‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 111 sur 228 · DU VINAIGRE DE BOIS · texte numérisé non relu

DU VINAIGRE DE BOIS

Suivant M. Baup, Pon obtient de l’acide acétique aussi pur que le précédent, mais incristallisable et contenant une plus forte proportion d’eau, quoiqu’il soit encore très concentré, en décomposant dans un appareil semblable à celui dont nous venons de faire usage ,

32 parties d’acétate de plomb cristallisé , par 18 — d’acide sulfurique à 66°,

L’acétate en poudre est introduit dans la cornue, l’acide sulfurique ensuite, l’on agite au moyen d’un tube, et l’on chauffe doucement.

La première partie de l’opération est terminée, quand il ne distille plus rien.

Alors, on décante les produits condensés dans une nouvelle cornue, on y délaie 2 parties de bioxyde de manganèse en poudre fine, et l’on procède à une nouvelle distillation.

L’oxyde de manganèse a pour objet de convertir en acide sulfurique, aux dépens d’une portion de son oxygène, l’acide sulfureux que produit souvent la réaction de l’acide sulfurique concentré sur l’acide organique, en outre, de retenir l’acide sulfurique à l’état de sulfate de protoxyde»

De 32 p. d’acétate on retire 14 p. d’acide à 1,069 de densité, (9,1/4 de 'l’aréomètre).

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Le vinaigre de bois, aussi nommé vinaigre pyroligneux, s’obtient en décomposant le bois par la chaleur, dans des cornues ou dans des cylindres en tôle.

De sa décomposition résultent , entre autres produits :

Des gaz, dont on utilise, comme combustibles, l’hydrogène carboné et l’oxyde de carbone.

Des matières empyreumatiques, les unes liquides, les autres solides, que l’on peut également utiliser comme combustibles. (C’est un mélange d’ulmine, de pyrétines, de py relaines et de pyrostéarines. Tome 1er page 306.)

Un liquide volatil , nommé d’abord par M. Taylor qui le découvrit, esprit de bois j plus tard, par MM. Dumas et Peligot,

bihydrate de méthylène; plus tard encore, par M. Liébig, monohydrate de méthyle; en raison de ses analogies avec l’alcool, que les premiers considèrent comme un bihydrate d’hydrogène bicarboné, tandis que M, Liébig le considère comme le monohydrate d’un radical complexe qu’il appelle ethyle; ainsi que nous le verrons en traitant des éthers.

De l’acétone, provenant sans doute de la destruction des acétates préexistants dans le bois;

De l’eau ;

De l’acide acétique en proportion d’autant plus grande, toutes circonstances égales d’ailleurs, que ces bois sont moins résineux, attendu que c’est le ligneux surtout qui le produit.

On sépare la majeure partie des matières empyreumatiques et de l’esprit de bois, par une distillation qui laisse les unes pour résidu, rassemble l’autre dans les premiers produits; on sature la liqueur aqueuse par de la craie, on décompose l’acétate de chaux formé par du sulfate de soude, pour donner naissance à du sulfate de chaux insoluble et à de l’acétate de soude, soluble; on filtre, on fait évaporer et cristalliser. On soumet les cristaux d’acétate de soude à une fusion ignée ménagée, qui charbonne ou volatilise les matières goudronneuses; on les reprend par l’eau, on filtre, on évapore, on fait cristalliser comme précédemment; finalement, on décompose l’acétate par l’acide sulfurique , dans des cornues en verre munies de récipients de même nature , ou en argent.

Obtenu par ce procédé, dont la dernière partie rappelle le mode de préparation de l’acide acétique pur à 1,069 de densité, l’acide acétique est d’autant plus pur, que l’opération a été mieux conduite; d’autant plus concentré, que Facétate était plus sec, et l’acide sulfurique plus concentré lui-même.

Quoiqu’elles produisent toutes de l’acide acétique quand on les décompose par la chaleur, les autres matières végétales ne paraissent pas susceptibles d’être avantageusement substituées au bois.

D’un autre côté, les transformations que l’on fait subir à l’acide acétique, sont indispensables à F obtention d’un produit: de bonne qualité. La saturation directe de la liqueur acide par le carbonate de soude, l’évaporation à ^ccité du sel, et sa dé--

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