INCANDESCENCE DES AÉROLITHES
non d’une manière uniforme , et il est dos points où elles sont réunies en grand nombre : tels sont les groupes que la terre traverse le 1 0 août et le 1 3 novembre. Mais elles ne sont pas également nombreuses sur chacun de ces points. Il y a plus : si l’on admet, avec Olberi, qu’elles exécutent leur révolution autour du soleil en 5 ou 6 ans, il en résulte que la terre en rencontre toujours un grand nombre en été et en automne; mais aussi certaines années, telles que 4799 et 4833, se font remarquer par une abondance extraordinaire de ces météores.
Si l’esprit peut concevoir comment la terre rencontre ces astéroïdes, il ne s’explique nullement leur incandescence. Ohladnî' croit qu’en arrivant dans Fatmosphère terrestre elles éprouvent une résistance qui produit les bonds, et qui est d'autant plus grande que ces corps ont un volume originaire beaucoup plus grand que celui des pierres qui tombent sur la terre : nous devons en conclure que le globe enflammé a une très-faible densité. Cette résistance amène aussi l’incandescence el l’inflammation de ce corps; il comprime l’air, et cette compression engendre une «lialeur telle que le corps s’enflamme. Si l’on objecte que l’air est très-rare à une aussi grande hauteur, on répondra qu’il faut tenir compte de l’extrôme vitesse. M. Parrot admet outre la compression Faction do la vapeur d’eau sur les combinaisons des métaux avec le soufre ; il serait même possible que les éléments des pierres météoriques fussent le silicium, le magnésium, le calcium, le potassium, etc., qui se transformeraient en silice, magnésie, chaux, potasse, etc., sous l’influence de l’eau ; combinaison pendant laquelle il se développe toujours de la chaleur, qui , jointe à celle produite par la compression, peut rendre ces corps incandescents. Peut-être contiennent-ils des corps plus inflammables qui disparaissent dans Fatmosphère avant qu’ils arrivent à la terre. Il est impossible de dire à ce sujet quelque chose de positif, puisque nous ne saurions nous transporter dans les régions où la combustion commence.