‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 102 sur 228 · DES EAUX SALINES · texte numérisé non relu

DES EAUX SALINES

par l’acide chlorhydrique ou par les sulfures solubles ; on le calcine et on le pèse.

100 de chlorure d'argent correspondent à 24,56 de chlore.

Dans un poids donné, d’eau également aiguisée d’acide azoti- Déde™^adjon que ou chlorhydrique, afin encore de détruire les carbonates, sulfurique, on verse un excès d’azotate de baryte ou de chlorure de barium ; on recueille le précipité , on le lave, on le calcine, on le pèse.

100 de sulfate de baryte représentent

34,37 d’acide sulfurique.

Dans un poids connu d’eau neutralisée par l’acide azotique Détermination

1 1 JL dp lq f'IlflllY

ou par l’acide chlorhydrique, l’on ajoute du chlorhydrate d’am- et de la

^ y t3 magnésie

moniaque destiné à prévenir la précipitation ultérieure de la magnésie, puis de l’oxalate de chaux; on recueille le précipité d’oxalate de chaux, on le lave, on le calcine et l’on en convertit le produit en sulfate de chaux.

Nous avons vu (page 287) que 100 p. de ce sulfate correspondent à 41p,54 de protoxyde de calcium.

Dans la liqueur dont il vient d’être parlé, et que l’azotate d’ammoniaque a débarrassée de la chaux, on verse un excès de phosphate d’ammoniaque, l’on recueille le précipité de phosphate ammoniaco-magnésicn , on le lave et on le sèche.

Nous avons également vu (même page) que

100 parties de ce phosphate double correspondent à 18,9 — d’oxyde de magnésium.

De l’eau de la mer.

Enfin, les expériences qui ont été relatées au sujet de l’analyse ,

A A J v Détermination

des eaux acidulés (page 283 et suivantes), permettraient de des carbonates

déterminer la proportion des carbonates de soude, de chaux et de magnésie,

, . . de chaux.

de magnésie.

Avec tous les pharmacologistes, nous assimilerons aux eaux minéralesmédicinales salines, l’eau de la mer, puisque les bains de mer sont employés dans le traitement de certaines affections.

Elle doit sa saveur fortement prononcée au chlorure de sodium, et renferme en outre des chlorures de calcium, de magnésium et de potassium, des sulfates de soude, de magnésie, même des traces de sulfate de chaux et de magnésie, d’iodure et de bromure.

De leur conservation.

298 44e leçon.

On admet assez généralement, que les petites mers sont moins salées que les grandes; la Méditerranée, par exemple, moins que l’Océan.

L’on a meme prétendu, que celui-ci était plus chargé de sel dans l’hémisphère boréal que dans l’hémisphère austral; mais ces différences, que beaucoup de chimistes révoquent en doute, ne sauraient exercer une influence sensible sur les propriétés médicales de l’eau de la mer, supposée employée dans des lieux différents.

Parmi les eaux qui viennent de nous occuper, il en est peu qu’on puisse conserver longtemps sans qu’elles éprouvent de changement. Les eaux minérales acidulés, et surtout les eaux acidulés gazeuses, tendent à laisser échapper leur gaz carbonique; les eaux sulfureuses et ferrugineuses, à s’emparer de l’oxygène de Pair, suivant ce que nous avons dit en traitant des sulfures alcalins et des sels à hase de protoxyde de fer. Dans toutes , les matières organiques se modifient profondément. Par suite de la présence de celles-ci, il n’est pas rare de voir les sulfates qui les accompagnent, éprouver, à la longue, une décomposition qui rappelle celle qu’éprouvent au sein de la terre les sulfates terreux des environs d’Enghien, et comme eux se convertir en sulfures. Les eaux de Luxeuil, de Plombières, paraissent plus spécialement susceptibles d’éprouver ce genre de décomposition. Il est nécessaire que les vases qui servent à les conserver en soient aussi remplis que possible, qu’on les bouche hermétiquement, qu’on remédie à la porosité du liège au moyen de lut ou de toute autre manière, qu’on assujettisse les bouchons avec des ficelles, des fils de fer, des capsules métalliques, etc., et qu’en définitive, on place les vases eux-mêmes dans des lieux frais, à température constante. L’élévation de température ne pourrait que favoriser les réactions; les dilatations et les contractions successives qu’amèneraient des variations de températures, en fatiguant les bouchons, faciliteraient l’introduction de Pair, la déperdition des gaz .

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