ESSAIS DE PROTOCHLORURE DE MERCURE
La décomposition de cet iodure par le chlore qui le décolore, motive la recommandation que nous avons faite, de n’ajouter le chlore qu’avec une extrême précaution.
Que si l’on tenait à préciser la proportion d’iode ou plutôt d’iodure; comme les procédés analytiques précédemment décrits (page 506), pour déterminer les proportions d’iodure et de chlorure alcalin mélangés, seraient rendus impraticables par Fini possibilité de recueillir en totalité la très minime proportion d’iode qui serait mis à nu ; ou par la dépense considérable qu’exigerait l’emploi du sel d’argent, nécessaire à la précipitation d’une masse considérable de chlorure, on commencerait par éliminer le plus possible ce dernier sel.
On placerait la masse saline dans un entonnoir, au-dessus d’une masse de coton; on la lessiverait avec de l’alcool à 36° destiné à dissoudre l’iodure; on évaporerait à siccité la dissolution alcoolique; on reprendrait le produit de l’évaporation par l’alcool anhydre , afin d’éliminer la petite quantité de chlorure dissous par l’alcool aqueux; on étendrait d’eau la nouvelle liqueur filtrée, on la ferait chauffer pour dissiper l’alcool; puis enfin, on la précipiterait par l’azotate d’argent.
Le précipité d’iodure d’argent à l’état d’hydrate, traité par l’ammoniaque liquide, afin, au besoin, de séparer le chlorure d’argent qui se serait formé, puis lavé, desséché et pesé , ferait connaître le poids de l’iodure de sodium.
L’atome d’iodure d’argent pèse 2931,1 — — de sodium — 1870,4
Donc, 100 parties d’iodure d’argent représenteraient 63P,Y diodure de sodium.
Dans le calcul, il faudrait remplacer le poids atomique de l’iodure de sodium, par le poids atomique de l’iodure de potassium, si, comme le pensent quelques chimistes, l’iode dans le sel marin était combiné, non pas avec le sodium, mais avec le potassium.
JEssmis Mm metrewre»
Dans le protochlorure de mercure en masse, le pharmacien n’aura guèreà constater que l’absence du bichlorure qu’il est ra-
- 56e LEÇON.
Rechei Ohe du bichlorure .
Recherche <Ui sulfate de baryte.
tionnel d y supposer, puisque ce protochlorure se prépare presque exclusivement/en chauffant le bichlorure, avec un poids de mercure égal à celui qu’il contient déjà.
Il traitera le protochorure préalablement pulvérisé, par beau distillée bouillante, destinée à dissoudre le bichlorure, filtrera, et dans la liqueur versera de l’ammoniaque liquide, ou de l’eau de potasse.
La liqueur ne sera pas troublée si elle est exempte de bichlorure ; elle le sera dans le cas contraire, et produira :
Avec l’ammoniaque, un précipité blanc de chlorure ainmoniaco mercuriel, avec la potasse, un précipité jaune d’hydrate de bioxyde de mercure (page 116).
Dans le protochlorure en poudre , le pharmacien devrait rechercher, outre le bichlorure, certaines matières pulvérulentes étrangères, spécialement le sulfate de baryte.
La matière étant fortement chauffée dans un creuset en terre ou dans un têt, en évitant de rester exposé à scs vapeurs, le prolochlorure serait volatilisé, le sulfate fixe et indécomposable parla chaleur, resterait pour résidu.
Essais des Vhiorures ds©æp$3es.
Les chlorures de soude, de chaux, étant des mélanges de chlorures d’oxydes et de composés tout différents, ainsi que nous l’avons fait voir page 20 î.
Il est indispensable que le pharmacien détermine leur richesse, ou plus exactement la proportion de chlorure d’oxyde réel qu’ils renferment.
Pendant longtemps on a fait servir à cet usage une dissolution d’indigo dans l’acide sulfurique. On ajoutait à cette dissolution le chlorure de soude, ou la dissolution aqueuse de chlorure de chaux, et l’on accordait au chlorure mis en expérience, une richesse d’autant plus grande, qu’il décolorait davanlage de sulfate d’indigo.
Mais, comme il est fort difficile de saisir le moment précis où l’action décolorante du chlore sur l’indigo cesse de s’exercer, comme la composition de l’indigo varie, comme surtout sa dis-