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DES EAUX SALINES

sence, à l’état de dissolution : de l’oxygène, de l’azote, de l’acide carbonique; des chlorures de sodium, de calcium, de magnésium; des bromures et des iodures alcalins; des carbonates de soude, de chaux, de magnésie, de fer; des sulfates de soude, de chaux, de magnésie; de la silice et des matières organiques.

La somme parfois considérable de ces matières fixes, est de :

1 gr.ll par litre d’eau de Néris, 21gr.75 par litre d’eau de Seidschutz,

8gr. — — de Bourbonne, 33gr.75 — — de Sedlitz,

11 gr. — —de Balaruc, 62gr.44 — —de Puina.

Quelques-unes renferment en suspension, des matières organiques et terreuses, dont le dépôt forme ce qu’on appelle des boues, à Saint- Amand, à Bourbonne, etc., etc.

Yauquelin , qui a examiné les boues de Bourbonne, les a trouvées formées, sur 100 parties :

de 15,40 de matières végétales et animales, de 64,40 de Silice ;

le reste se composait de fer oxydé, de chaux, de magnésie, etc.

Ce qu’il importe au pharmacien, chargé de l’examen d’une eau minérale saline, c’est surtoutde savoir déterminer la somme des matières fixes qu’elle contient, l’existence ou l’absence des corps, que leur action prononcée sur l’économie animale, semble devoir appeler, quelque petite qu’en soit la proportion, à modifier l’action thérapeutique du médicament, enfin la proportion de celles qui dominent.

L’évaporation à siccité ferait connaître la proportion des matières fixes.

L’addition du chlore liquide, au mélange de ces matières fixes, avec un décodé d’amidon légèrement aiguisé d’acide sulfurique, suivant ce qui sera dit, au sujet des essais du sel marin, manifesterait la présence de l’iode, par l’apparition de la teinte bleue caractéristique de l’iodure d’amidon.

D’un autre côté, leur calcination avec du bisulfate de potasse légèrement humide, donnerait lieu à des vapeurs rouges de brôme, que l’on rendrait surtout apparentes, en les obligeant à traverser un tube de très petit diamètre intérieur, à l’extrémité duquel on pourrait même les condenser.

Leur analyse.

44e LEÇON.

Pour rendre d’ailleurs les réactions plus sensibles, on pourrait traiter la masse saline desséchée par l’alcool à 40° froid, de manière à dissoudre l’iodure et le bromure alcalin à l’exclusion du chlorure, et n’agir que sur le produit de l’évaporation de la solution alcoolique.

On pourrait aussi, relativement à l’iode, ajoutera la solution saline supposée en contenir quelques gouttes de chlorure de palladium peu acide ; au bout de 24 heures au plus, on verrait s’y produire un dépôt noirâtre d iodure de palladium, lequel dissout dans l’ammoniaque, et délayé avec un décocté récent d’amidon et quelque peu d’acide sulfurique, colorerait en bleu le mélange. (Lassaigne, O. Henry.)

Relativement au brome, on commencerait par précipiter la solution saline par du nitrate d’argent très acide; on recueillerait le dépôt de chlorure et de bromure d’argent; on le laverait à l’eau distillée; on le mélangerait avec de la grenaille de zinc et de l’acide sulfurique affaibli. Après un contact assez prolongé pour que tout l’argent pût être réduit par l’hydrogène dégagé, on filtrerait la liqueur contenant alors l’excès d’acide sulfurique, du sulfate, du chlorure et du bromure de zinc, on l’additionnerait de baryte en excès; on filtrerait une seconde fois, afin de séparer le sulfate de baryte formé et l’oxyde de zinc déposé; on évaporerait afin d’obtenir le chlorure et le bromure de barium, que l’alcool à 40° tiède séparerait l’un de l’autre en dissolvant le second; en sorte qu’on pourrait alors traiter par le bisulfate de potasse , dans les conditions les plus favorables à la production des vapeurs rouges caractérisant le brôme, le bromure reproduit au moyen de l’évaporation. (O. Henry.) ■

Quant à la proportion du chlore à l’état de chlorure, de l’acidc sulfurique à l’état de sulfate, de la chaux et de la magnésie; de la soude à l’état de carbonate; pour ladéterminer on s’y prend ainsi qu’il va être dit.

Détermination Dans une quantité donnée, d’eau à l’avauce additionnée du chlore. cpacye azotique destiné à décomposer les carbonates et les suifhydrates susceptibles de précipiter l’azotate d’argent, on verse un excès de ce réactif, on recueille le précipité, on le lave à l’eau distillée jusqu’à ce que beau de lavage cesse d’étre troublée

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