RELATIVE
Janvier . . . . .
mm.
Février
.Mars. .... . .
Avril
Mai
Juin. ......
Juillet
Août
Septembre . . .
Octobre
Novembre. . . .
Dirembre. . . .
En janvier, le mois le plus- froid de Tonnée, la quantiU'j de vapeur atteint son minimum; en môme temps Thumidilé relative est à son maximum. A mesure que la température s’élève, Téva|ioration devient plus active et la quantité de vapeur augmente d’abord lentement, parce que les vents d’est qui souillent lîabituellemcnt pendant cette saison amènent de Tair sec de l’intérieur lîu continent. Toutefois il ne faut pas se dissimuler que les nombres obtenus pour Thiver et le printemps différent probablement beaucoup des moyennes fournies par des séries embrassant un grand nombre d’années; car les derniers hivers ont été plus chauds et les printemps plus froids qu'ils ne le sont litibituellement. Ainsi les nombres correspondant à Thiver sont trop forls, ceux- du printeni|>8 Irop faibles. La quanlité de vapeur atteint son maximum en juillet, le mois où l’air est le plus sec. Aux approches do Thiver, quand la cfinleur diminue, la quantité d'eau qui se précipite sous forme de pluie de rosée, de gelée blanche, est beaucoup plus considérable que celle qui passe à Tétat de vapeur. Sa quantité va donc toujours en diminuant, quoique l'humidité augmente continuellement et sojl [iliis
HUMIDITÉ DANS DIVERS i>\^S.
forte en novemlire et en décembre que dans le mois de janvier. De là les froids Inimkles qui oaraclérisont ces deux derniers mois.
Nous trouvons une marelie analoj^ue dans tous les pays où l’on a ob ei;vé jusqu'ici. Même dans llndo, où la marche do la température ditfèro tant de celle que nous avons en Europe, on trouve, d’n|«-ès les ob.sefvatioiVj do M. Prinsep à Bénarès, une augmentation de la quantité de vapeur vers le mois de juillet et une diminution en janvier.
CONDITIONS BVrOROMÉTRIQtïES DES DIFFÉREN- TES PARTIES DE DA TERRE. — Pour une foule de recherches, il serait de la plus haute importance do connaître numériquement Ja quantité do vapeur qui existe dans diverses régions du globe. La vio des plantes et des animaux, le caractère du paysage dépendent de col élément aussi bien que île la température. La sécheresse ou l'humidité de l’air ont la plus gfande inlluonce sur le développement des maladies. Jusqu’ici nous n’avons pas un nombre d’observations sulTisant , et les remarques suivantes ne sont que des inducJions qui peuvent faire pressentir des vérités qui nous sont encore cachées.
Il est d’abord certain que la quantité de vapeur va en diminuant avec la chaleur depuis l’équateur jusqu’au tnile. Dans des localités semblables, mais situées à une distance inégale du pôle, l’humidité relative se comporte-t-elle do la mémo manière ou d’une manière dilférente? C’est ce qu’il est impossible de dire dans l’état actuel de nos connaissances. En pleine mer, à toutes les latitudes, l’air paraît être à l’état de saturation; car, srnous plaçons sous un récipient do l’eau pure, des solutions salines, des acides alfaiblis, etc., l’air de ce récipient sera, après un lenqis suHi.-iant, complètement saturé. Toutefois, à température égale, la quantité de vapeur contenue dans le récipient ne sera pas égale dans ces différents cas. Elle sera la plus grande possible avec do l’eau pure, plus petite avec d’autres liquides. Le rapport dépend de la nature et de la densité de la dissolution. Prenons un mélange d’emi et d’acide sulfurique; lu quantité de vapeur sera d’autant moindre que la pro- |)orlion d’acide sulfurique sera plus forte. Si l’acide sulfurique est pre.sque pur, l’air restera sec, quand même nous introduirions dans le récipient une gronde quantité de vapeur. Quoique la chaleur favorise la vaporisation de l’eau, l’acide sulfuriijue et certains sels ont une telle aflinilé pour la vapeur d’eau qu’ils s’opposent à sa formation. S'ils ne peuvent l’emiiécher tout à fait, ils la restreignent et il ne se forme que la quantité de vap..ur résultant de l'équil bro entre la production des vapeurs par la chaleur et leur absorption
9Î DBS MÉTÉORES AQUEUX.
par faride sulfurique. Quand on introduit dans l’apporeil une quantité de vapeur plus grande que celle qui est nécessaire à la saturation do l’air, cet excès est absorbé par l’acide et transformé en eau. Il est facile de prouver ces- assertions en plaçant un hygromètre à cheveu dans le rcCipieat où se trouvent ces solations; l’hygromètre ne marque It)(t que dans le cas où le Ikpiide est de l’eau pure; dans. tous les autres cas l’aiguille marque un degré moindre que 100.
En appliquant CÆS considérations aux eaux de la mer, nous remarquons qu’elles contiennent plus ou moins de sel ; d’où résulte qu’elles développent moins de vapeur que l’eau distillée. Ainsi, en faisant des expériences à diverses températures, nous trouvons que l’eau de mer n’émet qu’une quantité de vapeur égale à celle qui , serait produite par une masse d’eau distillée égale, mais plus froide de 3“,5. Sur l’Océan le point de rosée est ordinairement au-dessous de la température de l’eau de la mer : l’air de l’Océan est donc toujours complètement saturé. ,
Sur les côtes la quantité de vapeur est, à latitude égale, la plus grande possible, et elle diminue à mesure qu’on pénètre dans le continent. Celte règle se confirme dans l’intérieur des États Unis d’Amérique, au milieu des plaines de l’Orénoque ou des steppes de la Sibérie , dans les déserts de l’Afrique et de l’Asie , ainsi que dans l’intérieur de la Nouvelle-Hollande, où l’air est habituellement très-sec. On voit ici comment tous les phénomènes météorologiques s’enchaînent réciproquement; les déserts de l’Afrique, étant torjt à fait arides, ne sont le siège d’aucune évaporation. En outre, l’extrême chaleur, accrue encore par la réverbération du sable, s’oppose aux précipitations aqueuses, et par conséquent cette contrée est condamnée à une éternelle stérilité. '
CONnmONS aTGROMéTRIQUES A DIFFÉRENTSS HAUTEURS BAMS ii’ ATMOSPHERE. — Les couches supérieures de l'atmosphère sont-elles plus sèches ou plus humides que les inférieures? Telle est la question que je vais essayer de traiter dans ce chapitre; elle est d’une haute importance pour la connaissance des vicissitudes atmosphériques. N’oublions ptts la distinction déjà établie entre la quantité de vapeur absolue et l’humidité relative de l’air. Quant à la première, il serait oiseux de prouver que la pression de l’atmosphère de vapeur et sa densité diminuent à mesure qu’on s’élève. "Toutes les expériences le prouvent Si l’on cite quelques exceptions, elles tiennent à des perturbations extraordinaires analogues à celles qui produi.sent une interversion dans le décroissement de la température. Il s’agit uniquement ici de Thu-