ESSAIS DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE
duire la composition, il suffirait de consulter la table suivante dressée par Dawy.
Degré
Quantité d’acide réel
Degré
Quantité d’acide réel
de
contenu dans 100 parties
de
contenu dans 100 parties
Baumé.
d’acide liquide.
Baumé.
d’acide liquide.
On se rappelle que l’acide médicinal marque 22° à l’aréomètre, à— (— 1 5° de température.
Observons que la détermination de la capacité de saturation de l’acide chlorhydrique liquide doit être précédée des essais propres à constater l’absence des autres acides, parce que chaque acide possède une capacité de saturation qui lui est propre, et aussi, que la détermination de son degré ne doit se faire qu’après s’être assuré qu’il ne renferme aucune matière étrangère capable d’altérer sensiblement sa densité.
Cette observation s’applique à tous les cas analogues.
Le sel marin, le sulfate de soude y seraient reconnus en évaporant à siccité, ou mieux encore, afin de se mettre à l’abri des vapeurs, en distillant une certaine quantité d’acide. Le gaz se dégagerait, l’eau se vaporiserait, et les sels fixes resteraient au fond du vase.
Ce sera un chlorure, si le résidu, très fortement calciné pour en séparer les dernières portions d’acide chlorhydrique libre, communique à l’eau la faculté d’être précipitée en blanc, par les sels d’argent (chlorure d’argent); si l’acide sulfurique concentré, en dégage des vapeurs blanches piquantes, que le voisinage d’un tube imprégné d’ammoniaque rend opaques et pesantes. (Page 155.)
Ce sera un sulfate, si la dissolution aqueuse produit avec les sels solubles de baryte un précipité blanc de sulfate de baryte, et si l’acide sulfurique concentré n’en dégage aucune vapeur. (Page 2 13.)
L’acide contenant du chlorure de fer offre presque constamment une légère teinte jaune; lorsqu’on l’évapore à siccité, il laisse un résidu jaune rougeâtre déliquescent, dont la solution
Recherche des sels.
Recherche du 1er.
Rechercli e de l’acide sulfureux.
484 54e leçon»
aqueuse concentrée se comporte avec les réactifs, à la manière du perchlorure de fer, ou plutôt des sels de fer peroxyde. (Page 94.)
Ce môme acide, simplement neutralisé par la potasse, la soude ou l’ammoniaque, présente encore les réactions des sels de fer au maximum, mais moins nettes, parce qu’alors la solution est singulièrement étendue.
En y versantquelques gouttes de cyanurejaune de potassium, sans l’avoir à l’avance concentrée ou neutralisée, et seulement après l’avoir étendue d’eau, afin de prévenir la précipitation du cyanure alcalin à peu près insoluble dans l’acide, il s’y développe une teinte bleue j mais comme l’acide chlorhydrique pur, dans les mêmes conditions, prend également cette teinte, quoique plus lentement ; de telle sorte que la différence repose plutôt sur l’inégalité de temps nécessaire à la production d’un même phénomène, que sur la production de phénomènes distincts, ce dernier essai le cède aux deux autres.
La teinte bleue qui se manifeste au sein de l’acide pur additionné de cyanure jaune, est le résultat de l’altération lente qu’éprouve, au contact de l’air, l’acide cyanhydrique ferruré ou plutôt cyanoferrc, que contient le cyanure jaune et que déplace l’acide chlorhydrique, plus puissant que lui.
La présence de l’acide sulfureux dans l’acide chlorhydrique, est des plus importantes à constater. L’acide impur produirait, par exemple :
Au lieu de protochlorure d’étain (sel d’étain), du sulfure et du bioxyde, par la combinaison, tant du radical que de l’oxygène de l’acide sulfureux avec le métal.
Au lieu de sulfhydrates, des sulfhydrates sulfurés, ou plus exactement des poly sulfures, par suite delà décomposition mutuelle de l’acide sulfureux et d’une portion de l’acide sulfhydrique, en eau et en soufre.
Il induirait en errenr, dans l’essai des chlorures d’oxydes au moyen du procédé que nous verrons bientôt consister dans l’évaluation des quantités d’acide arsénieux nécessaires à la transformation du chlore d’unequantitédonnéede chlorure alcalin, en