DES OXYDES DE PLOMB
Mes f£æi#aies aie
Quelques chimistes admettent l’existence:
D’un sous-oxyde, ]
— protoxyde, 'donlnmh-
— sesquioxyde ou deutoxyde , ( * ’
et — bioxyde ou peroxyde , !
Mais, pour le plus grand nombre, il n’existe que deux oxydes de ce métal :
Un protoxyde jaune ou jaune rouge à l’état anhydre , blanc à i’élat d’hydrate. Un bioxyde ou peroxyde d’un brun foncé.
Ceux-ci en se combinant, forment le composé particulier connu sous le nom de minium.
Quels qu’ils soient , les oxydes de plomb fournissent un culot de plomb métallique, lorsqu’on les calcine avec du charbon. En outre , le protoxyde et meme le bioxyde et l’oxyde composé, après calcination, se dissolvent dans l’acide azotique, et produisent des dissolutions incolores, de saveur à la fois astringente et sucrée, susceptibles de se compotier avec les réactifs ainsi qu’il va être dit.
La potasse ,
La soude.
L’ammoniaque,
Les carbonates alcalins,
L’acide sulfurique , et les sulfates solubles, L’acide suif hydrique, et les protosulfures alcalins,
; les précipitent en blanc ,
! hydrate de protoxyde, soluble dans un excès d’alcali.
1 carbonate de plomb.
— J sulfate de plomb.
pn nnir f protosulfure de plomb en noir, < hydraté<
Le chromate de potasse, 1 les précipite en jaune L’iodure de potassium, 1 — —
Le cyanure jaune de
potassium,
L’infusion de noix galle,
de
en blanc,
I chromate de plomb.
1 iodure de plomb.
( cyanure de plomb ferru^ ( gineux.
| gallate et tanuate de ( plomb.
Le zinc et le fer, ( en précipitent le plomb.
Sans la calcination qui les ramène tous deux à l’état de protoxyde, le bioxyde serait insoluble dans l’acide azotique, et le minium de couleur rouge, serait par lui partagé en protoxyde qui se dissoudrait, et en bioxyde de couleur brune qui ne se Tom. il. B
Leurs
propriétés.
Sa préparation.
114 37e LEÇON.
dissoudrait pas; de telle sorte, qu’à la rigueur, leur manière d’être avec l’acide azotique suffirait pour distinguer l’un de l’autre les 3 composés oxygénés de plomb.
Nous n’avons à nous occuper que du protoxyde et de l’oxyde composé, le bioxyde étant sans usage en médecine.
Mm Pt'OËoæyiie « le |?loni&.
(Massicot, litharge.)
t (Plomb, 1294,500 Pb’°= j Oxygène, -100
Le protoxyde de plomb, que le pharmacien emploie à l’état de massicot et à l’état de litharge, offre sous ces deux états, des caractères extérieurs différents.
Le massicot est pulvérulent, terne, d’un jaune sale;
La litharge, qui n’est en quelque sorte que du massicot fondu, est en lamelles brillantes, souvent translucides sur les bords, d’un jaune tirant plus ou moins sur le rouge.
Ni le massicot, ni la litharge ne se préparent dans nos laboratoires. Le massicot s’obtient très en grand, par la calcination du plomb au contact de l’air, dans des fours d’une forme particulière,
La litharge provient de l’opération que nous avons décrite sous le nom de coupellation, en traitant de l’argent et de l’or.
Tel que le commerce le fournit, le massicot contient souvent des traces de plomb auquel il doit de dégager des vapeurs rutilantes au contact de l’acide azotique, de ne se dissoudre qu’imparfaitement dans l’acide acétique.
A son tour, la litharge renferme presque toujours des traces de minium etde carbonate de plomb, formés pendant la coupellation, et accidentellement, de la silice, des oxydes de fer et de cuivre provenant des minerais.
Nous verrons plus tard comment on constate la présence de ces derniers oxydes; disons seulement ici, quant au carbonate, que l’effervescence de la litharge, au contact des acides, indiquerait sa présence, et quant au minium , que celle qui en contient,