ESSAIS DE L’HUILE D OLIVE
son extrémité G, vient à son autre extrémité, communiquer avec le pivot de l’aiguille, tandis que sur un de ses points en H, se trouve soudée une lige également métallique, relevée, et portant à son sommet, à la hauteur de l’aiguille aimantée , un disque vertical L, semblable à celui que celle-ci porte elle-même.
5° D’un plateau en résine lï, susceptible de tourner autour du pied K;
6° Et enfin, d’une cloche en verre dont l’objet exclusif est de préserver l’aiguille des courants d’air qui pourraient la faire mouvoir.
Après avoir tourné le plateau II, jusqu’à ce que le disque L fût venu se placer au contact du disque B', au repos dans la direction du plan magnétique, et après avoir versé dans le godet G, une certaine quantité d’huile d’olive; on mettrait celle-ci en communication avec la pile en activité, au moyen d’un fil métallique que l’on y ferait plonger. L’électricité se communiquant aux deux disques, les électrisant de la même manière, les éloignerait l’un de l’autre d’une quantité que le cercle divisé permettrait d’estimer, et qui, dans le cas présent, équivaudrait à une seule division. Au contraire, dans les mêmes conditions, l’huile de pavot iaisseraitl’aiguille dévier de 675 divisions; et des mélanges amèneraient des déviations comprises entre ces deux extrêmes.
En considérant que les expériences de ce genre ne pouvaient avoir tout le succès désirable qu’autant
Que la tension de la pile se maintiendrait la même, des quantités variables d’électricité développée par elle, faisant varier la déviation de l’aiguille;
Que le temps nécessaire à la production de cette déviation serait le même; dans des temps différents, des corps inégalement conducteurs de l’électricité , pouvant produire des déviations égales;
Que les couches d’huile interposées entre la pile et l’aiguille aimantée, seraient égales en épaisseur; des couches inégalement épaisses d’une même huile pouvant, dans un temps donné, amener des déviations différentes;
Que les huiles seraient au même état hygrométrique; d’après
M. Rousseau, les huiles parfaitement privées d’humidité perdant tout pouvoir conducteur.
En considérant surtout que, d’après encore ce très ingénieux expérimentateur la stéarine d’huile d’olive ne conduit nullement le fluide électrique, que son oléine conduit au contraire très sensiblement, d’où la conséquence que l’huile d’olive vierge, obtenue par expression à froid , plus chargée qu’elle est d’oléine que l’huile d’olive ordinaire, obtenue par expression à chaud; pourrait conduire mieux l’électricité que ne le ferait celle-ci, cependant mélangée d’une petite proportion d’huile de pavot;
J’avais toujours pensé et professé, que le diagomètre ne deviendrait jamais un instrument pratique. Les résultats qu’il vient de fournira MM. Blondeau et Soubeiraa ont pleinement confirmé mes prévisions.
Procédé M. Poulet verse dans des tubes gradués renfermant des volûmes égaux, ceux-ci d huile d olive pure, ceux-là d’huile de pavot; ceux-là encore, d’huile à essayer, un douzième du poids de ces huiles, d’une dissolution mercurielle obtenue en faisant dissoudre à la température ordinaire, 6 p. de mercure dans 7°, 5 d’acide azotique à 38° et par suite, formée d’un excès d’acide azotique, d’un peu d’acide hypoazotique, de proto et de deutoazotate de mercure.
Il agite, puis abandonne les mélanges à eux-mêmes pendant 4 ou 5 heures en hiver, 6 ou 7 en été, avec le soin de les agiter de temps à autre, durant les deux premières heures.
L’huile d’olive pure se solidifie complètement, l’huile de pavot reste liquide; l’huile falsifiée laisse venir à sa surface un volume d’huile liquide d’autant plus considérable, qu’elle était plus impure.
Ce procédé, que sa remarquable simplicité met à la portée de tout le monde, permet de constaterla présence d’un 10e d’huile de pavot, celle même d’une moindre proportion quand on en a l’habitude, parce que déjà la consistance du produit est notablement diminuée. On ne peut guère aller au delà; la partie liquide disparaissant alors au milieu de la masse solidifiée, et
essais de l’huile d’olive. 567
les moyens manquant, de mesurer le plus ou moins de consistance des produits.
Son grand inconvénient provient de ce qu’il oblige à faire usage de la dissolution, aussitôt que le mercure est dissous; sans cette précaution, la constitution du réactif change, sans même qu’il y ait cristallisation , dès lors son effet devient incertain et parfois même nul.
D’après MM. Soubeiran et Blondeau, l’huile pure acquerrait une consistance assez ferme, pour rendre un son manifeste en la frappant avec une tige en verre; l’huile au 20e, une consistance variable entre celle du suif et celle de l’axonge; l’huile au 10e, la consistance de l’huile d’olive figée.
Quant à M. Félix Boudet, partant des observations par lui faites dans le courant de ses curieuses recherches sur les matières grasses, à savoir : 1° que les azotates de mercure et l’acide azotique, isolément ou réunis , ne peuvent solidifier l’huile d’olive, tandis que l’acide hypoazotique, quelque minime pour ainsi dire qu’en soit la proportion, la solidifie rapidement; 2° que ni les azotates de mercure, ni l’acide azotique, ni l’acide hypoazotique, isolément ou réunis, ne peuvent solidifier l’huile de pavot.
11 a eu l’idée, et de subtituer à la solution mercurielle de M. Pontet, l’acide hypoazotique additionné de 4 fois son poids d’acide azotique à 35°, destiné à le rendre plus maniable; et de tenir compte du temps nécessaire à la solidification, sans toutefois négliger le degré de consistance.
îl proposait, en conséquence, d’introduire dans un tube gradué 100 parties en poids d’huile d’olive pure, dans un autre tube semblable, 100 parties d’huile de pavot, dans un troisième 100 parties d’huile à essayer; de verser sur chacune 4 parties de réactif, d’agiter et d’abandonner au repos à une température de — [— 1 0 à -f- 12°, jusqu’à ce que les mélanges présentassent à leur surface une couleur blanche et une opacité laiteuse, indice d’une solidification prochaine: il mesurait en même temps la durée de l’expérience.
D’après lui, la présence d’une proportion constante d’huile de pavot aurait retardé d’une manière constante aussi, la pro
Procédé de M. Félix Boudet.
59e LEÇON.
duction du phénomène; le retard aurait été de 40 minutes pour 1/100, de 90 minutes pour 1/20.
Malheureusement, les expériences que MM. Soubeiran et Blondeau ont pu faire sur une très grande échelle, n’ont pas entièrement répondu aux espérances que l’on était en droit de concevoir des indications recueillies par M. Boudet. Bien qu’en général les huiles d’olives pures se soient solidifiées plus vite que celles qui ne Tétaient pas, les variations dans les temps nécessaires à la solidification de mélanges, en proportions constantes, et en opérant dans des conditions semblables, en battant les mélanges comparatifs pendant le même temps, etc., ont de beaucoup été trop prononcées.
Certaines huiles d’olive pures ont même mis plus de temps à se solidifier que des mélanges.
Tout empirique qu’il est, le procédé de M. Poutet mérite donc la préférence.
Æ s sais des limites volatiles ®
Les sophistications dont les huiles volatiles sont l’objet, ont pour résultats d’y introduire des 'huiles fixes, de l’alcool, du blanc de baleine, des huiles volatiles de moindre valeur; parfois même, de leur subtituer des matières qu’on ne s’imaginerait guère devoir servir à cet usage, par exemple, de la gélatine et du savon animal.
Les huiles fixes s’ajoutent, de préférence aux huiles volatiles plus pesantes que l’eau, et que leur consistance en rapproche
davantage.
L alcool, aux huiles volatiles d’une grande fluidité.
Le blanc de baleine a été rencontré par M. Boutron, dans des huiles demi-concrètes, demi-liquides de roses et d’anis.
De son côté, M. Eug. Dubail a vu substituer à ces dernières essences, des dissolutions aqueuses de gélatine, alcooliques de savon animal, les unes elles autres en consistance gélatinoïde, et recouvertes d’une couche de l’huile volatile qu’elles devaient simuler.
ESSAIS DES HUILES VOLATILES
Deux procédés permettront de reconnaître l’existence des Cherche
huiles fixes.
Le premier, consiste à imprégner un papier non colle, d’huile volatile falsifiée, puis à le chauffer ayec précaution ; la tache persiste plus ou moins complète, tandis que celle produite par l’huile volatile pure disparaît.
Le second, fondé sur la propriété que les huiles volatiles possèdent de se dissoudre dans l’alcool h 40°, presqu’en toutes proportions, et que l’on ne retrouve plus dans les huiles fixes, (celles de ricin et de croton tiglium exceptées), consiste à mélanger les huiles volatiles supposées fraudées, avec 10 ou 12 fois leur volume d’alcool à 40°: elles laissent au fond du vase un résidu d’huile fixe.
En opérant dans des tubes gradués de petits diamètres, et sur des volumes déterminés d’essence, on pourrait apprécier la proportion d’huile fixe additionnelle; approximativement toutefois, parce qu’une petite quantité d’huile fixe se dissout, et que par contre, le résidu retient de l’alcool qui en augmente le volume.
Les huiles de ricin et de croton tiglium, sont d’un prix trop élevé, et surtout trop viqueuses pour qu’elles puissent servir à ce genre de fraude.
L cmploi de l’alcool , permettrait également de retrouver le blanc de baleine dans les huiles auxquelles on l’aurait ajouté; mais il faudrait opérer à chaud, afin de dissoudre les stéaroptènes. A cet effet, le mélange serait introduit dans un tube fermé d’un bout; on chaufferait quelques instants, en tenant le doigtfixésur l’extrémité ouverte du tube qu’il boucherait, afin de prévenir la déperdition du liquide , on laisserait déposer, on décanterait la solution encore chaude. Le blanc de baleine resterait dans le tube, et par le refroidissement s’y solidifierait en petites lames brillantes, fusibles, très solubles, dans l’éther, etc., etc.
S’agit- il de l’alcool; on en constaterait la présence, en mettant à profit sa grande solubilité dans l’eau, qui ne dissout au contraire pas sensiblement les huiles volatiles, et la faculté que possède celle-ci, de détruire l’association de l’alcool avec les huiles volatiles.
des huiles fixes.
Recherche du blanc de baleine.
Recherche de l’jlcooL.
59e LEÇON.
Que l’on introduise dans un tube gradué d’un centimètre environ de diamètre, et de 12 à 15 centimètres de longueur, une petite quantité d’huile volatile; qu’on en mesure le volume quand elle se sera tout entière rassemblée au fond du tube, que l’on verse dessus 8 à 10 fois autant d’eau distillée, en la faisant couler contre la paroi du tube; afin qu’elle traverse la masse huileuse sans s’y mêler (du moins si l’on agit sur une essence plus légère qu’elle), que l’on mesure aussi le volume d’eau, que l’on agite vivement pendant quelques secondes, qu’on laisse reposer, qu’à l’aide d’un fil de fer aplati vers son extrémité, on détache les bulles d’essence adhérentes aux parois, de manière en définitive à obtenir deux couches parfaitement distinctes; que l’on retire le fil de fer et que, de nouveau, on mesure les couches superposées.
On les trouvera très sensiblement égales à ce qu’elles étaient d’abord, au cas où l’essence serait pure, différentes au cas contraire: le volume d’essence impure aura diminué celui de l’eau augmenté, proportionnellement au volume d’alcool, que la première aura perdu, que la seconde aura gagné.
La très minime proportion d’essence dissoute par l’eau, d’eau retenue en dissolution par l’essence, peut être négligée sans erreur sensible.
Dans le but de suppléer à l’insuffisance de ce mode d’essai, alors que les huiles volatiles ne renferment que de très faibles proportions d’alcool, dont la séparation complète ne s’opère qu’en employant une grande proportion d’eau, et prolongeant l’agitation ; d’où la solution possible d’un volume d’huile volatile à peu près égal à celui de l’alcool; M. Béral a proposé de se servir de potassium. Suivant cet habile praticien, ce métal se conserverait presque indéfiniment dans les essences exemptes d’oxygène, très longtemps dans celles dont l’oxygène est un des éléments, et s’altérerait plus ou moins rapidement, quelle que fût d’ailleurs leur constitution, au sein de celles qui contiendraient de l’alcool.
En moins d’une minute dans une huile volatile contenant 1/4 de son poids
d’alcool ,
de 5 minutes de 15 à 25 minutes
ESSAIS DES HUILES VOLATILES
Une plus petite proportion d’alcool serait encore sensible à ce mode d’exploration j toutefois, comme les huiles volatiles andemies, plus ou moins oxygénées, sont toutes susceptibles d’agir sur le potassium à très peu près, ainsi que le font celles contenant moins de 1/25 d’alcool, le mieux est de ne pas dépasser les limites précitées. Ajoutons, qu’a fin de se mettre à l’abri des causes d’erreur, que pourrait amener la présence d’une certaine quantité d’humidité, il serait bon de commencer par agiter l’huile volatile avec du chlorure de calcium en poudre, suivant ce qui se pratique, alors qu’il s’agit d’en déterminer la composition élémentaire.
La grande analogie de propriétés que présentent la plupart def hln^vo des huiles volatiles, rend leurs mélanges difficiles à reconnaître ; ,ades d„e. nna-
.... „ . p. . 7 liles infeneu-
soit qu’ils aient été faits par simple addition, en se servant de pré- res, etc.
férence de celles des huiles volatiles à bas prix, qui se rapprochent le plus des huiles volatiles plus précieuses, qu'elles doivent adultérer.
Par exemple, d’huile de inajolaine pour frauder celle de menthe, d’un mélange d’huile de térébenthine et d’huile d’aspic,
„ dont l’odeur plus parfumée masque celle de térébenthine, pour frauder les huiles volatiles de rue, de lavande, de thym, de romarin: soit que, pour mieux marier les huiles volatiles, en les présentant l’une à l’autre à l’état de vapeurs, on ait versé celles destinées à la fraude, sur les matières propres à fournir les autres, ainsi, notamment, que cela se pratique avec l’huile volatile d’aspic ou de térébenthine, pour l’huile volatile de lavande line. (Raybaut.)
La fraude devient plus difficile encore à reconnaître, quand, au lieu de mélanger des huiles volatiles d’espèces différentes, on mélange des huiles volatiles de même espèce, mais de qualités différentes :
De l’huile volatile de néroli Portugal , fournie par le citrus aurantium ,
A — — bigarade, — — foigaradia;
De l’huile volatile de girofle de Cayenne ,
A — — de Fïnde ou de Bourbon ;
De l’huile volatile de cannelle de Chine,
A — — de Ceylan ;
Des huiles volatiles de bergamote, cédrats, citrons, oranges, obtenues par distillation , aux huiles volatiles correspondantes obtenues par expression,
(Raybaut.)
59e LEÇON.
Toutefois, on pourra presque toujours arriver à constater la fraude, à l’aide de l’un quelconque des essais suivants :
Après avoir enduit deux morceaux de papier non collé, l’un d’huile à essayer, l’aulre d’huile de bonne qualité servant de type, on les agitera rapidement dans l’air, afin de produire, s’il se peut, la vaporisation inégale des huiles qui seraient mélangées , et l’on essaiera de saisir, à des époques différentes, des indices sensibles à l’odorat, de l’existence d’une huile étrangère. Est-elle plus volatile que celle qu’elle sert à frauder- l’odeur qui lui est propre sera surtout sensible au début de l’expérience, et vice versa .
On déterminera la densité de l’huile volatile au moyen de la balance, et plus commodément au moyen de l’aréomètre pèseessence de MM. Violet et Guénot, lequel s’applique à la fois aux essences plus légères et aux essences plus denses que l’eau. Il se compose essentiellement d’une double échelle, l’une ascendante comme dans le pèse-alcool, l’autre descendante comme dans le pèse-sel de Baumé; et le 0° de chacune d’elles correspond au point d’affleurement de l’instrument dans l’eau distillée; mais l’affleurement s’établit de lui-même avec l’échelle ascendante', et nécessite l’addition de poids pour l’échelle descendante.
L’expérience ayant fait voir qu’à la température de -j- 10° 4,
L’huile volatile de néroli bigarade marque 7,5 ] — — — Portugal — 10,5 f
*— — d’aspic — 3,9 |
“ de lavande fine — 6,6 ]
au pèse-essence;
de ce que Fhuile volatile de néroli bigarade marquerait plus de 7,5, l’huile volatile de lavande fine moins de 6,6, il y aurait motif de soupçonner que la première a été étendue d’huile volatile de néroli Portugal, la dernière d’huile d’aspic.
11 n’y aurait toutefois là qu’une présomption de fraude; car la densité de la plupart des huiles volatiles varie.
Ainsi, d’après MM. Violet et Guénot, l’essence de néroli bigarade de Grasse pèserait 8,8, au lieu de 7,5 que pèse celle de Paris.
On chauffera dans une cornue munie d’un ballon récipient,
ESSAIS DES HUILES VOLATILES
avec une quantité convenable d’eau, l’huîlc volatile que l’on supposerait fraudée. S’il y a eu fraude, il est probable que l’une des huiles mélangées distillera avant l’autre, peut-être même qu’il n’en distillera qu’une. M. Bonastre, ayant distillé un mélange d’huiles volatiles de térébenthine et de sassafras, n’a recueilli dans le récipient que l’essence de térébenthine.
On répétera l’expérience, en remplaçant l’eau par une solution de potasse caustique, destinée à fixer celle des essences qui serait susceptible de se combiner avec l’alcali.
Le même expérimentateur, en distillant sur de la potasse caustique, un mélange d’huile volatile de sassafras et d’huile volatile de girofle, a pu les séparer l une de l’autre. L’huile volatile de girofle , combinée avec l’alcali demeura dans la cornue; l’huile de sassafras restée libre, passa dans le ballon.
Le potassium que M. Béral a proposé de faire servir à la recherche de l’huile volatile de térébenthine dans les essences, admettant que celle-ci hâtait d’une manière sensible l’altération du métal, est peu propre à fournir des indications précises, en raison de ce que la différence de composition de l’huile volatile de térébenthine, dans laquelle les analyses élémentaires de MM. Houton-Labillardière, Dumas et Gouerbe, ont plusieurs fois constaté l’existence de l’oxygène, qu’elle ne contient pas habituellement, modifierait, à n’en guère douter , sa manière d’être avec le potassium.
Enfin, s’il s’agissait de distinguer les essences de roses et d’anis, des solutions de gélatine ou de savon animal; après avoir d’abord étendu ces dissolutions d’une certaine quantité d’eau, dont la simple addition mettrait déjà sur la voie de la fraude, puisque l’eau n’est pas miscible aux huiles volatiles, on y verserait :
Soit une infusion de noix de galle qui précipiterait la gélatine;
Soit de l’alcool qui précipiterait également la gélatine, recon naissabîe surtout à son insolubilité dans l’alcool, à sa grande solubilité dans l’eau bouillante, à son insolubilité presque complète dans l’eau froide, avec laquelle elle forme gelée;
de la gélatine et du savon animal.
59e LEÇON.
Soit des acides qui, décomposant le savon, en isoleraient les matières grasses. Celles-ci viendraient se rassembler à la surface du liquide, sous forme d’buile lorsqu’on le chaufferait.
ÆsstMis fie fat
La cire jaune est souvent mélangée de fécule, qu’on y interpose par voie de fusion ; Sa cire blanche, de suif et de préférence dégraissé de veau, que son peu d’odeur rend plus favorable à la fraude.
M. Delpech a donné un fort bon moyen d’y reconnaître Famidon- il consiste à traiter la cire par Fessence de térébenthine bouillante. Elle se dissout sans résidu quand elle est pure, dans le cas contraire, laisse au fond du vase la matière amylacée que 2 ou 3 traitements par de nouvelle essence achèvent * de séparer des dernières portions de cire, et qu’un lavage à Féther froid débarrasse à son tour de Fessence qui l’imprégnait. Alors il devient facile de constater qu’elle forme empois avec l’eau bouillante, est colorée en bleu par la teinture d’iode, etc.
Le mieux à faire pour y retrouver le suif, serait de comparer les propriétés physiques de la cire pure, à celles de la cire supposée fraudée.
La cire pure offre une odeur, une saveur toutes différentes de celles de la cire mélangée de suif; elle est plus grenue et sans onctuosité.
On pourrait sans doute tirer parti de cette observation de MM. Boudet et Boissenot, savoir : que la cire distillée ne fournit pas d’acide sébacique, au contraire de ce qui a lieu quand on distille le suif.
Le produit de la distillation serait lavé à l’eau tiède, les eaux de lavage seraient filtrées après leur entier refroidissement, puis évaporées, afin de chercher à déterminer la cristallisation de l’acide sébacique, sous forme de longues aiguilles d’aspect semblable à celles de Facide benzoïque, et dont la solution aqueuse précipiterait l’acétate de plomb.
Toutefois, la très faible proportion de suif que renferme la cire, la très faible proportion aussi d’acide sébacique que con-