‹ Cours complet de météorologieChapitre 154 sur 194 · GRÊLONS · texte numérisé non relu

GRÊLONS

Utrecht, en 1736, une forte grêle dont presque tous les grêlons avaient la grosseur d'un œuf de pigeon; quelques-uns, formés par l’agglomération de plusieurs autres, avaient le volume d’un œuf de poule. Dans l'Amérique du nord, suivant Olmited, il tombe tous les ans des gréions plus gros que des œufs de poule. Le 7 mai 1822, BToeggerath recueillit des gréions dont le poids était de 190 grammes. lin 1811, Muocke a trouvé en Hanovre un grand nombre do grêlons pesiint 120 grammes. Dans une grêle qui fit de grands ravages sur les bords du Rhin, le 1 3 août 1 832, le grêlon le plus lourd, trouvé par Voget à Heinsberg, pesait 90 grammes; à Randeralh dans le district de Geilenkirchen, les grêlons pesaient de 120 à 240 grammes, on dit en avoir ramassé qui pesaient iiOO grammes. A Elberfeld, les grêlons avaient la grosseur d’un œuf de poule. Pendant une grêle, le 5 octobre 1831, il tomba à Constantinople des masses de la grosseur du poing, üqe demi-heure après quelques-unes pesaient encore 500 grammes. On cite des masses analogues ramassées à la fin du mois de mai 1821 à Palesirine dans les États-Romains. Il y a plus, une grêle enfonça, le 15 juin 1829, les toits des maisons à Cazorla en Espagne, les blocs de glace pesaient, dit-on, 2 kilogrammes. Il est probable que c’étaient des grêlons agglutinés; on ne saurait en douter à l’égard d’une masse tombée en Hongrie le 8 mai 1802, et qui avait un mètre en long et en large, et 7 décimètres de haut. Un autre bloc aussi gros tomba près de Seringapatnam dans les derniers temps du règne deTippoo- Saïb.

On a quelquefois trouvé dans l’intérieur des gréions des débris de paille, et en Islande de la cendre volcanique. On a aussi beaucoup parlé de grêlons contenant du sulfure de fer et des oxydes de fer hydraté , mais les renseignements recueillis à Orenbourg par M. Gustave Rose tendraient à faire croire que le fait est controuvé.

ÉPOQUES DES AVERSES DE GRÉUI. — Il est généralement admis qu’il ne grêle que pendant le jour. Pour contrôler la vérité de cette assertion, j’ai rapproché les dates de toutes les grêles tombées en Allemagne et en Suisse qui sont arrivées à ma connaissance, et j’ai construit le tableau suivant :

m^ECTmcnt.

PAIS0N8 ET UECnEa DBS AVERgBS PE QnÉEB.

HEURES

mVBR.

PRINTEMPS

ÉTÉ

AUTOMNE

ANMÉBB.

midi.

minuit.

Ce tableau fait voir qu’il tombe de la grêle à toutes les heures du jour; mais qu'il en tombe surtout vers midi ou un peu après, au moment de la plus grande chaleur diurne. Les nombres diminuent ensuite d’une manière assez régulière , mais à 9 heures et 19 heures ils sont plus grands qu’on ne le supposerait à priori.

Ces chiffres , il est vrai , sont empruntés aux Éphémérides de Mannheim, et les heures indiquées sont celles où l’on observait les instruments. Il est probable qu’une grêle qui tombait dans les intervalles était rapportée au moment de l’observation des instruments. L’instant exact n’est mentionné que dans le cas où l’averse de grêle avait eu lieu plusieurs heures auparavant.

ORftLK SUR lÆS MONTAC.NES. 379

Les grêles nocturnes ne sont pas très-rares. J’en ai rapporté un grand nombre d’exemples dans mon TraUé de Météorologie.

0&Ê1.S: BANS XXS DIFFÉRENTES SAISONS. — La grêle, de même que la pluie et les orages, ne survient pas avec une égale fréquence dans toutes les saisons. En y réunissant le ' grésil , qui ne diffère pas sensiblement de la grêle , nous trouvons qu’en Europe elle est d’aulant plus rare qu’on s’éloigne davantage des côtes de la mer. En égalant à 100 le nombre de fois qu’il grêle dans l’année, nous trouvons pour les différentes saisons les nonir bres proportionnels suivants :

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