DU CYANURE DE POTASSIUM
2(K,2C2Az) -{- FeC4 4- Az2
Cyanure de Quadricarbure Azote, potassium. de fer.
Si la température n’était pas suffisamment élevée , une partie du cyanure de fer resterait indécomposé.
Si le feu, trop brusquement conduit, permettait à une portion du cyanure de potassium d’être mis en liberté, avant que toute l’eau de cristallisation se fût dégagée, une réaction analogue à celle qui a lieu quand on chauffe sa dissolution aqueuse, se produirait; de l’ammoniaque, du formialc de potasse prendraient naissance, puis, î’acide formique serait ultérieurement décomposé; en sorte qu’en définitive, on obtiendrait du cyanure de potassium mélangé de carbonate de potasse et de charbon.
Geiger admet qu’en chauffant trop fortement, l’on peut décomposer une partie du cyanure alcalin, et donner naissance à un composé particulier, tformé de potassium, de fer et de charbon, susceptible de décomposer l’eau avec dégagement de gaz hydrogène. Cette décomposition, que d’ailleurs on ne produit guère dans les fourneaux ordinaires, serait moins à à craindre que l’incomplète décomposition du cyanure de fer.
Le cyanure de potassium bien préparé, donne une solution aqueuse parfaitement incolore; celui qui retient du cyanure de fer, une solution tirant sur le jaune.
Il ne fait pas effervescence avec les acides comme celui qui contient du carbonate de potasse.
Enfin, il ne précipite pas en noir les sels solubles de plomb, comme celui dans lequel la décomposition, par le carbone du cyanogène, du sulfate de potasse qu’aurait retenu le prussiate jaune mis en expérience, aurait introduit du sulfure de potassium.
Cette dernière circonstance, fait sentir la nécessité de commencer par s’assurer de l’absence du sulfate dans ce prussiate jaune. Lorsqu’il en sera exempt, sa dissolution aqueuse produira avec Tom. II. 26
£(K,2C2Az) + Fe,2(OAz)
Cyanure de potassium.
Cyanure de fer.
Cyanure jaune de potassium et de fer.
50e LEÇON.
les sels solubles de baryte , un précipité blanc soluble dans l’acide azotique; dans le cas contraire, le précipité en partie formé de sulfate de baryte, laissera celui-ci pour résidu, quand on le traitera par l’acide azotique.
Pour extraire de la matière noire le cyanure de potassium mélangé au carbure de fer, on peut :
Ou bien introduire dans l’appareil à déplacement de MM. Robiquct et Bouiroo, cette matière grossièrement concassée; lessiver avec de petites quantités d’eau froide; puis évaporer dans le vide, au-dessus de l’acide sulfurique concentré, dans le double but d’éviter l’intervention de la chaleur et le contact de l’acide carbonique;
Ou bien, suivant le conseil de M. Liébig, traiter cette matière noire concassée par l’alcool à 60c=22 Cartier, bouillant ; laisser refroidir; recueillir les cristaux qu’il laisse déposer; et les sécher sous une cloche au moyen d’un corps absorbant.
Toutefois, comme il est fort difficile de prévenir l’altération du produit, alors surtout que l’on opère sur des masses tant soit peu considérables, le mieux est de s’en tenir aux indications du Codex, de n’employer comme médicament que le cyanure mécaniquement séparé du produit de la calcination, en réservant celui qui proviendrait de la matière noire, pour la préparation de quelques autres cyanures.
Cependant, s’il arrivait qu’il ne se fût pas opéré de départ dans la cornue même, il faudrait évidemment avoir recours à l’un de ces procédés, de préférence au second.
Mw Ctytvtt ure de æimc.
Sa
composition.
Zn, 2 (C2Az) = |
Zinc, 403,226 Cyanogène, 329,908
Ses propriétés. Ce cyanure est incolore, inodore, insipide, insoluble dans
l’eau et dans l’alcool , décomposai)! e par une température élevée.
sa préparation. Dissolvez dans l’eau distillée froide: d’une part, du sulfate de zinc purifié, exempt notamment de fer, lequel amènerait la formation d’un cyanure de fer , susceptible de colorer en bleu le pro-
DU BICYANURE BE ME RCC RE.
duit; d’autre part, du cyanure de potassium, exempt de carbonate de potasse et de sulfure de potassium, puisque autrement, il se produirait du carbonate et du sulfure de zinc hydratéqui se mêleraient au cyanure.
Versez peu à peu la seconde solution dans la première, en agitant, et de manière à ce que le cyanure alcalin soit en léger excès, auquel cas les liqueurs seront troublées par l’addition dp sulfate de zinc* 11 se produira du sulfate de potasse soluble, par le report de l’acide sulfurique et de l’oxygène de l’oxyde sur le potassium, et du cyanure de zinc insoluble.
Le dépôt sera lavé, jusqu’à ce que ses eaux de lavage sortent insipides et incapables de troubler l’azotate d’argent, puis séché à la température de — j— 35° environ.
Au lieu de suivre ce procédé, qui est celui du Code?:, on pourrait :
Avec M. Liébig, dissoudre dans l’acide acétique pur du zinc également pur, et verser dans la solution de l’acide cyanhydrique étendu d’eau, tant qu’il se produirait du cyanure de zinc; laisser déposer; laver par décantation, afin d’entraîner tout l’acide acétique déplacé; recueillir le dépôt sur un filtre et le sécher.
Avec MM. Berthemot et Corriol, faire passer au travers de l’eau distillée tenant en suspension de l’hydrate de zinc récemment précipité, de l’acide cyanhydrique en vapeur, tant que celui-ci serait absorbé, mais ce dernier procédé, outre qu’il est peu économique, me semble devoir exposer à produire un mélange de cyanure et d’oxyde, peut-être même, de l’oxycianure.
Si on l’adoptait, il faudrait évidemment employer de l’hydrate parfaitement lavé et privé d’oxyde de fer. Nous avons dit, (pag. 24 9) comment on purifiait le sulfate de zinc; il nous suffira donc d’ajouter, que ce sulfate dissous dans l’eau, étant additionné d’un léger excès de potasse de soude ou d’ammoniaque liquide, laisserait précipiter son oxyde, à l’état d’hydrate.
50e leçon.
Mu HieyaMure fie mercure.
(Prussiate, cyanure de mercure.)
Sa
composition.
Hg,2(C*Ai) = {
Mercure , 1265,800 Cynogène, 329,908
Ses propriétés.
Sa préparation.
Jusqu’à présent, on n’a pu produire le cyanure correspondant au protochlorure.
Le cyanure de mercure est solide, incolore, inodore, de saveur styptique insupportable, très vénéneux, très dense, neutre aux réactifs, soluble dans l’eau, surtout à chaud, peu soluble dans l’alcool, facilement cristaliisabîe en prismes quadrangulaires coupés obliquement, tantôt transparents, tantôt opaques et toujours anhydres.
Il est tout à fait digne de remarque, que les éléments de ce composé sont unis d’une manière tellement intime, que les réactifs les plus puissants deviennent incapables d’y signaler l’existence du mercure. Par exemple, il ne blanchit pas une lame de cuivre à la surface de laquelle on le frotte; il est dissous sans décomposition aucune par la potasse et par la soude caustique; il résiste à l’action des acides sulfurique et azotique. Cettegrande stabilité le fait parfois préférer au bicblorure de mercure, dans la pratique médicale.
Pour le préparer d’après le Codex, on prend :
Bleu de Prusse pur porphyrisé, 4 parties Bioxyde de mercure pur id . 3
Eau 40
On délaie le bleu de Prusse avec l’eau, dans une capsule en porcelaine, ou dans une chaudière en fonte; on ajoute le bioxyde, que l’on a commencé par laver à l’eau chaude, afin de le débarrasser de tout l’acide azotique qu’il aurait pu retenir; on fait bouillir une demi-heure sans cesser d’agiter; si la couleur bleue s’est maintenue très intense, on ajoute de nouveau bioxyde , de manière à ce que le magma présente une teinte rouge mélangée de bleu; à cette époque on jette sur une toile serrée; on laisse égoutter le dépôt; on le lave à l’eau bouillante, ou mieux, on le fait bouillir avec de nouvelle eau; on réunit