‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 100 sur 228 · DES EAUX FERRUGINEUSES · texte numérisé non relu

DES EAUX FERRUGINEUSES

On porterait à l’ébullition une quantité déterminée d’eau • on recueillerait, aussitôt qu’il cesserait d’augmenter, le dépôt formé parles carbonates de fer, de chaux ou de magnésie ; on le laverait à l’eau distillée; on le dissoudrait dans la plus petite quantité possible d’acide chlorhydrique pur on ajouterait â la dissolution; privée de l’excès d’acide par l’évaporation, un léger excès de sulfhydrate d’ammoniaque, destiné à précipiter le fer à l’exclusion de la chaux et de la magnésie. Le précipité de sulfure de fer lavé, serait redissous dans l’acide chlorhydrique additionné de quelques gouttes d’acide azotique pour peroxyder le fer; on chasserait encore l’excès d’acide par l’évaporation, et dans la nouvelle liqueur étendue d’eau distillée, on verserait du succinate d’ammoniaque. Le fer serait précipité à l’exclusion, cette fois, du manganèse qui se serait trouvé dans l’eau mise en expérience, et qui l’aurait suivi. Le succinate de fer, lavé et calciné, laisserait pour résidu du peroxyde de fer, dont on conclurait, par le calcul, la quantité du protoxyde, ou celle du carbonate de protoxyde.

100 de peroxyde représenteraient :

88,94 de protoxyde ,

140,40 de carbonate de protoxyde.

D’un autre côté, la liqueur bouillie, séparée au moyen du filtre, du dépôt en partie formé de carbonate de fer, serait concentrée après l’avoir très légèrement acidulée; l’on ferait passer au travers un courant de gaz sulfhydrique, destiné à précipiter le cuivre qu’il pourrait lui arriver de contenir; on filtrerait s’il y avait lieu, puis on l’additionnerait de sulfhydrate d’ammoniaque, ainsi qu’il vient d’être dit. Le fer et le manganèse se précipiteraient accompagnés d’alumine, si lantest que l’eau contînt un sel soluble de cette base. On laverait le précipité, on le dissoudrait dans un mélange d’acide chlorhydrique et d’acide azotique, on décomposerait à chaud la solution par la potasse caustique en excès. L’alumine serait retenue en dissolution, les peroxydes de manganèse et de fer seraient au contraire éliminés, et l’on en opérerait la séparation au moyen du succinate d’ammoniaque, ainsi encore qu’il a été dit précédemment.

294 44e leçon.

100 de peroxyde de fer représenteront 189,56 de sulfate de protoxyde anhydre.

On voit que cette série d’expériences indiquerait, non-seulement la proportion du fer, mais encore, et individuellement, celle du carbonate et celle du sulfate.

Un procédé plus expéditif, pour arriver à connaître la proportion du fer, mais abstraction faite de l’état sous lequel il se trouve, est celui-ci : on commence par additionner l’eau minérale, d’acide chlorhydrique mélangé d’acide azotique, et par la porter à l’ébullition, afin d’en peroxyder le fer, en même temps que Ton convertit en chlorure les bases des carbonates. Dans la liqueur refroidie et très sensiblement acide, on verse un excès d’ammoniaque liquide qui précipite le peroxyde de fer. Le précipité est recueilli sur un filtre , lavé, calciné et pesé. 100 de ce précipité, que l’on peut sans erreur sensible considérer comme du peroxyde de fer, attendu qu’il pourrait tout au plus retenir des traces de manganèse et d’alumine, représentent, nous l’avons déjà dit, 88,94 de peroxyde, et 140,40 de carbonate de protoxyde.

Me® Eawæ saHttes,

Leur origine. Les eaux salines se rencontrent pour ainsi dire partout; on cite parmi les plus connues :

L’eau thermale de Balaruc (Hérault) ,

— de Bourbonne-les-Bains4 (Haute-

Marne) ,

— de Plombières [(Vosges) ,

— de Luxeuil (Haute-Saône) ,

— de Néris (Allier),

— de Bagnères de-Bigorre (Hautes-

Pyrénées) ,

— de Chaudes -Aigues (Cantal) ,

L’eau thermale de Saint-Amand, (Nord),

— de Garlsbad (Bohême) ,

— d’Ems (duché de Nassau) ,

— de Bade ou Baden (Suisse) ,

— de Bath (Angleterre) ,

L’eau froide de Gheltenham, id.

— de Sedlitz (Bohême) ,

— de Seidschutz , id.

— de Pulna, id.

Leurs

caractères.

Leur

composition .

Leur odeur est nulle, leur saveur variable, quoique d’ordinaire plus ou moins salée, tantôt fraîche, tantôt amère, suivant la nature des sels qui se trouvent y dominer, à moins qu’elles ne renferment assez d’acide carbonique libre, assez d’acide sulfhydriquc ou de fer, pour recevoir de ces corps la saveur que nous savons leur appartenir.

L’analyse a constaté dans les eaux de cette section, la pré-

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