DE L’OR
dium formé, viennent se rassembler à la surface 5 l’argent réduit se prend en culot au fond du creuset»
100 de chlorure représentent 75 d’argent.
On pourrait réduire le chlorure par la voie humide, le laisser digérer avec un excès de grenaille de fer et d’acide sulfurique étendu. L’hydrogène développé absorberait le chlore, et l’argent réduit apparaîtrait sous formes d’éponges, qu’on laverait, et auxquelles l’acide sulfurique étendu enlèverait au besoin la portion de zinc non dissous.
Mais de cette manière, l’on risquerait de n’obtenir que de l’argent allié de zinc, ou mélangéd’un peu de chlorure indécomposé.
M’fPr (Au).
L’or est solide, jaune, très brillant, très ductile, très Ses propriétés malléable, assez mou, d’une densité de 19,257, fusible audessus de la chaleur rouge 5 fixe.
Les acides sulfurique et azotique concentrés et bouillants sont, pour ainsi dire, sans action sur lui; l’eau régale le dissout facilement. Sa dissolution, d’un beau jaune, se comporte avec les réactifs comme il sera dit plus loin. (Voir oxyde d’or.) Son extractio
L’or n’existant jamais qu’à l’état natif, son extraction est généralement facile. En effet , d’ordinaire elle se réduit à séparer à la main ou par des lavages, les parcelles métalliques que renferment certains terrains d’alluvion , ou bien à triturer du mercure avec le produit de la division mécanique de ses mi» nerais, afin de produire un amalgame que l’on distille.
Quelquefois cependant, ouest obligé de les fondre avec des matières plombifères, dans le but d’obtenir un alliage de plomb et d’or que l’on soumet à la coupellation, ainsi que nous avons vu qu’on le faisait pour l’alliage analogue à base d’argent.
Que si les opérations précitées ont laissé dans le métal, du fer, de l’étain, du cuivre, on le fond avec du nitre. Les métaux étrangers s’oxydent, et se rassemblent à la surface de l’or sous forme de scories.
Quant à l’argent, que l’emploi du nitre n’aurait pu séparer
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Sa purification.
parce que ce métal n’est guère plus oxydable que l’or , pour l’éliminer, on fondrait l’alliage avec une quantité d’argent telle, qu’en définitive il en contînt les 3/4 au moins de son poids; on le coulerait dans l’eau de manière à le réduire en grenailles, puis on le traiterait par l’acide sulfurique concentré et bouillant. L’argent et le cuivre s’il en existait, seraient dissous, l’or inattaqué resterait à l’état de poudre.
Sans la présence d’une proportion suffisante d’argent, ses molécules très rares au sein de l’alliage , enveloppées qu’elles seraient d’une masse d’or considérable, se trouveraient défendues de l’action de l’acide. En agissant autrement , le métal soluble convertît en une sorte d’éponge chaque petite masse d’alliage , au fur et à mesure qu’il se dissout, et la pénétration par l’acide devient possible.
S’il arrivait que le pharmacien n’eût à sa disposition que de 1 or allié de cuivre ou même d’argent , il devrait le fondre avec trois fois son poids de cuivre, grenailler l’alliage, et le traiter à chaud par l’acide azotique pur, jusqu’à ce que la liqueur décantée cessât, ou de précipiter l’acide chlorhydrique, ou, après neutralisation par les alcalis, de former par l’addition du cyanure jaune de potassium, un précipité briqueté de cyanure de cuivre.
Le résidu n’aurait besoin que d’être parfaitement lavé.
Delà Le zinc, l’étain, l’antimoine, le bismuth, l’argent et l’or, l°rsclu’0Ii les emploie en médecine, sont administrés en poudre, de l’a n u moine, On amène facilement à cet état, l’antimoine et le bismuth qui de rargen?,’ S0D^ cassar*ts, et que par suite il suffit de battre ou de triturer de for. dans uu mortier en fonte.
Mais il n’en est pas de même des autres. Ceux-ci ne feraient guère que s’étendre en lames sous la pression du pilon. Au contraire, iis peuvent être pulvérisés :
Tous, en les broyant après les avoir réduits en feuilles minces telles que, par exemple, les préparent les batteurs d’or, avec du sulfate de potasse, de la crème de tartre ou quelque autre matière analogue à particules dures et résistantes; puis traitant par l’eau bouillante le mélange pulvérulent.
DE LA PULVÉRISATION Dü ZINC, DE t’ÉTAIN, ETC, 45
L’eau laisse pour résidu, dans un état de ténuité très grand, le métal lui-même, qu’il suffit dès lors de sécher et de passer au tamis de soie.
Tous encore, en les frottant avec une râpe ou une lime suffis* samment fine.
Le zinc et l’étain, en chauffant un grand mortier en fonte et la tête de son pilon, assez fortement, pour que le contact ne puisse, en la refroidissant, solidifier la masse en fusion; versant dans ce mortier, d’abord du sel marin en fusion ignée , puis les métaux également fondus, saisissant l’extrémité supérieure du pilon au moyen de manipules , et triturant vivement jusqu’à ce que le métal dont l’agitation et l’interposition du sel empêche l’accolement des particules, soit entièrement solidifié. Cela fait, comme ci-dessus, on lave la poudre à l’eau bouillante, on la sèche, on la passe au tamis.
L’or enfin , en remplissant aux 3/4 de sa dissolution aussi peu acide que possible, un flacon susceptible d’être bouché hermétiquement, achevant de le remplir presque en totalité avec une dissolution concentrée et limpide de sulfate de protoxyde de fer, fermant le flacon, l’agitant violemment , et abandonnant le tout au repos pendant 24 à 36 heures. L’or se précipite en poudre extrêmement ténue , qu’on lave par décantation tant que l’eau lui enlève de l’acide sulfurique et du fer, et qu’en définitive on fait sécher.
Dans cette dernière opération, qui n’exige d’autres précautions, que celles de faire usage d’une dissolution de fer parfaitement limpide , incapable partant de mêler au précipité d’or métallique des matières étrangères en suspension , et de l’employer en quantité suffisante, pour que la décomposition du chlorure d’or soit complète ;
Ou bien l’eau est décomposée , et tandis que son oxygène se porte sur le protoxyde de fer pour le convertir en peroxyde , son hydrogène se porte sur le chlore du chlorure d’or. De là du peroxyde de fer, de l’acide chlorhydrique qui maintient l’état de saturation du sel ferrique dont l’oxyde, en se suroxydant, augmente de capacité de saturation, et de l’or métallique;
Ou bien une portion de protoxyde de fer cède son oxygène
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à l’autre qu’elle convertit en peroxyde , et repassant elle-même à l’état métallique, s’empare du chlore du chlorure d’or.
Les métaux dont nous venons de nous occuper ne sont pas les seuls qui intéressent le pharmacien ,
Le potassium ,
— sodium,
— barium,
— calcium,
— magnésium,
L’aluminium , Le manganèse, L’arsenic ,
Le cuivre,
Le plomb ,
lui fournissent aussi de nombreux composés usités en médecine; mais comme on ne les y emploie jamais à l’état métallique il n’en sera question qu’alors que nous étudierons •
Les acides ,
— oxydes,
— sulfures ,
— chlorures,
Les iodures, — bromures , Et les sels.
métalliques.
Au reste, nous en pourrions dire autant de plusieurs métalloïdes dont il n’a point été question dans cette leçon, notamment de l’hydrogène, que nous retrouverons dans une foule de combinaisons; de l’azote qui fait partie de l’acide azotique , de l’ammoniaque etc. ; du bore, base de l’acide borique, etc.