‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 19 sur 228 · DU MERCURE · texte numérisé non relu

DU MERCURE

proviendrait des sulfures de fer, de zinc et de cuivre. Les scories se composeraient alors essentiellement, d’arséuiate et de sulfate de potasse, d’oxydes de fer, de cuivre et de zinc.

Après son traitement par le nitre, le bismuth retient encore des traces de fer, de cuivre et de zinc, dont on ne peut le priver qu’en le pulvérisant, le dissolvant dans l’acide azotique, délayant dans une grande masse d’eau la liqueur privée par l’évaporation de l’excès d’acide qu’elle avait tout d’abord contenu, recueillant le dépôt de sous-azotate de bismuth qui se forme, lui enlevant l’acide azotique par son ébullition avec une solution de carbonate alcalin , et finalement réduisant l’oxyde au moyen du charbon* à une température élevée.

Le pharmacien se contente d’ordinaire du traitement par le nitre.

Mm Mercure (Hg).

Le mercure, que son état liquide à la température ordinaire, Ses propriétés, ne permet de confondre avec aucun autre métal, devient solide et malléable vers 40° — 0°. Il est brillant, d’un éclat bleuâtre* d’une densité de 13,568, volatil vers 360°, inattaquable par l’acide sulfurique étendu, attaquable, surtout à chaud, par cet acide concentré; plus attaquable encore par l’acide azotique, qui

le dissout même à la température ordinaire, en donuapt alors naissance à un liquide pius ou moins incolore* dans lequeLjes réactifs indiqués en traitant des oxydes de ce métal, font reconnaître la présence d’un sel de protoxyde ou de bioxyde de mercure, ou plutôt d’un mélange de ces sels.

On le retire du sulfure naturel par l’an des procédés sui-

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Son extraction .

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L’un consiste à introduire le minerai mélangé de chaux étêialc clans des cornues en fonte, en communication avec des dents en terre* au tiers remplis d’eau* et à chauffer.

La chaux s’em$>qre du soufre* il se fait du sulfure de calcium et du sulfate de chaux , et le mercure mis à nu se vaporise 9 pour se condenser dans les récipients.

t o L’autre* à calciner le minerai dans des fours d’une forme par»

Sa purification .

De l'eau mercurielle simple.

40 33e LEÇON,

ticulière. Sur leur sole en briques , percée de trous livrant passage à la flamme du foyer, l’on étend le sulfure de mercure, divisé par fragemenls. L’oxygène de l’air brûle le soufre, le convertit en acide sulfureux, et le mercure, à l’état de vapeurs, est conduit au dehors et condensé.

Le mercure du commerce, étant fréquemment altéré par la présence de métaux étrangers (étain, plomb, etc.), on le distille dans une cornue en fonte, au col de laquelle s’adapte une sorte de manchon en toile à tissu serré, que l’on double pour plus de précaution, et dont l’extrémité inférieure plonge dans l’eau. On a le soin de tenir ce manchon constamment humide, et de disposer l’appareil sous la hotte d’une cheminée tirant bien, fermée même en devant d’un rideau qui en augmente le tirage; enfin, de se mettre, par tous les moyens possibles, à l’abri des vapeurs mercurielles singulièrement délétères.

Les métaux étrangers restent dans la cornue.

Si l’on voulait obtenir du mercure chimiquement pur, le mieux toutefois, serait de distiller un mélange de 2 p. de cinabre avec 1 p. de chaux vive, ou de limaille de fer; en effet, le mercure contenant de l’arsenic ou du zinc, les laisserait en partie passer à la distillation, et parce qu’ils sont volatils, et parce que leur volatilité naturelle s’augmente de la présence du mercure,

La chaux et le fer retiendraient le soufre.

Chaque kilogramme de mercure fournit de 830 à 850 gr. de mercure (Guibourt), on en pourrait retirer jusqu’à 863 gr., s’il était possible d’éviter toute espèce de perte.

Lorsque l’on fait bouillir, pendant 2 à 3 heures dans un matras en verre, i partie de mercure et 2 d’eau, en remplaçant au fur et à mesure celle qui s’évapore, on obtient une liqueur douée de propriétés vermifuges assez prononcées , dans laquelle les réactifs signalent l’existence du mercure, après qu’on l’a additionnée d’acide azotique, puis concentrée, suivant le conseil de Wiggers; ou mieux encore, d’après M. Soubeiran, après qu’on l’aadditionnéc de chlore, et 24 heuresaprès, d’un peu desel ammoniac, avant de l’évaporer. On admet assez généralement, que cette liqueur, désignée sous le nom d’eau mercurielle simple, contient du mercure en dissolution. Je croirais plus volontiers

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