CHAPITRE XIX. — ÉLIMINATION
On pose .V — y -h c et ron détermine y et z par les équations
Déduire de là que les trois racines de (i) sont données par la formule (de Cardan)
les deux racines cubiques étant associées de manière que leur produit soit — ^. (Cf. Leçons. n« 280.)
TRANSFORMATION DES ÉOUATIONS.
EXERCICES RÉSOLUS
1. Former l'équalion aux carrés des racines de V équalion (i) .r*-t-m.r*-; x--h mpx -{- p^= o.
Nous allons éliminer a: entre (i) et (2) j^x\
En tenant compte de (2), (1) s'écrit
y- -+- tnxy -, y -t- mpr -f-
d'où
in-
Portons dans
On obtient une équalion Incarrée. L'ayant résolue (n° 2i2)^ on aura les quatre racines de (i) par l'application de la formule (4).
Il convient toutefois d'observer ici que celle formule n\'st valable que si m{y H- /?) ^ o. Le cas 011 m r:r o n'offre aucun intérêt, car l'équation (i) se réduit alors à x'* + p-=zo. N'oyons maintenant ce qui se passe
si y = — p. En portant cette valeur dans (3), on a la condition /^ = -^- .
l58 CHAPITRE XX.
Si celle condllion esl remplie, l'équation (i) est vérifiée pour
Son premier membre est divisible par x- + /); on trouve d'ailleurs pour quotient
Les racines de (i) sont donc, dans ce cas, ± f— et — — ? qui est racine
double.
Revenons au cas général pour discuter la réalité des racines. Observons d'abord que, d'après (2) et (4), -r et y sont réels en même temps. Or, pour que (5) ait des racines réelles, il faut d'abord que l'on ait
u. pm - H ~
m- {ip —
./,-— )èo.
l^carlant les cas deja examines de w= o, p zzz —5 nous avons la condition
pi'-^
En second lieu, l'équation (5), considérée comme du second degré en 7-, doit avoir au moins une racine positive. Mais, ses deux racines ont le même signe, car leur produit /)'* est positif. 11 faut donc que la somme soit positive, ce qui se traduit ])ar
.ipni^-\ — < o.
Le premier membre est un trinôme du second degré en p; ses racines
sont — (2 ih y/2) ; et /? doit être compris entre elles. Mais, celte dernière
condition est incompatible avec (7), si I on observe que— (^2 — V2; > — •
Il s'ensuit que l'ér/uation (1) n'a jamais aucune racine réelle^ sauf le
cas ou p =. —j-'
TRANSFORMATION DES ÉOL'ATIONS. iSg