ESSAIS DE L'ACIDE ACETIQUE
LVIIe LEÇON.
€00010 î>es 2tciî>c0 acétique, 0uccimque, osalique, citrique, njaiiljuîiriqite ; ïre la iHarpl)ine Ire la Stryd)iihtf , ï>u Sulfate lie quinine.
Æssais rte i’Acirte acétique •
Un acide, dont les usages en pharmacie sont extrêmement nombreux, et dont, pour ce motif, il nous importe beaucoup de déterminer et la pureté, et l’état de concentration, est l’acide acétique.
Nous savons que le pharmacien l’emploie sous quatre états différents : A l’état de vinaigre radical, c’est-à-dire, provenant de la décomposition par la chaleur de l’acétate de cuivre.
A l’état de vinaigre de bois ou d’acide pyroligneux, c’est-àdire, provenant de la distillation du bois. '
A l’état de vinaigre proprement dit, c’est-à-dire, provenant de la fermentation acide des vins.
Enfin, à l’état de vinaigre distillé, c’est-à-dire, provenant de la distillation du précédent.
Sous ces différents états, mais plus particulièrement sous les trois premiers; car le vinaigre distillé ne contient guère d’autre substance étrangère que de l’eau additionnelle; il est fréquemment, dans le commerce, l’objet de substitutions et de mélanges frauduleux.-
Le vinaigre radical est remplacé par du vinaigre de bois d’une valeur commerciale infiniment moindre. On reconnaît la substitution, à l’absence de l’esprit pyroacétique (acétone). On doit, en effet, se rappeler que l’acétate de cuivre décomposé par la chaleur fournit outre l’acide acétique, de l’acétone qu’on ne retrouve pas, dans les acides obtenus de la décomposition des acétates par l’acide sulfurique.
Essai
vinaigre
radical.
Après avoir très exactement saturé le liquide au moyen de la chaux, de la potasse, de la soude ou de leurs carbonates, on l’introduit dans un appareil distiîlatoire, et Ton chauffe à 75°, 80° au plus. L’acétate formé, reste dans la cornue avec la majeure partie de l’eau, tandis que l’acétone, incapable de contracter union avec les bases, et volatil vers 60°, passe dans les récipients et s’y condense sous forme de liquide, dont l’odeur toute caractéristique, est rendue d’autant plus sensible, qu’elle cesse d’être masquée par celle de l’acide acétique.
À la température de — |— 15°, la densité du vinaigre radical ne doit varier que de 1,075 à 1,087 (10 ou 1 1 degrés Baumé) : une densité inférieure indiquerait, qu’il est étendu d’eau.
Essai L’acide pyroligneux ou vinaigre de bois, parfois aussi appelé dUdeïffire vinaigre de Mollcrat, du nom du fabricant qui, le premier, l’a versé en grande quantité dans le commerce, peut contenir :
1° des proportions variables d’acide réel et d’eau, moins par suite de l’addition frauduleuse de celle-ci, que parce qu’on ne parvient à l’obtenir convenablement concentré, qu’à l’aide de précautions qui auraient été négligées;
2° De l’acétate et du sullate de soude, soit qu’on les y ait fait dissoudre, pour en augmenter la densité, et, par suite, induire en erreur sur sa véritable richesse; soit qu’ils aient passé, de la cornue dans laquelle s’opère la décomposition de l’acétate de soude par l’acide sulfurique, dans les récipients ;
3° De l’acide sulfurique, que l’on y aurait ajouté dans le but de le faire paraître plus fort, ou qu’auraient entraîné les vapeurs aqueuses et acéteuses ;
4° De l’acide sulfureux, provenant surtout de la décomposition partielle de l’acide sulfurique, par les matières empyreumatiques qu’une purification imparfaite laisse dans l’acétate* DétemnnaUon Les procédés que nous avons précédemment décrits, en traitioniéeicifle lant ^es mo}ens déterminer la capacité de saturation des acides minéraux, feront connaître l'exacte proportion d’acide réel contenu dans l’acide hydraté, pourvu que l’on ait à l’avance, constaté l’absence de tout acide étranger.