DES EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES OU FACTICES
XLVe LEÇON.
Btô €ûtu* mtw'ralctf artificielle ou factices
Les changements de composition que les eaux minérales éprouvent , peut-être dans leurs sources profondes , à coup sûr par l’adjonction accidentelle des eaux superficielles, et surtout leurs nombreuses causes d’altération , ne pouvaient manquer d’en faire tenter l’imitation. L’on y devait en effet trouver plusieurs avantages, ceux notamment de pouvoir les reproduire toujours semblables à elles-mêmes, et préparer en tous lieux, spécialement là où l’on n’aurait pu les faire parvenir, telles qu’elles étaient au sortir de la source ; d’y introduire au besoin une plus forte proportion de principes actifs, même de faire intervenir certaines matières capables de favoriser leur action thérapeutique, ainsi que par exemple, au moyen de l’acide carbonique, on favorise la digestion des eaux chargées de sulfate de magnésie, de sulfate ou de carbonate de fer, en masquant la saveur amère ou styptique de ces sels. îl est vrai que les eaux artificielles devaient offrir l’inconvénient très grave, de ne représenter que d’une manière plus ou moins imparfaite, les eaux naturelles, et parce que l’analyste le plus habile peut tout au plus répondre de n’avoir laissé passer inaperçue aucune des matières que l’état de la science pouvait lui permettre d’y reconnaître, et parce qu’en supposant connue la nature, la proportion de toutes les substances dissoutes, on reste encore dans l’ignorance de leur mode d’association, et parce qu’il existe des corps minéraux qu’on est dans l’impuissance défaire entrer en solution, telle la silice dans les eaux acidulés, et parce qu’enfîn la repro* duction de la glairine, de la barégine et des autres substances organiques , est jusqu’à ce moment restée un problème insoluble.
Néanmoins ne considérât-on les eaux artificielles que comme
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des médicaments spéciaux , analogues seulement aux eaux naturelles, elles rendent à Part de guérir d’assez grands services pour que nous devions étudier avec soin leurs différents modes de préparation.
Les nombreuses formules qu’en donnent les pharmacopées, ont toutes pour objet de faire introduire dans l’eau, et en proportions correspondantes, soit chacun des corps étrangers que l’analyse indique exister dans les eaux naturelles qu’il s’agit d’imiter, soit les corps tout différents dont la mutuelle décomposition au sein du liquide, doit amener la reproduction de ceux que contient cette eau naturelle. S’il arrive que l’on y change volontairement les proportions des éléments, que l’on fasse intervenir des substances étrangères à sa constitution 3 on ne le fait que pour de puissants motifs, assez de causes involontaires concourant déjà à rendre imparfaite toute imitation en ce genre.
On peut rapporter à cinq les méthodes de préparation habitV de tue^ement suivies; la première, applicable à l’eau de mer, à la — * solution pour bain de Baréges du Codex , aux eaux sulfureuses solution de Baréges, de Bagnères de Luchon, de Bonne, de Cautepourbafns. rets, etc., etc. ; à la préparation desquelles on ne fait servir que —de Bagnères’ des sels solubles, incapables de se décomposer mutuellement; et ”"deCetcterets’ aussi à l’eau de Balaruc pour bains, à l’eau de Plombières, dans Eau de^Baiaruc lesquelles on fait au contraire entrer des sels dont quelques-uns p“8’ doivent échanger leurs bases et leurs acides; tels le chlorure de Plombières. ca]cium ? le sulfate et le carbonate de soude, consiste dans la dissolution au moyen de beau, d’une proportion convenable de sels.
Seulement, quand il doit y avoir décomposition, afin que chaque bouteille contienne une même quantité de précipité, que la grande masse d’eau ou toute autre circonstance, finit ensuite par faire disparaître; au lieu d’ajouter tous les sels dans l’eau d’un même vase, on dissout séparément les sels qui doivent donner lieu à la décomposition par leur contact, on introduit dans chaque bouteille un poids ou un volume déterminé d’une des dissolutions, et l’on achèvede rempiiravec l’autre, en ayant le soin d’agiter, au moment du mélange. ae méthode. La seconde méthode, applicable à la préparation de l’eau de