‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 20 sur 228 · DE L’ARGENT · texte numérisé non relu

DE L’ARGENT

à la présence du bioxyde , puisque le mercure chauffé au contact de l’air, se convertit en bioxyde sensiblement soluble dans l’eau.

Me t Argent (Ag)«

L’argent est solide, blanc, brillant, très malléable et très Seâ propriétés, ductile, assez peu dur, d’une densité de 10,471 , fusible audessus de la chaleur rouge ; fixe.

A la température ordinaire, l’acide sulfurique étendu ne l’attaque pas; concentré et bouillant il le dissout. L’acide azotique le dissout plus aisément; il produit une dissolution incolore, dans laquelle :

L’acide chlorhydrique et les chlorures alcalins déterminent la formation d’un précipité blanc, caillebotté, insoluble dans Pacide azotique concentré, à toutes températures ; soluble dans l’ammoniaque, passant au violet d’abord, au noir ensuite, sous l’influence de la lumière. (Chlorure d’argent )

La potasse et la soude la précipitent en brun clair ou en olive. (Oxyde d’argent hydraté.)

L’acide sulfhydrique et les sulfures alcalins, — en noir. (Sulfure d’argent hydraté.)

Le chromale de potasse , — en pourpre. (Chromate d’argent.)

Le phosphate et Parsénite de soude , — en jaune serin. (Phosphate et arsénite d’argent.

L’arséniate de soude, — en rouge brun. (Arséniate d’argent.)

Le cyanhure jaune de potassium , — en blanc. (Cyanure d’argent ferrugineux.)

Le cuivre, le fer et le zinc y forment des dépôts d’argent métallique.

Ce métal ayant une grande valeur, l’on en exploite presque son extraction, toutes les mines. Cependant, les grandes exploitations portent sur son sulfure. Les procédés d’extraction singulièrement variables, et plus ou moins compliqués, tendent tous à l’allier, soit au mercure, soit au plomb, pour ensuite, s’il est allié au mercure, distiller l’amalgame; s’il est allié au plomb, soumettre l’alliage aux deux opérations successives, ci-dessous sommairement décrites.

Dans la première, nommée coupellation, l’alliage est chauffé au milieu d’un fourneau à réverbère, disposé de telle sorte, que la matière en fusion reçoive l’action directe de l’air, que portent incessamment à sa surface d’énormes soufflets. Le plomb s’oxyde, passe à l’état de litharge que sa moindre pesanteur spécifique retient au-dessus du métal, et qu’une échancrure ménagée à cette intention sur la paroi latérale do l’espèce de creuset

nommé coupelle, qui a reçu l’alliage, laisse couler au dehors ; tandis que l’argent mélaliique reste au fond de la coupelle.

Dans la seconde, nommée affinage, on chauffe l’argent, préalablement allié d’une proportion déterminée de plomb, destiné, en écartant les molécules de l’argent, à favoriser la réaction de l’air sur le plomb qu’il contient déjà, à la surface de vastes coupelles formées de matières poreuses, et de même que précédemment insufflant de l’air à la surface. Les phénomènes précités se reproduisent, delà îithargese forme ; mais au lieu de s’écouler sur le côté de la coupelle, elle la pénètre, et lorsque l’opération est terminée, l’argent tout entier se retrouve à la surface de celle-ci, en masse plus ou moins arrondie.

L’argent vendu sous le nom d’argent de coupelle est, sinon complètement, du moins assez pur, pour que le pharmacien puisse s’abstenir de le purifier, que d’ailleurs il provienne des usines dans lesquelles il a été soumis aux traitements précités, ou des laboratoires dans lesquels les essayeurs exécutent en petit, une véritable coupellation, pour déterminer la proportion de cuivre allié à l’argent j l’oxyde de cuivre pénétrant la matière poreuse aussi bien que celui de plomb.

Mais il en est autrement de l’argent provenant des affinages. Le départ de ce métal et du cuivre, s’y faisant en dissolvant l’alliage dans l’acide|sulfurique concentré bouillant, et précipitant l’argent au moyen de lames de cuivre ; l’argent que l’on obtient, retient du cuivre, parce qu’une portion du métal précipitant est entraînée avec le métal précipité, et plus lard s’allie avec lui, quand on le fond pour couler en lingots.

.. Celui-ci donc, comme au reste celui des monnaies, des vases, etc..

Sa Purification # . 5 9

a besoind’être purifié 3 à cet effet, on le dissout à chaud dans l’acide azotique étendu d’eau distillée, on verse dans la dissolution de l’acide chlorhydrique ou du chlorure de sodium en excès , on recueille le précipité de chlorure d’argent formé, on le lave, on le sèche, on le mélange avec la moitié de son poids de carbonate de soude sec , et l’on chauffe fortement pendant

une heure au moins, dans un creuset de Hesse.

L’excès de carbonate alcalin employé et le chlorure de so-

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