‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 162 sur 228 · ESSAIS DE L'AZOTATE OU NITRATE D’ARGENT FONDU · texte numérisé non relu

ESSAIS DE L'AZOTATE OU NITRATE D’ARGENT FONDU

de faire connaître le poids du carbonate de soude* serait donné par la différence, entre la somme connue d’avance du phosphate, du sulfate, du carbonate de baryte réunis, et la somme du phosphate et du sulfate. On pourrait, d’ailleurs, obtenir directement le carbonate de baryte, en décomposant par un carbonate soluble, la dissolution dont l’ammoniaque aurait précipité le phosphate.

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L’une des fraudes qu’il importe le plus au pharmacien de constater, et en raison du prix très élevé de la matière première, et en raison de la perte d’énergie qu’en éprouverait le médicament, est celle que l’on fait subir à la pierre infernale. Cette fraude, qu’on n’aurait guère pu prévoir, consiste à introduire dans le sel d’argent, au moment de le couler dans la lingotière, de l’azotate de potasse.

Pour la constater, on s’y prendra de la manière suivante :

On dissoudra le sel d’argent dans l’eau distillée; on ajoutera à la dissolution un léger excès d’acide chlorhydrique pur; on filtrera pour séparer le chlorure d’argent formé, et l’on évaporera les liqueurs.

L’azotate d’argent pur ne laissera pas de résidu , l’azotate d’argent mélangé d’azotate de potasse, le laissera pour résidu.

Bien entendu qu’il ne faudrait pas remplacer l’acide chlorhydrique nécessaire à la précipitation du métal, par le chlorure de sodium. En effet, l’excès de chlorure alcalin et l’azotate de soude, résultant de la double décomposition des deux sels, resteraient pour résidu, alors même que l’azotate d’argent serait pur.

L’expérience étant supposée convenablement faite, le poids du résidu représentera le poids du sel frauduleusement ajouté, et comme contre-épreuve, le poids du chlorure d’argent représentera celui de l’azotate ;

Un atome de chlorure d'argent pesant 1794,350 répond à un atome d’azotate — 3128,096

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donc, 100 parties d’azotate d’argent devraient fournir 84 p. 31 de chlorure.

Que, si l’on voulait rechercher le cuivre dans la pierre infernale, par suite de l’emploi d’un argent impur, et de l’imparlaite séparation de l’azotate de cuivre par voie de cristallisation, on essaierait sa solution aqueuse par l’ammoniaque, leprussiate ferrugineux de potasse et par une lame de fer, soit directement, soit, et mieux, après avoir préalablement précipité l’argent au moyen de l’acide chlorhydrique, ou du chlorure de sodium. A cet égard, il esta remarquer, que la très facile décomposition de l’azotate de cuivre par la chaleur, en détermine presque toujours la décomposition j de telle sorte, qu’on est en réalité plus exposé à rencontrer la pierre infernale mélangée d’oxyde , qu’on ne l’est à la rencontrer mélangée d’azotate de cuivre.

L’oxyde reste indissous, quand on traite par l’eau l’azotate argentique, et c’est seulement en recueillant le dépôt sur un lil tre, lavant celui-ci à l’acide azotique faible, qui dissout l’oxyde resté à sa surface, qu’on parvient à l’aide des réactifs, à signaler la présence du métal étranger.

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