ESSAIS DE L AMMONIAQUE LIQUIDE
line, suivant que la proportion d’acide chlorhydrique sera considérable ou faible.
Observons que, de ce que l’ammoniaque mise en expérience, aurait donné des preuves de l’existence des acides chlorhydrique et sulfurique, il ne faudrait pas se hâter de conclure la présence du sulfate et du chlorhydrate d’ammoniaque, puisqu’en fabrique, l’eau commune employée à la dissolution du gaz, contient des traces de sulfates et de chlorures alcalins.
Aux essais que nous avons relatés, il faudrait ajouter l’évaporation à siccité de l’ammoniaque liquide- les sulfates et les chlorures de l’eau commune étant fixes, resteraient pour résidu, même après calcination , tandis que les sels ammoniacaux volatils disparaîtraient.
Quand on y recherchera le carbonate d’ammoniaque , on y versera de l’eau de baryte, ou mieux, de l’eau de chaux, toutes deux susceptibles, en s’emparant de l’acide carbonique, de produire un précipité blanc d.e carbonate de chaux ou de carbonate de baryte, soluble dans Pacide azotique.
C’est parce que la chaux, dont le sulfate est plus soluble qu’elle ne l’est elle-même, ne présente pas, comme la baryte, l’inconvénient de précipiter à la fois Pacide carbonique et Pacide sulfurique; que Pon préfère Peau de chaux à Peau de baryte. Elle n’oblige pas, comme celle-ci, à préciser la nature du dépôt, au moyen de Pacide azotique.
La recherche des matières empyreumatiques consistera :
Soit à placer une petite quantité d’ammoniaque liquide dans ja paume de la main, à Py laisser évaporer, afin de pouvoir saisir Podeur d’empyreume , après que celle de l’ammoniaque moins persistante, aura disparu ; soit à sursaturer l’ammoniaque par l’acide sulfurique étendu, puis à évaporer à siccité.
L’ammoniaque pure fournit pour résidu un sel incolore et sans odeur d’empyreume, l’ammoniaque impure, un sel plus ou moins coloré, d’odeur plus ou moins empyreumatique.
On a conseillé de sursaturer l’ammoniaque par l’acide sulfurique concen tré, admettant que cet acide ne colorait pas l’ammo" iliaque pure, et colorait l’ammoniaque empyreumatique, par suite
Recherche de l’acide carbonique:
Recherche des matières empyreumati ques»
50e LEÇON.
de la réaction qu’il exerce sur presque toutes les matières organiques j mais le peu d’altérabilité des huiles pyrogénées, leur faible proportion , rendent cette épreuve fort incertaine ; souvent leur décomposition n’a pas lieu , ou ne produit pas une coloration sensible.
Si l’on pensait devoir tenter ces réactions , on devrait verser l’ammoniaque dans l’acide sulfurique, afin que celui-ci pût réagir plus profondément sur les matières empyreumatiques, et l’y verser goutte à goutte, afin que l’élévation de température produite au moment du contact d’une masse d’ammoniaque et d’acide, 11e pût, en dégageant instantanément un volume considérable de gaz, projeterune partie du mélange, par suite blesser l’opérateur.
LVle LEÇON.
Csentô î»u furmi’ü , t>c l’Juimre be uotassium , bu Sel marin , bu prof ocljlorure h mercure, brs Cljlorures b’orubes, bes Carbonates h magnésie et be plomb, bu Sulfate be magnésie, bu |jJi)ospi)ate be soubc , be la |3ierre infernale.
Æssfsis «7«c
La brique pilée, le peroxyde de fer, le soufre doré , sont les matières les plus ordinairement employées à sophistiquer le kermès ; celui surtout que l’on emploie dans la médecine vétérinaire.
La brique pilée s’y reconnaît aisément, en traitant par l acide
ESSAIS DE i/lODURE DE POTASSIUM.
chlorhydrique concentré et bouillant le kermès qui en contient; Recherche elle reste pour résidu, tandis que le sulfhydrate d’antimoine perd e piiée.qUe son acide sulfhydrique qui se dégage, et passe à l’état de chlorure d’antimoine, soluble dans l’excès d’acide.
Le peroxyde de fer se reconnaît, à son tour, à l’aide d’un procédé semblable à celui qui déjà nous a servi à découvrir son me- de tal dans l’antimoine.
On traite à chaud le kermès par l’acide chlorhydrique; l’oxyde de fer et l’antimoine se dissolvent; l’on concentre les liqueurs en consistance sirupeuse, dans le but de séparer l’excès d’acide; on verse le produit dans une grande quantité d’eau, afin de précipiter la majeure partie de l’antimoine à l’état d’oxychlorure ; on filtre, et, dans la liqueur retenant tout le fer et un peu d’antimoine, on fait passer un courant de gaz sulfhydrique. Il ne précipite que l’antimoine,5 en sorte que la nouvelle liqueur essayée par les réactifs, indique d’une manière nette la présence du fer,
M. Yogel propose d’employer à la recherche du soufre doré, du soufre doré, l’un des procédés suivants :
1° De traiter à chaud le kermès par 8 fois environ son poids d’essence de térébenthine, et de filtrer; s’il est pur, il ne cède rien à l’essence, il ne la colore même pas; s’il est mélangé de soufre doré, il la colore en jaune orangé, et lui cède du soufre que le refroidissement fait se déposer sous forme de petits cristaux aiguillés;
2° De le traiter à froid par l’ammoniaque à 0,931 de densité ”20° B.; le kermès pur ne la colore pas, le kermès mélangé de soufre doré la colore en jaune foncé.
On peut se rappeler que ce sont précisément les moyens dont nous nous sommes servis pour distinguer le kermès du soufre doré, mais alors avec plus d’avantages, parce que l’existence si multanée des deux corps, ne pouvait, comme ici, troubler les résultats.
JE&sais ەe VloUwre %Me potassimn.
La forme cristalline tout à fait analogue de cet iodure et du chlorure de sodium, tous deux susceptibles de cristalliser en
Procédé de Robiquet.
506 56e leçon.
cubes se disposant de manière à former des espèces de trémies; le prix comparativement faible du second, font que souvent on les mélange.
Deux procédés, l’un dû à Robiquet, l’autre à Sérulias, permettront de constater la fraude.
Robiquet, après avoir isolément calciné de l’iodure de potassium pur, et l’iodure qu’il supposait falsifié, afin de les obtenir tous deux parfaitement secs, en dissolvait des poids égaux dans des quantités égales et très petites d’eau distillée, introduisait les deux dissolutions dans des petites cornues tubulées à l’émeri, versait dessus des poids égaux aussi d’acide azotique pur, puis chauffait, en ayant le soin de maintenir les récipients à une basse température.
L’acide azotique cédait une partie de son oxygène au potassium, et de là de l’azotate de potasse fixe et de l’iode volatil* Celui-ci était recueilli aussitôt que la décoloration complète du résidu avait eu lieu , fortement comprimé entre des feuilles de papier non collé, et pesé.
Des poids égaux d’iodureau même état de pureté, décomposés dans des conditions semblables, ne pouvant que fournir des poids égaux d’iode; l’iodure essayé était considéré comme fraudé, quand la proportion d’iode fournie par lui restait très sensiblement inférieure à celle fournie par l’iodure type.
i atome d’iodure de potassium est formé de :
1 atome de potassium, pesant 489,946 et de 2 atomes d’iode, 1579,700
Ce qui revient à dire, que 100 d’iodure devront donner 75, 8 4 d’iode.
Ce procédé offre l’inconvénient d’obliger à recueillir la totalité de l’iode, chose fort difficile ;• mais on se peut mettre à l’abri des erreurs que pourrait entraîner sa déperdition , en s’assurant de l’absence du chlorure dans le résidu de l’opération.
 cet effet, on calcinerait fortement le résidu, afin d’en séparer tout l’acide azotique et les dernières portions d iode libre 5 on le dissoudrait dans l’eau , et l’on verserait dans la dissolution