COURBE CRÉPUSCULAIRE
leiote bleue vers leeeuilb, U teinte blanche,- qui du sommet des cônes colorées s’étend jusqu’à la courbe crépusculaire, enfin l’apparition du rose vert 30* de hauteur, lorsque le soleil est à 94* du zénith; car il est très, improbable que ce rose , quoique très faible, puisse élr; attribué à un contraste optique produit par la bande verte qu’il suroionta.
Note G, p. 415.
Si la courbe crépusculaire que l'on voit se coucher le soir à l’horizoa occidental, environ une heure ott une heure et demie après le coucher du soleil , était réellement le résultat de l’interseétion du cylindre d’ombre projeté par la terre et la surface terminale de l’atmosphère, la hauteur que l’on en conclurait pour l’atmosphère devrait être la même, quelle que fdt l’heure plus ou moins avancée de l’observation. Or, ce résultat n’a pas lieu; les différences de résultats ne sont pas dues'aux erreurs d’observation; elles vont en croissant à mesure que le soleil s'abaisse sous l’horizon ; les* nombreuses observations faites sur le Faiilborn par M. Bravais conduisent aux mêmes conséquences. C’est une preuve certaine que nous n’avons pas bien interprété la notion de la courbe crépusculaire : l’hypotbèse dont nous sommes parti était inexacte. Ainsi le point où le rayon visuel, mené de l’œil au sommet de la courbe crépusculaire, vient rencontrer la surface terminale de l’atmosphère , ne coïncide pas nécessairement avec le point où le rayon solaire tangent à notre globe vient percer cètte surface ; il est ou plus rapproché on plus éloigné de noos que ce dernier point. Lambert, et après lui M. Biot, ont pensé que la première de ces deux suppositions était la vraie , et que la courbe crépusculaire correspondait , non pas à ce contour de l’ombre terrestre , mais à une région de la zone qui ne reçoit pas les rayons directs du soleil ; en un mot, au deuxième espace crépusculaire deM. Biot
11 parait cependant plus naturel d’admettre que cette courbe crépusculaire correspond au contraire à la zone entièrement éclairée par le soleil, et que la partie la plus extrême du segment disparait à cause de la forte absorption qu’éprouvent en ratant le sol les rayons tangents à notre globe. Quoi qu’il en soit de la position de ce point, pourvu qu’il soit toujours placé de la même manière par rapport au segment crépusculaire, on pourra le déterminer exactement en se servant de deux observations de hauteur de la courbe faites à des époques connues. Au lieu de considérer l’observateur comme immobile , et le soleil comme s’abaissant dans un plan vertical et eutrainant avec lui les différents espaces crépusculaires dans un mouvement commun de rotation autour du centre fixe de la terre, l’on peut égaletnent supposer que tout le système crépusculaire reste immobile dans l’atmosphère, et que le spectateur se déplace le long du grand cercle obtenu en coupant le globe terrestre par un plan passant par son centre, par te centre du soleil et parl’œil de l’observateur; les phénomènes Crépusculaires se reproduisent pour
' Mimoires de V Academie Ses sciences xvil.
I^OtES DU TRADUCTEUH.
cet obtervateiir Htobile eammc |iour l'obterrateiir fixe dfe la mtnre, ponrvu 4)ue les arcs parcouru» dan» un leinpa donné lur le grand cercle lerreatre re> préaenieiit lea accroiueineiil» delà distance aénilbàle du' soleil.
Ohaque observatipn de hauienr de la courbe crcpuaculaire donne alors une trajectoire partant d'un point déterminé de ce grand cercle, et toute» cot trajectoires doivent ven'r se couper au sommet de la courbe créputculaire immobile. Aiusi , dans cette manière de voir, on détermine la Imuteiir de ratiiiosplièrc par les pliénomèiics de la rotation apparente de la courbe crépusculaire autour de l'observa teiir, ou de ce dernier autour du sommet de la courbe, iiidépeijdammcat de la considération des rayons tangents du globe terrestre.
Eu discutant sous ce point de vue les observations crépusculaires faites sur le sommet du Eaidliorn, M.Dravaisa trouvé qu’elles étaient assez cxaclemeul représentées en admettant que le sommet de 1a courbe crépusculaire fût situé à llùOUÜ mètres au-dessus du niveau de la mer et sur le prolongemeul d'un rayon terrestre qui ferait, avec le rayon mené au centre du soleil , tit) angle de 05° ôfi'; de aorte que le [tassage de U courbe crépusculaire au zéiiitli de l'olAcrvateur ait lieu au moment où la distance zéuiiliale du soleil est égale à ce dentier angle, Quant au coucher de la meme courbe à l’Iiorizon occideiital, les mêmes calculs prouHcut qu’il aura Iteu lorsque la dislauce zéuitbalc du soleil seca devenue égale à 107°,
Voici, du reste, les nombres d’où ces résultats dérivent. Pour plus de précision, les 21 observations originales ont été groupées de 3 en 3, et l'on ne donne ici que les moycnucs de chacun de çes groupes ternaires, La 1*'° co> lomie^ représente la distance zéniiliale du soleil; la 2* colonne, la hauteur de la courbe au - dessus de l'borizou , currespoudant à cette distance zénithale ; ,
DISTANCES ZÉNITHALES DU SOLEIL ET HAUTEUns CORRESPONDANTES DE LA COURBE CRÉPUBCULAIRB.
M. Bravais a calculé de la même manière les observations fuites par Lambert, k Augsbourg, le 19 novembre 1759, il a obleuii une liaiiteur plus considérable encore, et égale à lOUOUO mètres.
D’après ces nombres, la courbe crépusculaire, telle que nous l.i voyons, correspondrait au premier espace crépusculaire, c’csl-à-dirc à une région de l'atmo-