DES SAVONS
encore la reproduction possible aux dépens meme de l’émétique, d’une certaine quantité de bitartrate de potasse, susceptible de cristalliser avec lui.
M. Phillips a proposé de faire servir à cette préparation, au lieu d’oxychlorure, du sous-sulfate d’antimoine. Pour obtenir celui-ci, on introduirait une partie d’antimoine en poudre fine et 5 parties d’acide sulfurique à 66°, dans une cornue en grès munie d’un tube destiné à porter sous une cheminée ou dans un vase contenant des matières capables de les absorber, l’acide sulfureux et les vapeurs d’acide sulfurique ; on chaufferait modérément jusqu’à ce qu’il ne se dégageât plus de vapeurs, on retirerait de la cornue le sulfate qu’elle contiendrait, on le laverait à plusieurs reprises à l’eau tiède, de manière à le partager en sulfate très acide soluble, et en sous-sulfate insoluble, d’autant plus basique que les lavages auraient été plus prolongés, finalement l’on sécherait ce dernier à une douce chaleur.
Les phénomènes qui se produisent en adoptant ce procédé, rentrent tout à fait dans ceux que nous venons de signaler.
ïl se produit encore de l’émétique aux dépens de l’oxyde du sous-sulfate, celui-ci est ramené à l’état de sulfate neutre que l’eau transforme en sous-sulfate et en sulfate très acide, et l’on retrouve dans les eaux mères, avec une portion notable d’émétique, de la crème de tartre, du sulfate de potasse, de l’acide sulfurique libre, d’où encore l’obligation de recourir à la craie.
L’avantage qui résulte de ce que la formation du sulfate de chaux, aux lieu et place du chlorure de calcium, ne contribue pas à gêner la cristallisation de l’émétique, est plus que compensé par la lenteur, la difficuité.mêine de la préparation du sous-sulfate d’antimoine.
Mes Savon*,
Nous renverrons, pour ce quiconcerneles savons, quel’on sait constituer de véritables sels dans lesquels les oxydes métalliques sont combinés avec les acides oléique, margarique et quelquefois stéarique, à ce que nous avons dit (tome 1er, page 213 et suivantes) du savon amygdalin , du savon animal et de l’emplâtre simple, seuls composés de ce genre que l’on emploie en pharmacie.
3e procédé.
50e LEÇON.
Bea Cyanure.
Au contact des oxydes métalliques, l'acide cyanhydrique se comporte ainsi que le font les autres hydracides, et notamment, l’acide chlorhydrique. Au lieu de se combiner avec eux, il les décompose, se décompose lui-même, et de cette double réaction résultent de l’eau et des cyanures métalliques correspondant aux chlorures.
D’un autre côté, de même qu’il existe des chlorures doubles, des oxy chlorures , de même il existe des cyanures doubles, des oxy cyanures j la tendance des cyanures à se combiner les uns avec les autres est même extrêmement prononcée.
Ce sont ceux de ces composés qui s’emploient en médecine, à savoir :
Le cyanure de potassium , Le protocyanure de potassium et de fer,
— de zinc, Et le cyanure double de fer proto et
Le bicyanure de mercure , sesquicyanuré ;
Le sesquicyanure d’or,
qui vont nous occuper.
Leurs caractères génériques et spécifiques
Ces cyanures traités par l’acide chlorhydrique, laissent déga ger de l’acide cyanhydrique, reconnaissable à son odeur d’huile volatile d’amande amère, à la propriété de troubler les dissolu-
• lions d’azotate d’argent, dans lesquelles il forme un précipité blanc de cyanure d’argent, soluble dans l’acide azotique con-
centré et bouillant, etc., etc.
Celui de potassium se distingue aisément des autres, en ce qu’il n’éprouve pas d’altération sensible de la part de la chaleur, et d’ailleurs se comporte avec les réactifs, ainsi que le font tous les sels de potasse. Le cyanure de mercure, lorsqu’on le calcine, abandonne son cyanogène, et le métal réduit se volatilise.