‹ Cours complet de météorologieChapitre 32 sur 194 · AOUT · texte numérisé non relu

AOUT

TENSION

la vapeur en millimètres.

IIL'ÜIDITK.

TENSION

de

1(1 vapeur en millimètres.

HUMIDITÉ

midi.

ti

minait.

moyennes.

rNous voyons par celle labié que la marche de l'humiJité relalive est la même qu'à Halle , sauf que la différence enlre le maximum el le minimum esl beaucoup moindre. En juillet, il y a augmentation progressive assez régulière de la quantité de vapeur d’eau , depuis le matin jusque dans l'après-midi ; car des anomalies partielles, telles que celle de 22 heures , disparaîtraient dans une série plus longue. En aoiU, la quantité de vapeur diminue vers midi, quoique beaucoup moinsjusqu'à Halle. L’on ne remarque pas non plus d’augmentation vers le soir. Les observations de Sfeuber à Âpenrade conduisent aux mêmes conséquences. D’après les calculs de M. Bove, on trouve les nombres suivants pour les tensions de la vapeur.

TENSION DE LA. VAPEUR D’eAD PAR HEURE ET PAR MOIS A APENRADE,

VARIATION HYGROMETRIQUE DIURNE

Digilized by Googlc

{Voy. l’Appendice, (ig. 9.)

86 DES MÉTÉORES AQUEUX

Ces observations ayant été faites avec rhygromètre de Saniell , on pourrait croire que les écarts de ces valeurs, comparées à celles de Halle, dépendent de la différence des instruments employés. Pour m’en assurer, j'ai observé simultanément pendent plusieurs mois de l’été de 1836 le psycliroroètre et l’hygromètre de SAoielli leurs indications s’accordaient très-bien. Il faut donc nécessairement admettre que ces écarts tiennent à des différences climatériques; tandis qu’à Halle la quantité de vapeuf va en diminuant notablement depuis le matin jusqu’à midi pendant tout l’été, nous ne trouvons aucun indice de celte diminution à Àpénrade, où elle augmente et diminue avec la température, et où les différences entre les maxima et les minima sont beaucoup plus considérables qu’à Halle.

Pour apprécier ces différences , il faudrait connaître les lois auxquelles ces variations obéissent ; mais le nombre des observations étant trop restreint, nous nous bornerons à quelques remarques générales. Toutes ces différences tiennent soit aux courants ascendants, soit à la résistance que l'air oppose à la translation des vapeurs. Lorsque le matin l’évaporation commence avec l’accroissement de la température, la vapeur, en vertu de la résistance de l’air, s’accumule à la surface du sol ^ comme le montrent les observations faites sur tous les points du globe. Cette couche de vapeur n’atteint pas une grande épaisseur; mais dès que le courant ascendant commence, surtout en été, alors les vapeurs sont entraînées vers les parties supérieures de l’atmosphère avec une force qui va toujours en croissant jusque vers l’heure de midi. L’évaporation du sol est alors plus active à cause de l’accroissement de la température; le courant ascendant en emporte néanmoins la majeure partie, et il y a diminution de la quantité de vapeur. Vers le soir, quand la température commence à baisser, le courant ascendant diminue de force ou cesse môme tout à fait; alors, non-seulement la vapeur s’accumule dans les parties inférieures, mais encore elle descend des régions supérieures; c’est pourquoi nous observons vers le soir un second maximum qui ne se soutient pas, parce que, pendant la nuit, la vapeur se précipitant à l’état de rosée ou de gelée blanche, l’air devient nécessairement plus sec.

La justesse de ces remarques est pleinement confirmée par les observations faites sur une montagne élevée. Tandis qu’à une petite hauteur, comme celle de Halle, la quantité de vapeur diminüe vers midi , nous trouvons sur des points élevés une augmentation rapide dans le cours de la journée, et le soir une diminution non moins rapide. Ces deux phénomènes sont d’autant plus marqués que le

VARîATfON OIITRSE OE L’ni’MTBITÉ.

point est pins élevé. En juin et 18^3-; j’ai obsen’é l’hygromètre dlieure en heure sur le Rigi (1 810'“), et pendant les tnoie de septen>bre et d’oclobre de la même année, sur le Fanlhorn (2672"' ), pendant que M. Bomer faisait de môme à Zurich. Le tableau suivant donne la moyenne des observations des deux années.

TENSION DE LA VAPECH D EAC ET IICJIIDITÉ RELATIVE A Zl'RICll, SUR LE RIGI et SUR LE FACLIIORN.

SS ^ ^ ^ 23

IIEVRE8.

zr&icn.

niGi.

ZrRICH.

FAl'LIIORN.

midi.

tnm.

mm.

mm.

minuit.

10,til

moyennes.

[Voy. Appendice, fig. 10.)

Comparons la tension absolue de la vapeur à Zurich et sur le Rigi; la pression de l’atmosphère de vapeur est à son minimum au

Digilized by Coogle

DES MÉTÉORES AQUEUX

lever chi soleil. Dans la plaine elle présente un maximum vers neuf heures du malui ; puis vient une légère diminntion, et noustrouvons vers trois heures une valeur plus faible de 0“'",2 environ que relie du matin. La quantité de vapeur augmente ensuite progressivement, et atteint vers l’heure du coucher du soleil un second maximum , pour diminuer ensuile assez régulièrement jusqu’au lendemain matin. Sur le Rigi, situé à une petite distance et élevé do 1402 mètres au-dessus du lac de Zurich, le minimum de midi mancjue tout à fait à cause des vapeurs qui s’élèvent incessamment de la plaine* vers le soir ces vapeurs s’abaissent très-rapidement au-dessous de son sommet. Les observations du Faulliorn sont encore plus décisives; sur cette montagne la plus grande tension de la vapeur n'a lieu que quelques heures après midi *.

Ces différences notables dans la marche de la quantité absolue de vapeur d'eau en entraînent de plus grandes encore dans celle de l’humidité relative. Déjà de SauMure etBeluo, malgré l’imperfection de leurs instruments, les avaient signalées aux observateurs. Le courant ascendant du matin entraîne les vaj)eurs vers les ré-

• L’on ne possède encore qu’un petit nombre de séries d'observations liygrométriques faites sur de liautes mon'agues. En 1841 M. Branii a étudié avec moi, et en 1842 avec M. Pcllier, jour et nuit, l'humidité de l'air au moyen du psychromèirc .sur le sommet du Faulhorn. La moyenne de 30 jours d'ol<servatiuns nous a donné les résultats suivants ;

VARI.tTION DU'RNË DE l’KCMIDITÉ SIR LE FAULHORN.

8UTR.

HUMIDITÉ

MATiy.

HUMIDITÉ

A»». Ltg.

At«si.LCK.

RKLiTirt.

miii

aim

■Mi

Midi.

Minuit.

La marche de la tension absolue de la vapeur et de l'humidité relative est pres- Que la'taême que celle que donne le tableau de M. Karniti. Pendant nos observations, l'humidité relative a été sensiblement stationnaire depuis 10 heures du soir Jusqu'à l’époque du lever du soleil ; d'après lui, cette même humidité décroîtrait lentement pendant la même période. Cette différence pourrait provenir de ce que M. Karniti a obtenu par interpolation les nombres reîntifs à la période nocturne. L amplitude de l'oscillation est un peu plus forte dans nos observations que dans les siennes.

Quant à la tension absolue, les heures du maximum et du minimum, ainsi que l'amplituda de la variation, sont presque identiques. M.

VARTATfON ANNl’FXLE DR L’HUMTDITR.

gions siipérieiH-es ; l’air devient rolaliveinent pins sec qu’il ne le serait en vertu de l’augmentation de température seulepienl; tandis que ces vapeurs s’élèvent, la séclieresse augmente moins rapidement, surtout en considérant que dans les couches supérieures de l’atmosphère la température change moins que dans les couches inférieures. Il peut même arriver. que sur des poiiiLs très-élevés l’air devienne relativement plus humide pendant le cours de la journée , tandis que sa sécheresse augmente vers le soir lorsque les vapeurs s’abaissent dans les plaines. Mes observations prouvent cette possibilité de la manière la plus évidente; car, quoique l’humidité relative suive à Zurich et sur le Rigi une marche dépendante do l’heure do la,. journée, cependant les différences sont beaucoup moins sensibles sur le Rigi. A Zurich, on trouve entre 16 heures et 2 heures une différence de 31 ,4 pour cent; sur le Rigi, entre 16 heures et 1 heure, une différence de 9,3 pour cent seulement. Sur le Faulhorn, qui est de 870 mètres plus élevé, la marche est à peu près inverse : c’est le malin, vers 8 et 9 heures, quelqut‘s heures après le maximum d’humidité à Zurich, que l’air est le plus sec. De même, dans l’après-midi, l’humidité relative est très-forte sur le Fàulhoru , tandis que dans la plaine l’air atteint son plus haut degré de sécheresse. 11 doit donc exister à une certaine hauteur un point où l’hygromètre est stationnaire pendant les 24 heures.

J’ai insisté sur ces différences, qui serviront à expliquer plusieurs phénomènes intéressants. On en déduit facilement les causes qui font que la marche diurne de l’humidité relative est différente sur les côtes et dans l’intérieur des continents. Nous avons vu que sur le bord de la mer la quantité de vapeur va régulièfement en augmentant depuis le lever du soleil jusque vers 2 ou 3 heures de l’après-midi ; cela tient à ce que la brise de mer s’élève précisément au moment où les courants ascendaiHs entraînent les vapeurs vers les régions supérieures. Celte brise amène les vapeurs du large i .et l’air devient plus humide pendant l’après-midi qu’il ne l’est au milieu d’un continent.

VARIATIONS ANNUSDI^ES BE X.A QUANTITÉ BE VAPEUR B'EAU. — La vapeur étant le résultat de l’action de la chaleur sur l’eau, il est évident que sa quantité doit varier dans les différentes saisons. Ce fait est prouvé par le petit nombre de séries continues que nous possédons. Qu’il nous suffise de donner ici quelques résultats <{ui montrent quelle est l’humidité absolue ou relative <à Halle pendant les ditférenLs mois de l’année. .

DES JrÿjTÉORES AQUEUX,

TRNSIO!t DE LA VAPEm D EAl’ ET nrHIDITE RELATIVE DAWS LES DIFFÉRENTS MOIS A HALLE.

TENSION

tic In

VAPECn d'eau.

HUMIDITÉ

Page 1