yvepsi); si <=ssi.

Les substantifs composés, ainsi que les diminutifs, se trouvent analysés par nos radicaux ; toutefois, si notre radical ne se compose pas des mêmes éléments que l'allemand, ce qui arrivera fréquemment, parce que notre source est plus riche que la sienne, il y aura un cas particulier à examiner : c'est celui où le mot composé réagit

ALLEMAND. 7t

par sa composition même sur d'autres tnots de la phrase. C'est ainsi que pour dire l'entrée et la sortie, da* Eingang und derAusgang^ on dit quelquefois : der ein — und Ausgang ; dans ce cas, soit par une préposition, soit par un adverbe comme dans l'exemple cité, nous établirons tous les termes allemands (a JLls=va jiclacia) : a jit=va jicl — a ; il en sera de même quand plusieurs noms étant composés du même mot déterminé, et de modes.de détermination différents, donnent lieu à des mots rangés dans cet ordre : das Karten c^ Wûrfel = und Schachspied ; le jeu de cartes, de dés et d'échecs (8po s= 8pivi = va bpiglebya) (1) ; on représentera cette série de mots ainsi : — a »=> —a =va — a ; et', s'il n'y a pas d'accord, on indiquera seulement la place des radicaux absents : — = — =va — a.

Article»

L'article en allemand, comme dans presque toutes les langues qui acceptent c^tte espèce de mots, est ou défini ou indéfini ; il accompagne le substantif et est toujours représenté par la finale de celuiei ; nous avons vu dans noire théorie générale que p8a, p»ra, pHsa reproduisait l'article indéfini un, une; ein, eine, ein ; tandis que le nombre un se figurait par p8a joint à la finale du substantif.

Lorsque l'article allemand se contracte avec une préposition; l'analyse le fait reconnaître dans la transformation suivant les règles des mots composés, soit par le rapprochement de deux consonnes, soit par l'intercalation du signe /, soit par le rappochement des deux voyelles, soit enfin par le signe du genre, r ou ^ qui n'entrent pas dans la composition : am Tage, au jour, pour an dem Tage (loblo ovwo) toblo — o; vom Kriege, de la guerre; pour von dem Kriege (tei ehi), tei — i; ûhers Wasser, sur l'eau : pour ûber das Wasser (tivso ydaso), tivso — so.

(1) L*alleraand, malgré ses ressources, est ici loin de nous embarrasser ; nous pouvons, en le serrant de près, simplifier encore son procédé ; ainsi notre nomenclature est parfaitement inteUigible sous cette forme (Hpo ivi =ig =sug, etc., va upivleboa), jeu de cartes, de dés, d'échecs, de lanterne magique, etc.^ enfin, Jeu de trictrac.

Adjeotif,

L'adjectif qualificatif est caractérisé par la lettre b, et Tadjectif déterminalif par la lettre p.

Ils prennnent tous les deux la terminaison du substantif; ainsi, quoique Tadjectif allemand employé comme attribut demeure invariable à tous les genres et à tous les nombres, nous le faisons accorder avec le substantif : cela résulte de ce que Fanalysle doit rendre un compte exact des mots, et indiquer, par exemple, de quel mot l'adjectif est un attribut.

Quand Tadjectif veut après lui un cas, que ce soit le génitif ou un autre cas, l'analyste donne au substantif régi la finale constante i ou y ; er war das Reisen gewohnt (dia glei si acevusi (1) babsa) ; dia glei si — si b — a. Quant à l'idiotisme par lequel les Allemands indiquent que le substantif qui suit est le complément du précédent; nous voulons parler de la désinence er ; l'analyste indique par une finale prépositive, s'il le juge indispensable, le rapport que les mots ont entre eux : diç Baume sind voiler Blûthen (a ycava gL bohyjoc ou bobyjalte ycovry) ; a — a glw b— a ou b— aile — ry.

Le comparatif et le superlatif s'expriment en allemand le plus souvent par une variation de la terminaison : dans ce cas, l'analyste se sert de la lettre / pour le comparatif et de la lettre s pour le superlatif, en plaçant cette caractéristique immédiatement après l'initiale h : derMenschist das sch'ônste der Geschopfe-y l'homme est la plus belle des créatures (a albaa gli sa bropejsa sy alsy) ; a — a gli sa br— sa sy — sy. Quand la comparaison s'établit à l'aide d'un adverbe, l'analyste s'attache successivement à chacun de ses termes : er ist tnehr klug als rechîschaffen ; il est plus prudent qu'honnête (dia gli jav bitya vad bitega); dia gli jav b— a vad b-— a.

La comparaison s'établit encore à l'aide de mots qui se composent avec l'adjectif; quand ces mots sont à part, on les trans-

(1) Considéré comme infinUif remplissant le rôle du substantif, ce mot prendra en outre la finale de ce mode, comme cela a lieu fréquemment en turc (aceTusis) —sis.

forme séparément. Quand ils ne forment qu'un seul mot avec l'adjectif, on peut ou se servir du mot équivalent parmi nos radicaux, ou, quand il s'y attache quelque intérêt, imiter le composé allemand : ein allerliebstes Kind; un enfant tout à fait aimable (p^sa jugbiduvesa abidsa) ; p»sa b — sa — sa; aine àussert dumme Fraw, une femme très stupide (p8ra juga bibera azbavra) ; p8ra juga b — ra — ra. Quand Fadjeclif se compose d'un substantif lié avec lui, on conserve la place du radical pour ce substantif, et on le joint parles procédés indiqués plus haut à l'adjectif qui garde la place que l'allemand lui assigne : blutroth ; rouge comme du sang (yjbgboluga) ; b — a, etc.

L'adjectif déterminatif n'est pas en général considéré par les grammairiens allemands comme renfermant toutes les divisions que nous adoptons dans notre théorie ; mais nous avons suivi l'analyse française qui nous a paru plus rationnelle, et nous ajouterons aux espèces d'adjectifs qu'ils acceptent l'adjectif possessif et l'adjectif indéGni ; de cette manière, l'adjectif déterminatif sera : ou possessif, ou démonstratif, ou indéfini, ou interrogatif, ou numéral.

L'adjectif déterminatif se distingue du pronom de même nom par la nécessité qu'on reconnaît de placer avec lui le substantif; quand celui-ci n'est pas employé dans une proposition, et T^u'il se trouve suppléé par un mot qui, comme l'adjectif déterminatif, rappelle son souvenir et détermine une partie de sa signification, ce mot n'est plus l'adjectif; c'est le pronom démonstratif.

L'adjectif possessif n'offre de particularité qu'en ce qu'il prend le genre de la personne ou de la chose qui possède : dièse Frau hat es ihrem Bruder gegeben ; cette femme l'a donné à son frère (pora azbavra lii dose piru elgou cripsda) ; pora — ra lii dose piru — u cr — a. Il s'analyse partout où l'allemand l'emploie : meine Herren Vetter; messieurs mes cousins (paa ubsgea elgacia) ; paa — oc — a.

L'adjectif démonstratif se distingue aisément du pronom en ce qu'il accompagne toujours le substantif qu'il déievmïne : die Freunds' ehaft dièses Mannes ist mir schatzbarei* cds Gold ; l'amitié de cet homme m'est plus précieuse que de l'or (ra idubira poi albai gli dau blibfdra vad ytahisa); ra — ra poi — i gli dau bl — ra vad — sa.

H ÀUKMA»D.

L'adiectif indéfini se reconnaît comme le précédent, il faut le dU^linguer devant un adjectif de l*adverbe qui remplit quelquefois son rôle : so viele Gewalt er auch hat; quelque pouvoir qu'il ait (juby bopie evege dia juvi gabali) ; juby. b — e — e dia juvi g — li.

L*adjectif interrogatif donne lieu à des réflexions semblables à celles qui précèdent; dans celte locution singulière was fur ein Mann, l'adjectif n'as fur ein se compose de mots qu'on pourrait négliger pour ne voir que la signification de leur ensemble ; on les transformerait alors par l'adjectif ptM, et pour indiquer qu'il s'agit d'une locution dont nous faisons disparaître quelques termes, nous écririons pêâ.>a ; mais comme il n'est pas impossible de se rendre compte de chacun de ces mots et de les traduire suivant le sens qu'on peut leur reconnaître, il serait plus littéral de faire tomber l'interrogation sur was et de dire: piusa te pi$i — i (albai), quel homme ? et pwsa te —y (alhay), quels hommes? Cette dernière transformation est préférable, parce qu'elle n'altère pas l'économie de la phrase allemande; ainsi lorsque was est séparé de fur par quelques mots, tous les termes figurent au rang qu'ils occupent dans le mo-* dèle : was sind es fur Manner ? quels hommes est-ce là ? poa glu dosa te — y (albay) ? mais si la suppression de fur avait lieu comme cela se recontre dans le langage familier, alors la préposition conserverait son effet sur le substantif qui serait encore complément d'un mot autre que le verbe ; was wird meine Mutter ein Freude hahen (pa>se loi para elgsra idoderi gabas) ; pcase loi para — ra piiri —ri g— s.

L'adjectif numéral ne prend pas toujours la marque du pluriel en allemand, et, d'un autre côté, dans cette langue, l'espèce des unités énumérées n'est pas représentée toujours par un substantif au pluriel quand il s'agit de plusieurs de ces unités. Quelle que soit à cet égard la règle allemande, nous analyserons en indiquant toujours le rapport qui existe entre le nombre et l'espèce des unités : ein Bataillon von six hundert Maun; un bataillon de six cents hommes (p8a ehivega te p8ay p8ahHy albay) ; pUa —a te p8ay p»ah8y — y, ou mieux te p8ah8y — y ; sechs Elien Band; six aunes de ruban (p8«ry yvegery 6)jwgosa) ; p8«ry — ry — sa. Quand l'alleraund met le

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génitif après le nom de nonobre, c'est qu'il considère celui-ci comme un substantif; l'analyste doit reproduire cette particularité et rempla^ cer le nombre par le radical équivalent : ich kabe der Bmder drei ; j'ai trois frères (da gabala y elgoy oj8big) ; da g — la y — y — is (1).

Nous donnons dans notre théorie générale la suite illimitée des nombres ; on pourra, d'après nos procédés, ou analyser chacun des mots qui forment le nombre, ou les réunir en un seul : siehen und siebenziçy soixante-et-dix-sept : pï^ca va p8c»o(, ou mieux pScea; au reste quand le.s nombres sont un peu considérables, on peut reproduire par un seul mut tous les nombres qui se suivent et laisser dis* tincls ceux qui sont séparés par les conjonctions.

Outre les noms de nombre collectifs, distributifs, etc., que nous analysons dans nos tables de grammaticaux ou de radicaux, les Allemands ont des manières de parler que nous transformerons en analysant les différentes parties de leur signiûcalion : ainsi ander-* thaîb dritthalb^ etc., signifient un et demi, deux et demi, etc., nous écrirons pttemase, pSimase, etc. (2 — Vj ^ — Va)* Quant à la forme singulièrement elliptique par laquelle ils indiquent les fractions de l'heure, si nous tenons à l'analyser rigoureusement, nous dirons: halb eiîis ; midi et demi ; p8ase p8am ; halb zwei; une heure et demie ; pbiase pHem, etc ; mais s'il faut rendre la forme ein Viertel aufdrei; deux heures un quart; nous donnerons à la préposition auf la signification a du côté de », et nous transformerons ainsi cette expression : ptssa ojttgosa tipo psieo.

Pronom.

Le PRONOM (d) est ou personnel, ou démonstratif, ou indéfini, ou possessif, ou interrogatif, ou relatif.

Il prend toujours le genre du substantif qu'il représente, et, comme il joue toujours le même rôle que ce substantif, il s'analyse comme lui à l'aide des finales que nous avons indiquées plus haut,

(1) Nous plaçons i ou le nombre trois devant la finale ; car le radical indique une manière d'être des objets (o), quant à leur quantité (j), exprimant un nombre (8), le nombre entier proprement dit (b), enfin le nombre 3 (i).

76 AUBfAND.

Le pronom personnel Ich» Du, Wir^ etc., s'analyse régulièrement, c'est-à-dire en suivant la forme, la signification et la construction allemande : Ich errinnere mich ; je me souviens (da gicila dae) ; da g — la dae ; voie ait hist du ? fragte eine Freudine eine andere ; quel âge as-tu ? demandait une amie à une autre (jubo» babora gle dera ? gudalei p8ra izdubira p8ru pucru); jub(u b — ra gle dera ? g — lei p8ra — -ra p8ru pucru. Il nous est d'autant plus facile d'analyser l'allemand quand il supprime son pronom avec les verbes, que la transformation est toujours sous une forme suffisamment explicative t UnruhvM versuch ich von ihm los zu kommen, laufe behinder, bleibe wieder «re^^n y impatient, je tâche de m*en débarasser; je double le pas; je m'arrête (bif^goa gagijala da ti dio jyp» ta gagegis, lacola hlocav, lodocbala jufy jibe) ; b— a g — la dali dio jypw la g — s, 1 — la hl — , 1 — la jufy jibe. Quand l'accord du pronom a lieu soit avec l'idée exprimée par un mot, soit avec ce mot lui-même, l'analyse se prête à toutes ces circonstances. Le pronom neutre es est quelquefois démonstratif : c'est quand il accompagne un verbe au pluriel : es sind Kinder 'y ce sont des enfants; dosa glu (albava) - a; lorsqu'il accompagne un verbe au singulier, il est rare qu'on doive l'exprimer par le démonstratif : es ist hevte mein Namenstag; c'est aujourd'hui ma fête ; disa gli jogog paa (ebeVoa) — a ; mais quand ce pronom résume ou annonce une-proposition, cette forme indicative doit être analysée par le pronom démonstratif : wir sind's gewohnt, dass man uns gut begegnet (daa glo doso crabl$oi vad dua das jy gepaboli) ; daa glo doso (i) cr— a vad dua dae jy g — li. Les Allemands se servent des différentes personnes du pronom suivant les personnes auxquelles ils parlent et le degré de déférence qu'ils leur témoignent; l'analyse entre dans la même voie pour conserver les formes et le génie de la langue : « pardonnez-moi, il m'est impossible » : verzeihen Si>, es ist unmôglich (luvwvelw di«, disa gli bibyfsa) ; 1 — l«j dia, disa gli b — sa.

(1) Si l*on voulait considérer sind's comme un seul mot, le rapprocliement de tf et doso avec IMntercalation du signe plus ou / effectuerait la transformation gtoldoso.

Le pronom démonstratif (do) ne peut donner d'autre embarras que la distinction qu'il faut en faire de l'adjectif du même nom ; cette distinction est précisément celle que plusieurs grammairiens allemands ont indiquée sous le nom de pronom démonstratif coujonctif^ et celui de pronom démonstratif absolu : Wei^ ist derjenige, der sich ein stetes Gluck versprechen kannl Quel est celui, qui peut se promettre un bonheur constant ? (dwa gli doa, d8a divu p8se bovotse idolse gudspis gibyli) dwa gli doa, d8a divu p8se b— se — se g— s g— li?

Le pronom indéfini (du) suit aussi, pour l'analyse, toutes les circonstances du pronom indéfini allemand. Il ne faut pas confondre les pronoms qui renferment la négation avec ceux qui ne la comprennent pas ; ainsi nïchts est toujours négatif et doit être analysé par dude, tandis que rien dans le sens de etwas se transformera par dud : Kann etwas scJtoner . seyn ? Est -il rien de plus beau ? (gibyli dudsa blopevsa gsé) g — ii dudsa bl— sa gsé ? Il en sera de même du mot qui signiQe aucune personne : tut rendra aucune personne, et tute le même sens avec une négation : Keiner weiss wann er sterben wird^ aucun ne sait quand il mourra (dutea gituli vovo dia lagss loi) dutea g — li vovo l— s loi.

Les pronoms possessifs (doc, d«, dy) sont aussi distingués par quelques grammairiens allemands des adjectifs du même nom, sous le titre de pronoms possessifs absolus; ces deux espèces de mots se reconnaissent aisément dans l'exemple suivant : mein Geschmack ist nicht der deinige, und dein Geschmack is nicht der meinige ; paa (igagaa) — a gli jeb a dca, va pea (igagaa) — a gli jeb a dota.

Le pronom interrogatif ne peut donner lieu^ à aucun embarras : Wer ist da ? qui est là ? da>a gli jsva ? Sagt mir voei* die Freunde ^ind? dites-moi, qui sont les amis (que vous amenez) 7 (gubint^ dau, dwa a idubia g!w) ; g — d8 dau, dwa a —-a glw?

Le pronom i^e/art/ s'exprime en allemand par un certain nombre de mots qui n'ont d'autre signification que celle de notre pronom relatif pris dans les différentes fonctions qu'il remplit dans la phrase. Il en est un dont nous donnons l'analyse dans notre table <les grammaticaux et qui se présente souvent en allemand comme

7«8 ÂLLEMKSD.

en anglais : c'est celui qui exprime à la fois le pronom démensiratif et le pronom relatif; son analyse étant prévue ne laisse aucune difficulté : Wer gross im kleinen ist, wird grbsser im grossen ; celui qui est grand dans les petites choses le sera encore plus dans les grandes (dova bopia titso opyso gli, loi blopia titso opiso) ; dova b — a titso — so gli loi bl— a titso — so. Le mot so^ qui est indéclinable et qui se rapporte à un mot neutre au nominatif ou à Taccusatif, n'est aussi qu'un cas particulier de notre relatif et doit être analysé comme lui : das Mittel, so ich eiich vorgeschlagen habe ; le moyen que je vous ai proposé (sa obapcsa dbse da de8 crudagesa lia); sa —sa d»se da de» cr — sa lia.

Verbe.

L'allemand a trois sortes de verbes : le verbe actif, le verbe passif et le verbe neutre.

Le verbe actif est caractérisé par la lettre g avant le radical.

Le verbe neutre est caractérisé par la lettre / avant le radical.

Le verbe passif est formé du participe passé du verbe actif (1) accompagné du verbe être ; ce participe est, en réalité, un attribut, et le verbe être joue ici le rôle qui lui appartient essentiellement dans la phrase : celui de lier le sujet à l'attribut. Quant aux verbes pronominaux, ils n'existent pas en allemand, puisqu'il suffit de joindre le pronom au verbe actif; quelques verbes sont dits essentiellement pronominaux, parce qu'ils ne peuvent se passer du pronom ; ils veulent alors le pronom qui les accompagne en allemand ou à l'accusatif, ou au datif ; dans le premier cas, ils rentrent dans notre première règle, prennent la forme active et imposent au pronom la finale e ou g ; dans le second cas, ils sont encore actifs; mais le pronom n'est qu'un complément indirect.

Le verbe substantif être prend la caractéristique g qui rappelle qu'il est le verbe par excellence ; ce qui le distingue du verbe actif.

(1) Ce participe que les grammairiens interprètent, les uns comme acUf, les autres comme passif, a évidemment la signification passive, il prendra donc cr pour initiale.

c^est qu'il n'a pas de radical ; seulement lorsque l'existence est présentée d'un manière particulière, alors l'emploi des radicaux a, e, t\ 0, II, qui figurent cinq manières d'être différentes, fait modifier la caractéristique qui devient / si le verbe n'a pas de complément direct.

le verbe s'accorde avec son sujet comme le veut l'allemand : ainsi quand, à l'instar du grec, il met le singulier après plusieurs sujets, soit parce qu'ils sont synonymes, ou pour toute autre cause, l'analyse reproduit cette exception : Hoffen und Harren maeht Man^ then 2um Narren; l'espérance et l'attente font bien des dupes (igigas va igoas gibli oljee tyhloihios) ; — as va --as g— H — c tyblo — os ; es sind seehs Schiffe an dos Ufer gekornmen y il est abordé six vaisseaux au rivage (disa glu p8asa Bcagsoc tyb so ydegiso crec£Jsa) ; disa glw pb«sa — s« tybso — so cr — sa.

Presque tous les temps du verbe allemand sont formés & l'aide de verbes auxiliaires; ce sont : seyn^ hahen et werden. Ces verbes, quand ils ont une signification propre, c'est-à-dire en dehors de leur fonction d^auxiliaire, ont un radical particulier que l'on trouvera dans nos tables; mais quand ils sont seulement auxiliaires, ils se fondent tous les trois dans notre auxiliaire unique qui caractérise à la fois les temps, les modes, les personnes et les nombres.

Le tableau des temps s'établira donc ainsi :

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