ESSAIS DU SULFATE DI QUININE» SU
ment, âu moyen de la trituration avec F eau froide aiguisée d’acide sulfurique, ou de son traitement par l’alcool bouillant. Ces véhicules laissent l’amidon pour résidu. (Voir ses propriétés tome 1, page 49.)
L’acide borique, très sensiblement insoluble dans l’alcool , et complètement fixe, reste au fond du vase, quand on traite par l’alcool bouillant, ou quand on calcine, du sulfate de quinine qui en contient ; on sait d’ailleurs qu’il est vitrifiable, peu soluble dans l’eau froide, très soluble dans l’eau bouillante, et que par le refroidissement, il s’en dépose sous forme de lames.
La salicine enfin, communique au sulfate de quinine la propriété d’être coloré en rouge de sang, par l’acide sulfurique concentré.
Si l’on supposait Fexistence du sulfate de cinchonine, que son peu d’empioi aurait engagé le fabricant à mélanger au sulfate de quinine, on dissoudrait le sel dans une petite quantité d’eau distillée très légèrement additionnée d’acide sulfurique, on saturerait l’excès d’acide au moyen de l’ammoniaque, et dans la solution ainsi concentrée et neutralisée, l’on verserait une solution saturée de phosphate de soude.
Il y aurait échange de bâses, échange d’acides, formation de phosphate de cinchonine très soluble, et de phosphate de quinine peu soluble; on filtrerait; la presque totalité de la quinine resterait sur le filtre, tandis que la cinchonine passerait avec les liqueurs.
Celles-ci, sursaturées par l’ammoniaque, la laisseraient précipiter, et dès lors, elle pourrait être recueillie et soumise aux expériences comparatives destinées à bien établir sa nature, spécialement à la distinguer de la quinine. (Voir page 424.)
Recherché de l’acide borique.
Recherche de la salicine.
Recherche du sulfate de cinchonine.
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L VIIIe LEÇON.
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A certaines époques., et notamment durant la guerre continentale de 1804 à 1810, le prix du sucre, que Ton ne savait pas alors extraire des betteraves, etque l’on tirait exclusivement des colonies, s’étant grandement élevé sur le continent il n’était pas rare de rencontrer dans les sucres bruts ou cassonnades, outreles débris de végétaux etles matières terreuses qui laissent une mauvaise fabrication, de l’amidon , de la farine, du sulfate dépotasse, et plus fréquemment encore, du sucre de lait que son aspect grenu, sa solubilité dans l’eau, sa saveur sucrée, y faisaient mélanger de préférence.
11 n’est guère à craindre que de semblables fraudes se reproduisent, aujourd’hui que les variations de prix de la matière première sont forcément très bornées; car elles seraient assez peu profitables; maintenant surtout que l’emploi très répandu du sucre raffiné, les rend pour la plupart, à peu près impossibles.
On n’a pas davantage à redouter que le sucre retienne une portion notable de la chaux employée à la défécation des sucs de canne et de betterave, parce que les fabricants, beaucoup plus habiles qu’ils ne l’étaient alors, ne font servir à ces opérations que la quantité de chaux strictement nécessaire, non pas pour éviter la transformation, sous l’influence des alcalis, du sucre cristallisable en sucre incristailisable, puisque cette transformaticn n’a pas lieu (Pelouze); mais pour prévenir la perle qu’entrainerait la formation de composés de sucre et de chaux.
En effet, comme ces combinaisons sont moins solubles à chaud