ANÉMOMÈTRE
bélier bjtlr.'ioliqtie, imagina de décerniiper la vilcMe du mouvement de cer- UMues soupapea en y fixant un crayon qui laixsait sa trace sur un papier au< quel un mécanisme d’horlugerie imprimait une vitesse uniforme. La réussite de ce procédé, dont, la parfaite identité avec celui du mécanicien français est manifeste, aurait dd attirer l'attention des expériiuenlateurs. Cependant, ce ne fut encore que long-temps après, vers 1830, que M. Arthur Morin , alors capitaine d’artillerie, l'employa d'uqe manière régulière et comme moyen fondamental dans ses belles recherches Sur le frottement de glissemenu 11 est à remarquer que M. Morin ne revendique pas pour lui-méme l'idée première de ce moyen , et qu’il l'attribue à un savant ingénieur bieu connu par scs travaux de géométrie et de mécanique appliquée. Mais ce que nous avons dit de D'Ons- cu-6ray suffira sans doute pour que l’on restitue à son véritable auteur la conception si remarquable des appareils à indications continues.
Du reste , quand une idée répond aux besoins d’une époque, dans les sciences comme dans l'industrie, elle se présente à l’esprit de plusienrs personnes 4 la fois, se ntanifesie soiia-dcs formes variées, et s’applique à plusieurs objets différents. C’est à peu près ce qui a eu lien pour celle dont nous parlons ici. Peu d’années après que M. Morin en eut fait une. application si utile è la détermination des lois du frottement de glissement, M. La la n ne, ingénieur des pouts-et-chaussées, proposa de l’employer à plusieurs autres usages et adressa à l’Académie des sciences un Mémoire avec la description détaillée d’une machine à niveler, d’une machine à lever les plans, etc. (Comptes rendus des séances, 183G, P-.43). Pour ne parler ici que des instruments relatifs à la météorologie et à la physique du globe, il suffira de rappeler que la continuité des indications était appliquée, dans son Mémoire, à l’anémomètre, an baromètre, au thermomètre, à l’hygromètre, à Tudomètre, A la boussole et à l'hydromèire qui fait connaître la loi d'ascension et de décroissement des marées. .Sou anémomètre offrait, sur celui de Ü’Ons-en- Bray, un avantage notable consistant en ce que les indications étaient d'une continuité parfaite, tandis que, dans celui ci, chaque crayon ne commence A agir qu’un peu de temps après que le précédent a cessé de marquer.
Depuis cette communication , l’Académie en a reçu plusieurs autres sur le même sujet ; et des appareils à indications continues ont été construits dans diverses localités. On a vu fonctionner à l’Übservatoire de Paris, un thermomètre dont la température était marquée sur un papier, è des intervalles de temps très-rapprochée, par un trou que perçait la pointe d’xine aiguille. M. le capitaine d’état-major H os sa rd a proposé récemment d’emprunter à la photAgra(ihie des moyens pour l’enregistrement des imlications d’un instrument quelconque, à des heures déterminées d’avance. 11 est vraiment à désirer que cette excellente idée ne rencontre pas trop de difficultés d’exécu-; tion , et que la météorologie puisse s’enrichir d’un mode d’observation qui ccutuplera, dans l’espace de |ieu d’années , les donnéei, trop incomplètes encore, sur lesquelles la science repose aujourd’hui. .
Quoi qu’il en soit , il y a maintenant en Angleterre des appareils à indications continues, bien conçut et bien exécutés, qui paraissent fonctionner d’une manière satisfaisante. Le premier numéro du journal intkulé : The
48A NOTES DU THADüCTEUR.
illustratcd polyterhnic Review (7 janvier IRi3), donne- une deseription fOmmaire d’un de ces appareils qui renferme h la fiits un anémomètre et an pfiiviomètre. On cite M. Newman comme ayant apporté qiielqnes améKorations importantes à cet apixireil que fon attrilme à M. Osler. direciion , l’intensité du vent, ainsi que les quanlilrs de pluie, y sont m.-irqnées par trois crayons différents sur une même feuille de papier de I"- de loii(;.sur 0 50 de large, è laquelle une horloge communiqne un nioiiveincnt de pro-
gression , et qui suffit ans observations de viiigl-qiialrc heures. L'iiidea de I» direction durent est disposé de manière que des espaces égaus sont consacrés, sur fe papier, à des aires de vent égales. La force du vent est mesurée directement pat la pression qu’elle eserre sur une surface plane d'une étendue déterminée.
Un autre nnméro de la même revue (celui du 4 février I8i3), a donné le fac-similé des traces laissées, sur le papier de rinslriiment que possède l’institut polytechniqae de Londres, par la tempête du vendredi 13 janvier précédent. Cette ligure est fort ciiriettse; elle permet de suivre les noindres variations survenues, pendant la durée de la tem|>ête, dans les trois élémenis soumis è l'observation.
M.Ghasallon, ingénieur hydrographe de la marine, qui , sans avoir ru eonnaissadee des travaux laits antérieurement sur ce sujet, s’en ét.-til aussi occupé, vient d'installrr à -èlger un ap|Mireil du même geure qui doit donner la loi des variations dans le niveau de la mer, en même temps que la pression liarométriqne, l’intensité et la direction du vent. L’intensité est donnée indirectement, comme dans le moulinet de VVoètniann (|>age par le
nombre île tours faits dans un lèinps déterminé. Quant à la direction , cllo est indiquée par Itois crayons disposés i des lulcrvalles égaui sur le pourtour d’une chaîne sans fin, de telle sorte qu’un seul marque à la fois, et que l'un d'eiis commence à marquer dès que l’autre sort du cliamp du papier. Celle dernière disposition avait aussi été imaginée par l’auteur du Mémoire cité plus haut. *
Note C, p. 23 i.
Pendant long-temps la météorologie et la Itelaniqiie furent eiiltivées séparément connue deux sciences qui n’avaient aiieiinc connexion entre elles. On éludiail les plantes comme des choses inanimées, et non eoninie des êircs vi ■ vants qui sont en rapport aveenout ce qui les entoure. L’esprit de s|>écialiiç élevait une barrière insurinoiilable entre deux sciences étrangères l’une à l’autre, en apparence. Il était réservé è M. d e II u ni bold l, qui résume en lui l’entemble des conn.iissa lices humaines, de faire voir que la météorologie et la holaiii(|ue, si i^oigiiées dans la liiénrcliie des sciences, sont sœurs dans l’ensemble harmonieux de la nature. Parlonl, dans ses nonibreus voyages, il avait vu la végétation se inodiKer on changer lorsque les conditions cliniaiologiqnes n’étaient plus les mêmes; jl étudia les rapporta qui existent entre la physionomie des flores amérioaiiics et les climats auxquels elles eorrespondeot , et créa la Odogruphie botanique.
VÉGÉTATIOM DES MONTAGNES. 4«7
Dan* Mlle tcieaee coinpUie , la géoqrapltic, la phy»ique 4a globe, U géo* logie et la botanique *e donnent la inarn pour non* dévoiler le* lois^quj pré,aident à la dittribution de* végétaux et -le* cauiei de ce* loi*. M . K a e m t x a dd *e borner à faire voir l’influence sur la végétation de* clitnat* n>arin* et coDtinenuu* (p. 17 i), et celle de 4écroi*ien)*ni de la tempéiraiure avec la hauteur.
bi l'on marche dn *iid ver* le nord, on parcourt de* région* végétale* féreotei ; mai* on conçoit que ce* xoncs «ont limitée* par de* courbe* |*otlicrmiquet (p. 194), et non par de» ligne* itarallèle* à l'équateur. Détermioer la limite boréale de* principale* espèce* de végétaux est un travail utile, tioitseulement i l'avancemeut de la *cience , niai* encore au perfccliouneqietil de l'agriculture et de l’art forestier. Mai* ici le choix de* plante* n’est pa* indifférent. Il est, en effet, des végétatix qui peuvent vivre pt *e reproduire sou* les climat* les plu* divers, tel* (uot la bourse-à-pasteur [Capsalla bursetpas tarif ) , la deotrdediou ( Tarfljcttcunt dens leonis], le serpolet seqiyllum), etc.) il* doivent donc être rejeté* pour caraotériscr le* xone* végé-, laie*. J’en dirai autant des plantes cultivée*, que l'hontuie à força de soins et de peines parviept à faire végéter sou* uu ciel qui n'eat point fait poqr elles. L'étude de leur distribution intéresse plu* spécialement l'agriculteur et l’économiste, Les végétaux quj serviront à caractériser nn cliu|al doivent réunir çeC' tain;* çonditlons dont la première e.st de *e trouver à l’état sauvage dans les contrées qt ’ils babitent ; il n’est point nécessaire qu’ils y soient très-commun*, cependant il* ne doivent point être rares, On cbqisipa des plantes visibles, faciJemeiU reconnaissables, et parfaitement connues , afin qu’il n’y ail point de doute sur leur nom générique ou spécilique, Lu général, les botanistes ont préféré le* arbres tel* que les lauriers, les chênes, les hêtres, les châtaignier*, le* pins, je* sapin* , etc. Ce* choix sont excellents, parce que ce* végétaux vivace* UC peuvent vivre qu’à la coiidiijon de résister à la rigueur de* hivers ; mai* th> ne fructifleiu pa* toujonr* en été ; aussi faut-il bien distinguer la Ivmile à laquelle ils cessent d’exister et celle à laijuclle ils cessent do fruclifler. Quelquefois ces deux Ijiuitcs se confondent, mais souvent elles sont distinctes et assex éloignées rtine de l’autre. ^
Quand on aura fait choix de végétaux qui caractérisent unp zone , il sera facile de grouper autour d’etix les plantes les plus remarquables. Ce ir.ivatl a été fait pour l'Europe par M. Schouw, dans son ouvrage iutiiulé Euwpa, phjsifcJf- geoÿraphifche Schihleruiig. Il distingue quatre régions priticipale* eu Europe ; 1° la région des arbres à feuill.ige toujours vert; 'i° celle du châ' tàigqier et du cliêuc; 3’ celle du chêne et du hêtre; 4a celle du pin et du bouleau, Ces régions correspondent a<scz bien aux régions agricole», qn; sont . respectivement caractérisées par la culture de l’olivier, de )a vigne, des céréttles, e( l'absCnqe de toute culture
Les botaniites se sont ensuite i cciipés dc savoir quel était le nômbre ab-*. solu d’espèces contenu dans une région. Cette détermination offre de grandes difficultés; car, l’Europe exceptée, on peut dire que l’on ne connaît jamais qu’une faible jiarlie de* espèces qui entrent dans la flore d’un pays, il en ré-
' ’Voyei ayssi sur ce sujet la Revue indépendante du 10 Janvier 1843.
siHle qne Ici nombres domiés' ne sont que provisoires , et peuvent être complètement changés lorsque des recherches suivies ont fait connaître tontes les ritdiesses végélalet d’une contrée. Quand la, liste est aussi complète que possible, alors on note les familles et les genres dont les espèces sont dominantes, et l'on arrive ainsi à se faire une idée des formas végétales qui caractérisent nne région botanique.
L'étude du climat doit marcher parallèlement avec celle de le végétation , et souvent les circonstances climatériques expliquent de la manière la pins satisfaisante les différences que (trésentent les flores de contrées très-rapprochées, et très-semblables sons d'aulres-poinis de vue.
La végétation des montagnes nous présente en petit l'image de celle de la terre, considérée dans son ensemble. Au pied de la montagne, nous trouvons la flore qui correspond an climat de cette région ; mais à mesure que bous montons , les végétaux de la plaine disparaissent pour faire place à d’autres plantes qui appartiennent toujours à des régions plus froides. Ainsi donc, s’élever dans l'atmosphère ou marcher- vers le pôle, c’est traverser successivement des zones de plus en plus boréales.
On peut étudier la végétation des montagnes sons deux points de vue : U déterminer la limite altitudinale des différents végétaux, et diviser ainsi la montagne en' zones on régions analogues à celles que Ton a trouvées, en aUsm du sud au nord , dans les plaines des continents; 2“ faire-la flore complète de l'une de ces zones, et la comparer h celle qui lui correspond eu latitude. Ces deux genres de recherches offrent des difficultés également nombreuses, quoique de nature différente. Si l’on cherche à déterminer la limite d’une plante caractéristique dans une chaîne de montagnes , il faut d’abord tenir compte de l’orientation du versant sur lequel on se trouve. Ainsi on verra qu’en général les plantes montent plus haut sur le versant sud que sur le versant nord; mais on reconiiaitra bientôt que sur un même versant ces limites altitudinales varient beaucoup, suivant la configuration du relief des massifs, la direction des vallées, les changements qu’elles détermine dans celle des vents dominants, la nature , la cohérence, la oonleur, l’humidité du sol, et une foule d'autres causes dont qtielqoes-uiict échappent à l’observation la plus attentive. En voici la preuve. Tons les botanistes et même tons les voyageurs ont été frappés, dans les Alpes, de l’aspect t)ne présente la zone caractérisée par les rhododendrons {Bhodmlenàron férrughieum et B. Iiirsiitum). Ces arbustes élégants, couverts de jolies fleurs rouges, forment une région parfaitement limitée, qui succède à celle des sajtins, et précède celle des plantes alpines. On les cite même comme l’exemple bien évident d’une zone véfjétale, dont la hauteur au-dessus de la mer est d'une grande fixité. Dans un voyage sur les deux versants des Alpes comprises entre le -Mont-Blanc et le Mont-Rose , je me suis appliqué è déierniiner, à l’aide du baromètre, 1rs limites de celle zone, et voici les nombres que j’ai obleniis.
VÉGÉTAno:» DES montaghes.
|.IlllTe DE Ifk ZONE DES ItRDDODEHDRONS BDR LES DETTE TERSÂNTS DES ALITES PEKÎCIÎTE8 *.