ESSAIS I>K L’AMMONIAQUE LIQUIDE
] que, représentés par une quantité d’acide chlorhydrique liquide, capable de neutraliser 2gr, 96 de carbonate de chaux.
Or comme, d’après Davy , l’ammoniaque liquide des pharmacies renferme 19/100 de gaz ammoniac, 100 parties de cette ammoniaque doivent très approximativement saturer 40 parties de gaz chlorhydrique, ou son équivalent d’acide liquide.
Toutefois, en raison de ce que la densité de l’ammoniaque liquide, est d’autant plus faible qu’elle tient en dissolution plus de gaz, contrairement à ce qui a lieu pour la plupart des dissolutions analogues ; en raison aussi de ce qu’il est fort difficile de communiquer artificiellement à un liquide quelconque,* de la légèreté spécifique, quoiqu’il soit très facile de lui communiquer de la densité; on peut conclure son état de concentration, de sa pesanteur spécifique déterminée, soit au moyen de la balance, soit, et plus aisément, au moyen du pèse-alcool.
Alors l’opération se réduit à plonger l’instrument dans une éprouvette remplie d’ammoniaque liquide, à— [— 1 5°, et à noter le point d’affleurement. Il est d’ailleurs facile d’obtenir la température précitée, puisqu’il suffit d’entourer l’éprouvette d’eau à cette température.
Sans la précaution d’opérer à une température constante, la densité des liquides diminuant quand la température s’élève, augmentant quand elle s’abaisse , on risquerait d’attribuer à la présence d’une plus grande proportion de gaz, la diminution de densité qu’entraînerait la seule élévation de température, et réciproquement, à la présence d’une moindre quantité de gaz, l’augmentation de densité produite par l’abaissement de température.
Le Codex prescrit d’employer l’ammoniaque liquide, marquant 22° au pèse-alcool de Baurné, à la température de— )— 1 5° centigrades, ou, ce qui revient au même, d’une densité représentée par 0,9291 , celle de l’eau l’étant par 1000.
Pour faire sentir l’importance de la détermination exacte de la densité, ou du degré de l’ammoniaque liquide, il suffira de
montrer, par la table suivante due à Davv, combien une légère variation de densité entraîne cependant de différences dans les proportions relatives de gaz et d’eau qui la constituent.
Degrés
de
Baumé.
Densité.
Quantité de gaz ammoniaque, exprimée en millièmes du poids de la solution.
Recherche L’azotate de baryte, par la formation d’un précipité blanc de de l’acide , , , . ,, . . ir . .
sulfurique, sulfate de baryte, constatera la presence de l acide sulfurique, et
par suite, celle du sulfate d’ammoniaque.
On ne devra pas négliger de s’assurer de l’insolubilité du précipité dans l’acide azotique, car l’ammoniaque en partie car» bonatée, produit avec les sels solubles de baryte, un précipité blanc de carbonate de baryte, susceptible d’être confondu avec le sulfate, si l’acide azotique qui le dissout avec effervescence, ne l’en faisait immédiatement distinguer.
Recherche ÀSQntour, l’azotate d’argent que l’on sait précipiter l’acide chlorhydrique, chlorhydrique libre ou combiné, partout où il se trouve ; en donnant naissance à du chlorure d’argent d’un blanc mat, insoluble dans l’eau, dans l’acide azotique, et soluble dans F ammoniaque, permettra de constater l’existence de l’acide chlorhydrique ou plutôt celle du chorhydrate d’ammoniaque. Mais, par cela même, que le chlorure d’argent est soluble dans l’ammoniaque; afin de prévenir sa solution au fur et à mesure de sa formation, on commencera par neutraliser l’ammoniaque au moyen d’un acide quelconque, l’acide chlorhydrique excepté.
Le chlorure d’argent n’étant soluble que dans l’ammoniaque caustique, restera insoluble quand celle-ci aura été sursaturée, et tantôt se précipitera sous forme de flocons caillebotés, tantôt ne fera que communiquer au liquide une teinte légèrement opa-