ÉTOILES FILANTE
silion diffépente de celle des pierres.qu'on trouve à la surfoce de la terre , et oocupent un espace beaucoup plus petit que le grand bolide.
HAUTEUH BES BiéTéORBS xoifÉs. — Les étoiles filantes et les globes enflammés no se montrant que de temps à autre, il est difficile d’exécuter les opérations nécessaires pour déterminer leur hauteur avec une certaine précision ; cependant il est arrivé quelquefois que plusieurs observateurs ont pu mesurer simultané^ ment l-’angle de hauteur d’un bolide va de diS'érents pointe, et en conclure son élévation absolue dans l’atmosphère. Benzenberg et Braadei ont fait à cet égard les premières- observatiens : placés à deux pointe assez éloignés , ils marquaient sur un planisphère cé-^ leste chaque étoile filante pour avoir sa position et son parcours apparente^ connaissant le -moment de l’observation, ils pouvaient en déduire l’angle de hauteur et calculer la hauteur du météore.
L’élévation des étoiles filantes au-dessus de la terre est fort différente, en ce qu’elle oscille entre 16 et 230 kilomètres; la plupart se meuvent dans une région comprise entre 45 et I5o kilomètres. La hauteur moyenne, déduite de toutes ces hauteurs de BriuzdM, est de 416 kilomètres.
La plupart des étoiles filantes vont en descendant, cependant quelques-unes se dirigent horizontalement ou même en montant ; on en a môme observé qui décrivaient un demi-cercle d’abord en s’élevant, puis en descendant ; Cbladni en cite plusieurs exemples. Il en résulte que ces corps sont soumis à l’action de la pesanteur, mais qu’ils reçoivent en outre une impulsion assez énergique pour prendre une direction qui peut être quelquefois contraire à celle de la pesanteur; leur vitesse est de 30 à 60 kilomètres dans une seconde.
Les indications de la hauteur des globes enflammés sont fort discordantes ; j’en ai donné un grand nonibre dans mon Traité de météorologie. Il en résulte que leur hauteur moyenne est à peu prés celle des étoiles filantes.
F&éçVENOB BBS ÉTOUES FZUkirTBS. — Si leS
étoiles filantes se succèdent rapidement , on les observe souvent dans la même région du ciel. Suivant Benzenberg, il y en a souvent huit dans une heure. Pendant la nuit du 6 au 7 décembre 4 798, Brnndei coiqpta 480 étoiles filantes. Dans ces derniers temps, on s’est beaucoup occupé de leur périodicité; on remarque surtout les nuits du 40 au 45 novembre, et celle du 40 au 44 août.
M. de Humboldt le premier en a vu un grand nombre à Cumana dans la nuit du 4 4 au 42 novembre 4799; pn les a observées en même temps dans la Guyane, le Labrador, le Groenland et les
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environs de Weimar. Déjà auparavant à Mannheim, Hemmer avait été frappé de leur nombre dans la nuit du 9 au 10 novembre 1787. En 1813, on en vit beaucoup en Angleterre dans la nuit du 8 novembre; en 1818, dans celle du 13 novembre; et en 1832, le 12 du même mois. De 9 heures du soir jusqu’au lever du soleil, on en compta beaucoup ; plusieurs avaient l’aspect de petits globes de feu. En Angleterre, en Frapce, en Suisse, en Allemagne, en Uussie»y|à l’ile de France, partout les observateurs avaient été frappés du nombre et de l’éclat de ces météores. Aux États-Unis d’Amérique, les étoiles filantes furent encore plus nombreuses. Le 13 novembre 1833, à 7 heures du soir, Palmer, à New-Haven dans le Connecticut, aperçut une vapeur rougeâtre qui d’abord se montra près de l’horizon méridional, puis s’éleva peu à peu jusqu’au zénith; elle était très-transparente, mais voilait néanmoins les étoiles trèspetites. Les météores ignés parurent à partir do 9 heures, mais c'est à 4 heures du matin qu’ils Se montrèrent en plus grand nombre. Une suite non interrompue de globes enflammés, semblables à des fusées, semblait partir d’un point éloigné du zénith d’un petit nombre de degrés; elles se dirigeaient dans tous les sens, mais cepiendant toujours de telle manière que leurs directions prolongées vinssent toutes converger vers le point indiqué. Autour de ce point, qui, suivant M. Enok«, coïncide presque avec celui vers lequel la terre se dirigeait dans sa révolution annuelle autour du‘ soleil , se trouvait un espace circulaire de plusieurs degrés dans lequel on ne vit pas de météores. Ordinairement ils laissaient une traînée luminense sur leur passage, et en disparaissant ils éclataient et se réduisaient en fumée; malgré l’attention la plus soutenue, on n’a jamais entendu le bruit d’une explosion. Outre ces masses isolées, l’atmosphère était illuminée de lignes phosphorescentes formées de la succession d’un grand nombre de points lumineux, et semblables aux traits qu’on produit dans l'obscurité en écrivant avec un crayon de phosphore.
Dans les années Suivantes, les nuits de novembre ont encore été remarquables par un grand nombre d’étoiles filantes qui semblaient toujours partir de la constellation du Lion, vers laquelle la terre se dirige à cette époque de l’année ; mêmes observations sur les nuits du 1 0 au 1 1 août, pendant lesquelles on voit aussi beaucoup d’étoiles filantes.
Les globes enflammés ne paraissent pas être également communs dans toutes les saisons. Si nous comptons leur nombre pour chaque mois, nous arriverons aux résultats suivants :