‹ Cours complet de langue universelleChapitre 68 sur 87 · SUBJONCTIF. ACTIF · texte numérisé non relu

SUBJONCTIF. ACTIF

Présent g— ra, etc.

Imparfait g— rea, etc.

Passé, ria cr—a, etc.

Plus-iiucparfait.,, r^a cr—a, etc.

PASSIF

gla cr — a, etc.

glea cr—a, etc.

glia cr—a, etc.

lia cra cr — a, etc.

lôa cra cr—a, etc.

lia cra cr — a, etc.

gloa cr—a, etc.

l&ja cra cr — a, etc.

PASSIF

gra cr—a, etc.

gréa cr — a, etc. ria cra cr — a, etc.

rsa cra cr—a, etc.

NEUTRE

1 — la, etc.

1 — lea, etc.

1— Ua, etc.

Ua cr—a, etc.

léa cr—a, etc.

1 — Isa, etc.

1 — loa, etc.

Iwa cr — a, etc.

NEUTRE

1— ra, etc.

1— rea, etc.

ria cr—a, etc.

rea cr—a, etc.

Dans les temps composés, le verbe actif ne conserve plus la figurative de la voix active; on pourait donc le confondre avec le verbe neutre, qui s'analyse de la même manière ; mais le complé-

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ment direct qui, dans la phrase, se montre avec évidence» redresse promptement les erreurs, s*il était possible d'en commettre.

Les MODES sont au nombre de six en italien, quand on y comprend le participe dont nous formons une espèce de mots. Noud avons donné, dans notre analyse générale, la caractéristique des modes ; nous allons la reproduire ici, eti disant quelques mots sur chacun d'eux en particulier.

L'indicatif (/ après le radical), se conserve dans l'analyse partout où l'italien s'en sert ; chaque langue a ses habitudes pour l'emploi des modes; la Langue universelle ne fait que constater ces usages. L'obligation, rendue en français par le verbe « il faut » , est exprimée en italien, tantôt par le verbe volere^ et tantôt par bisognare; la nuance qui distingue ces deux verbes, quand elle sera sensible, sera marquée par celle des radicaux ; quant à la partie grammaticale, elle se rend par le verbe impersonnel : ci vuole del tempo per impa-rare una lingua, il faut du temps pour apprendre une langue (za sibapli toe ove tabe gicecvos p8re ubocbere), za (1) s— ii toe ove tabe g — s pbre — re; hisogna ch'io vi dica la verita, il faut que je vous dise la vérité (sibali vad da de» gubira re ibure), s — li vad dftde8 g — ra re — re. Dans l'évaluation de la durée on se sert, en italien, du verbe fare employé dans un sens tout particulier; l'analyse radicale doit rendre compte de cette signification du verbe, et l'analyse grammaticale n'a qu'à constater la présence du verbe et le rôle qu'il remplit : cio accade due mesi fa, cela arriva, il y a deux mois (dosa lobaglii p8eGc ovca sobli), dosa 1— lii pbea —a s — li.

[.e conditionnel (m après le radical) est appelé par quelques grammairiens temps incertain. Outre que nous ne devons reconnaître dans notre langue aucune incertitude , puisqu'il n'y aurait plus lieu à opérer de transformation, nous ferons remarquer que ce temps s'emploie presque partout comme le conditionnel français ou espagnol, et qu'ainsi nous pouvons le considérer comme un mode; nous avouons toutefois que, comme dans ces deux langues, l'idée de con-

(1) Les particules vi ou ci' nous paraissent équivaloir, dans des phrases semables, à une particule affirmaUve.

ditioQ est fréquemment exprimée par le subjonctif. Ainsi, quoiqu'on dise quafutanche cid accadesse , quand même cela arriverait, vov juvo dosa 1-^rei (lobagrei); on dit de même avec l'idée de condition : m'avrebhe fatio piacere^ il m'aurait fait plaisir (dau mei craba idoe), dau mei cr— a — e.

Vimpératif ( n après le radical ) est remplacé quelquefois par le futur et quelquefois par l'infinitif. Dans chaque circonstance, l'analyse s'attache au mode et au temps indiqué dans le modèle : non vender la tuamercanzia, ne vends pas ta marchandise (jeg gedotes re père obohore) jeg g— s re père — re.

Le «u^joncit/ ( r après le radical) s'analyse comme Titalien s'emploie lui-même : ^{t venne data nelle mani colui dal quale et^a stato feritOy affinchè ne prendesse quella vendetta che stimerehhe oppor^ (tma, on lui remit entre les mains celui qui l'avait frappé, afin qu'il en tirât telle vengeance qu'il jugerait convenable (diu glii criptda tilr»7Javrw doa twbuo Ici cra crapya, vic dio gobigarei pogre ijyre dbre gic8beroi bobyfere), diu lii cr — a titr<u — ra> doa tcdbuo Ui cra cr— a, vic dio g — rei pogre — re d8re g — mi b— re.

Jj'ifi/inût/' (5 après le radical) reste invariable en italien, comme dans plusieurs des autres langues, qu'il soit sujet, complément direct, ou complément indirect. Lorsqu'il est sujet, on lui donne en italien l'article masculin t7, îo; quoiqu'il soit plus naturel de l'employer avec l'article neutre, l'analyse se conforme à cet usage : i*adulare è cosa vile^ la flatterie est une chose vile (a luvis gli ora bepgjovra), a 1— s gli — ra b — ra. A l'aide de l'infinitif, on forme aussi des locutions qui ont la signification des gérondifs latins : la rettorica consiste nel persuadere^ la rhétorique consiste à persuader (ra ubitra logiboli tytlo licys), ra — ra l— li tyllo 1— s.

P«rtleipes.

Le participe présent actif a pour initiale c , et le participe passé cr; le participe présent du verbe neutre a pour caractéristique c/, et le participe passé cr : disse sospirando^ il dit en soupirant (gubilii clofacaa) g — lii cl — a; mettendo tutto a ferra ed a fuocoy

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mettant tout à feu et à sang (codapea pudse 48b 8bio va t»b oteo)^ 'c — a pudse t8b — o va I8b •— o. Le participe passé du verbe auxiliaire ne peut être confondu avec le participe passé du verbe subsiantif;carce dernier emprunte lui-même ou sous-entend l'auxiliaire : Alessandro avendo superato Dario, Alexandre ayant vaincu Darius (Âlessandra csia crehajoa Darie), =a csia cr — a «sse; iifejsandro^ essendo superato Dario, Alexandre, après la défaite de Darius (Alessandra, cro crebajoo Dario), =a, cro cr — o a»o.

Le participe passé, dans les temps composés, s'accorde toujours avec son sujet : noi siamo stati ou state , nous avions étéj de« ho crccou daroe Iso cra (1). Il y a aussi accord pour ce participe dans un grand nombre de circonstances : la lettera cke ho scritta^ la lettre que j'ai écrite (ra uhabira d8re lia crugra) re — ra d8re lia cr — ra. Quand cet accord est facultatif, on se conforme au texte que l'on transforme : ho scritto, ou scritta la lettera^ j'ai écrit la lettre ( lia cruga, ou crugra re uhabire), lia cr — a, ou cr— ra re — re. Dans la locution où l'auxiliaire est placé après le participe pour former un sens particulier du temps composé, la transformation s'effectue aisément, parce que le mot che ajoute à la signification celle du mot qui est sous-entendu : veduto ch'ebbe il suo amico^ après qu'il eut vu son mari (crajea vod lêi e pie ildubie), cr — a vod léi e pie — e.

Prépositions, AdTerbes, Conjonetlons, Interjections et

Particules.

Les prépositions italiennes (t)sont considérées par quelques grammairiens comme voulant après elles certains cas ; mais comme le mot lui-même «cas» indique une désinence, et que les substantifs en sont privés dans cet idiome, c'est plutôt par analogie avec les autres langues qu'on a fait une supposition qui n'est pas suflBsamment justifiée. Toutefois, que ces cas existent ou non, et que les

(1) Le second r, n'ajoutant rien à la prononciation, ne nous paraît pas indispensable.

prépositions aient une action réelle ou supposée sur les substantifs, nos conventions n*en subsistent pas moins ; c'est-à-dire que la préposition doit exprimer la signification entière du rapport et que le substantif prend pour finale la voyelle qui caractérise le rôle qu'il remplit dans la phrase : a che ora andate a letto? à quelle heure vous couchez-vous ( tob pc^vo ovHgro lacigU tsb (utado)? tob p^ro -^ro 1 — 18 tjb — 0. Quelques prépositions ont quelque chose d'explétif, parce qu*on les place devant un complément direct ou même devant un sujet. Notre table des radicaux, et au besoin nos particules, nous fournissent les moyens de transformation : per quanti sforzi egli faccia^ non arrivera mai al suo fine^ quelques efibrts qu'il fasse, il n'atteindra jamais son but (tu pufie ageds dia gabri, jeg lacifraloi jopy tyblo pio oboo), tu pufii — c dia g — ri, jeg 1 — loi jopy tyblo pio ^o. Les prépositions sont quelquefois sous-entendues : c'est lorsque le rapport qu'elles ofi'riraieot à l'esprit se comprend assez sans qu'il soit besoin de l'exprimer. Les phrases incidentes connues sous le nom de cas absolus se rencontrent aussi fréquemment dans la narration italienne; l'analyse les transforme comme des compléments indirects et en supposant la préposition sous-entendue : finito il quadroy l'espose nella publica piazza^ le tableau étant fini, il l'exposa dans la place publique (crobobio o 8jeo, die godapeglii tivro bebibiro odagero), cr— o o — o, die g — lii livro b — ro — ro.

VadverbCy la conjonction et Yinterjection s'analysent régulièrement et ne présentent aucune difficulté : Vavaro desidera ardentemente le richezze^ l'avare désire ardemment les richesses (a iijia gigili higido u epavrs), a — a g — li h — rs — r« ; dillo liberamente, che ti prometto di nou parlame a veruno^ dis-le franchement, car je te promets de n'en parler à personne (gubineldise hidav vebi deu gudspila ta jeg lubsdiso tyb duto), g— neldise h— vebi deu g— la ta jeg 1— sdiso tyb duto.

Les particules se rencontrent fréquemment en italien ; nous en avons déjà vu dans les exemples que nous avons cités sur les verbes et les prépositions. Il y a un certain nombre de petits mots qui sont souvent significatifs dans la phrase, mais qui, quelquefois, se pré-

ITAUEN.

sentent comme particules explétives, ce sont : via^ pure, già, mai, mi, ri, et, ri, si, etc. Ces rencontres offriraient assurément des difficultés à l'analyste si nous n'avions réservé un tableau pour les particules. Elles sont toujours un embarras pour lui ; car» avant de les traiter comme des particules, il faut bien s'assurer qu'elles n'acceptent pas d'autre transformation. Ex : quesfuomo è via piU dotto che saggio, cet homme est beaucoup plus savant que sage (poa albaba gli jubé jav bitugua vad bitia); mais il faudra transformer la locution andar via, par (lacigs) 1 — s zr. Au reste , jusqu'à ce que l'on soit parfaitement d'accord sur la nature de ces mots et sur la ligne de démarcation qui les sépare des autres parties du discours, ce sera le goût et l'intelligence qui traceront la règle à suivre. Les principes sur lesquels on doit, avant tout, appuyer la transformation, sont d'abord la signification exacte de chacun des mots da la phrase et ensuite la reproduction. des.formes mêmes de la langue, autant que le sens de chaque terme le permettra.

liiilleii analyse srammatlcalement*

D«ua g— mi vad =sa jeb g— rei b— e — eî rt part — ^rc h — g— li.

L — la ty dio, vibo tob pudo —0, zu g— rli p8e dia juvu.

Vy ra — ra lii cr — a t pat — f poo — 0, tido p8eru — r» te — ri cr — rw t8bi — ro, dau g— li vad p8uw — <u 1— li, p8a cr— a — a g— lii re pire — re. G-la re — re b-re?

g— li u — rt, va dau g — li, vad diu 1— lii lit — ro p8a —a.

l'egoisto.

Chi crederebbe che Giulio non avesse affettuoso cuore? Le mie calamité pazientemente ascolta.

Sospetto di lui, perché ad ogoi caso, n'hà uno egli aocora.

Se la gragnuola ha disertato i miei poderi quest'anno, dopo due parole di condoglienza dette in fretta, mi narra che cinqu' anni fa, un cresciulo fiume inondô la sua villa. Ho la moglie inferma 7 compiange le malattie, e mi dice, che gli morl in casa un servo.

Dauglicr— râpera — raîzulii M*è cadula una casa? n'ba

cr — ra p8re dyre puby&> — &> ristorata utia sua pochi niesi

1 — li. Lia cra cr^a ? g — li fa. Sono slalo rubato ? maledice

I — ej va g — li vad lii cr — rs i ladri; e dice che ha cambiale

u — rs tei pii — i t8bu — o. le chiavi dei suo scrigno per dubbio.

Dahise g-la tyb «»o, diu g-Ii Quanto dico a Giulio, gli solleciUi

e — e te divi pupi. Tamore di se medesimo.

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