ESSAIS DE L IODURE DE POTASSIUM
de l’azotate d’argent. L’iodure pur n’ayant fourni pour résidu que de l’azotate de potasse, le sel d’argent ne troublerait pas la liqueur; dans le cas contraire, le résidu se composant d’azotate et de chlorure, le sel d’argent la troublerait.
Observons qu’il serait bon aussi, de constater la solubilité complète du précipité argentique dans l’ammoniaque; car, si, par une cause quelconque, une portion de l’iodure fût restée indécomposée, sa réaction sur l’azotate d’argent aurait produit de l’iodure d’argent insoluble, et, sous ce rapport, susceptible d’être confondu avec le chlorure, si l’on n’avait point égard à cette différence, savoir :
Que le chlorure est soluble et l’iodure insoluble dans l’ammoniaque caustique.
Le procédé de Seruîlas, repose précisément sur l’insolubilité de l’iodure, et sur la solubilité du chlorure d’argent dans l’ammoniaque.
Il est très exact, d’un emploi facile, mais dispendieux, en raison même du prix élevé du réactif.
Sérullas dissolvait dans l’eau distillée un poids connu d’iodure de potassium sec, versait dans la liqueur un léger excès d’azotate d’argent, laissait former le dépôt composé de chlorure et d’iodure d’argent, décantait le liquide surnageant et le remplaçait par de l’ammoniaque liquide. Au bout de quelques instants de contact, pendant lesquels il avait agité le mélange, il laissait déposer de nouveau, remplaçait à son tour l’ammoniaque plus ou moins saturée de chlorure d’argent , par de nouvelle ammoniaque; répétait ces traitements jusqu’à ce que la solution ammoniacale ne laissât plus précipiter de chlorure par l’addition de l’acide azotique en excès, recueillait le résidu exclusivement formé d’iodure, le séchait, le pesait, et, de sa quantité, concluait par le calcul, le poids d’iodure correspondant.
100 parties d’iodure de potassium pur fourniront 141 — d’iodure d’argent.
Dans le cas où il y aurait perte, celle-ci représenterait le poids du chlorure; mais, pour être plus certain encore de sa présence, on n’aurait qu’à réunir les liqueurs ammoniacales, qu’à les sur-
Procédé de Sérullas.
56e LEÇON .
saturer par l’acide azotique, qu’à recueillir le chlorure d’argent qu’elles laisseraient déposer, et finalement, qu’à déduire par le calcul, du poids du chlorure d’argent obtenu, le poids du chlorure de sodium de la décomposition duquel il proviendrait.
Un atome de chlorure d’argent pèse 1794,25 — — de sodium — 733,55
100 parties de chlorure d’argent représenteraient, par conséquent, 40,89 de chlorure de sodium.
JEssn I# cïïw CMor wre tMe soiMqmbm.
(Sel marin.)
Le sel marin du commerce, a différentes origines, il provient :
De l’exploitation des mines de sel gemme, de l’évaporation des eaux de la mer et de certaines sources salées ;
Du traitement des soudes de varechs dont on extrait l’iode ;
De la fabrication de l’azotate de potasse ou salpêtre, et parce que les matériaux salpêtres en renferment naturellement, et parce qu’il s’en produit durant l’opération.
Le sel gemme est très sensiblement pur, le sel des eaux de la mer, auquel on peut assimiler celui des sources salées, contient quelquefois
De l’iodure de sodium, du chlorure de potassium, du sulfate et du chlorhydrate de magnésie, du sulfate de chaux, même du carbonate de chaux et du sable , provenant du sol sur lequel les tas de sels ont été déposés.
Toutefois, lorsqu’il renferme ces sels étrangers, la proportion en est tellement faible, qu’il faut, par exemple, pour y trouver des traces sensibles de potasse, de magnésie ou d’iode , commencer par en faire dissoudre 5 ou 6 kil. dans l’eau, en retirer par évaporation et cristallisation les 1 1/1 2 environ, etconcentrer dans le dernier douzième, la totalité des sels de magnésie et de po~ tasse, la totalité de l’iodure alcalin précédemment répartie dans toute la masse.
Au contraire , le sel marin des soudes de varechs, et celui dessalpctriers, renferment, on peut dire constamment, le premier, de l’iodure et du chlorure de potassium, du sulfate de potasse sans sels de magnésie (ceux-ci n’ayant pu exister con~