‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 166 sur 228 · ESSAIS DE L’ACIDE CITRIQUE · texte numérisé non relu

ESSAIS DE L’ACIDE CITRIQUE

elle ne répandra que l’odeur ordinaire des matières organiques en décomposition ignée.

Qu’on la dissolve dans une petite quantité d’eau distillée, et que dans la solution concentrée, on verse de la potasse caustique en quantité insuffisante pour produire la saturation;

La liqueur ne sera pas troublée si l’acide citrique est pur; le citrate acide formé étant très soluble, elle le sera, et produira des cristaux blancs grenus, brûlants avec l’odeur du tartre, si l’acide tartrique intervient, parce que le bitartrate extrêmement peu soluble se précipitera en partie.

Enfin, que l’on dissolve l’acide dans l’eau, qu’on neutralise exactement sa dissolution par un carbonate alcalin, et que, dans la liqueur, on verse du chlorure de calcium liquide;

Le citrate de chaux résultant de la double décomposition, restera en solution, pour ne se précipiter qu’à la température de l’ébullition, tandis que letartratede chaux se précipitera. (Gay- Lussac.)

Ce serait un moyen facile de séparer l’un de l’autre, ces deux acides si fréquemment mélangés dans les végétaux.

Pour constater l’existence de l’eau additionnelle dans le suc de citrons, on devra : d’une part , en déterminer la densité, en partant de cette donnée, qu’année commune, la densité du suc de bonne qualité ne varie que de 1 ,0312 à 1,0625. (Payen.)

D’autre part, déterminer sa capacité de saturation, en se rappelant que le suc de bonne qualité sature 1/9 environ de son poids de carbonate de potasse pur et sec. (Bussy et Boutron.)

Les variations de densité et de capacité de saturation, qui pourraient résulter, de ce que les citrons auraient été recueillis plus ou moins mûrs, dans des années plus ou moins sèches, se maintiennent dans des limites assez restreintes qui se trouvent de beaucoup dépassées, quand le fraudeur ajoute de l’eau en quantité telle, qu’elle lui soit véritablement profitable.

Les matières acides étrangères dont on est autorisé à rechercher l’existence dans le suc de citrons , sont principalement les acides sulfurique, chlorhydrique, acétique, tartrique, le suc de verjus, etc.

Essais du suc de citrons.

Recherche de l’eau additionnelle.

Recherche des acides sulfurique et chlorhydrlqne.

Recherche de l’acide acétique.

Recherche de l’acide tartrique.

du suc de verjus.

534* 57e leçon.

Les azotates de baryte et d’argent, réactifs ordinaires des acides sulfurique et chlorhydrique, signaleront leur présence, alors du moins que les précipités de sulfate de baryte et de chlorure d’argent seront quelque peu abondants ; car, il ne faut pas oublier que le suc de citron renferme des traces de sulfates et de chlorures.

Pour l’acide acétique, ou bien on distillera le suc, afin de volatiliser l’acide acétique reconnaissable à son odeur, ou bien, on le saturera au moyen de la craie, de manière à obtenir du citrate de chaux insoluble, et de l’acétate, soluble. En filtrant puis évaporant, les liqueurs fourniraient pour résidu l’acétate dont l’acide sulfurique dégagerait de l’acide acétique.

Si l’on supposait aux matières extractives restées dans les liqueurs, la faculté d’empêcher de distinguer nettement l’odeur de l’acide acétique, au lieu d’évaporer à siccité et de se contenter de verser l’acide sulfurique sur le produit de l’évaporation, on reprendrait celui-ci par l’alcool destiné à dissoudre l’acétate calcaire à l’exclusion des matières extractives, et l’on verserait l’acide sur le produit de l’évaporation de la solution alcoolique.

Recherche-t-on l’acide tartrique? on concentre le suc de citron de manière à le ramener au sixième de son volume primitif; puis, quand il est parfaitement refroidi, on y ajoute quelque peu de potasse, abn de produire, s’il y a lieu, des cristaux de bitartrate.

Pour le suc de verjus, dont l’addition aurait introduit avec l’acide tartrique libre, le bitartrate de potasse que renferment naturellement les raisins, on concentre et on laisse refroidir. Le bitartrate se dépose sur les parois du vase évaporatoire, sous forme de petits cristaux plus ou moins colorés, brûlant en répandant l’odeur caractéristique qui leur est propre, et qui, pressés entre la paroi de la capsule et l’ongle, paraissent durs et grenus.

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L’acide cyanhydrique est, sans contredit, de toutes les substances usitées en pharmacie, la plus active, puisqu’à l’état anhy-

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