‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 57 sur 228 · DU PROTOCHLORURE DE MERCURE · texte numérisé non relu

DU PROTOCHLORURE DE MERCURE

de nature spéciale ; il est seulement obtenu dans des conditions particulières.

Nous avons eu déjà l'occasion d’indiquer d’une manière sommaire comment se pratique l’opération, alors que nous avons passé en revue les différents modes de division des corps (pag.70, tome 1). Il nous suffira d’ajouter qu’en fabrique, on remplace : le ballon en verre très fragile, par un ballon en grès A, à col très large; le flacon également en verre par un seau également en grès B, sur les bords duquel s’appuie le ballon et dont le fond est recouvert d’une couche d’eau dans laquelle plonge de quelques lignes le col du ballon; la cornue propre à produire de la vapeur d’eau par une chau dièreC. Une tubulure adaptée à sa paroi latérale et supérieure, permet au besoin de laisser la vapeur s’échapper par cette ouverture.

On introduit dans la cornue en grès, du mercure doux tout préparé, de préférence aux matières propres à le produire, parce qu’il est d’observation que de cette manière le produit est plus blanc.

On ajoute au protochlorure une petite quantité de bi chlorure, afin que le mercure qu’une cause quelconque aurait pu revivifier, et rendre capable d’altérer la blancheur de la matière pulvérulente, puisse repassera l’état de protochlorure.

On bouche avec un lut fait de pâte d’amandes ou de farine de lin et décollé d’amidon, les jointures du côté du générateur de vapeur; avec de la terre à four celles du côté de la cornue; la température dans ces dernières parties devant être assez élevée.

On recouvre la cornue en grès d’un grillage en fil de fer qui descend jusqu’à la moitié de sa panse, de telle sorte que le contact dn charbon froid, au moment ou ses parois sont rouges de feu, ne puisse la briser.

Enfin, F on conduit l’opération de manière à ne pas laisser le col de la cornue s'obstruer, son dôme se refroidir en d’autres

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termes, la condensation des vapeurs se faire ailleurs que dans le ballon , de manière aussi à prévenir la formation de masses solides contre les parois de celui-ci.

Le protochlorure par sublimation porte plus particulièrement le nom de caloméîas ou de mercure doux ; celui par précipitation, le nom de précipité blanc; celui au moyen de la vapeur, le nom de caloméîas, de mercure doux à la vapeur.

La panacée mercurielle des anciens, n’était que du protochlorure sublimé 5 à 6 fois ; le précipité blanc de Lémery, au contraire, était de l’oxychlorure ammoniacal de mercure.

Mm MieMormre fie vnerewre.

( Chlorure mercurique , muriate oxygéné de mercure ; sublimé corrosif.)

(Hg,Ch5)= |

Mercure, 1265,800 Chlore, 442,640

Sa

composition.

Ses propriétés. Ce composé est blanc , inaltérable à Pair, de saveur styp-

tique insupportable, éminemment vénéneux, volatil, et cristallisa hic, par voie de solution et de sublimation, en aiguilles blanches. L’eau, l’alcool, l’éther, le dissolvent en grande quantité, surtout à chaud. L’eau bouillante en dissout 1/2, l’eau froide 1/16 de son poids, et l’éther le lui peut enlever. Au contact des alcalis caustiques en dissolution, il se colore en jaune ; du bioxyde hydraté est mis en liberté.

Sa préparation. Pour l’obtenir, on pulvérise séparément : dans un mortier en

gaïac, le sulfate de bioxyde de mercure provenant du traitement de 500 parties de mercure métallique par 600 parties d’acide sulfurique à 66°, (environ 720 parties) et dans un mortier en fer, 550 parties de sel marin décrépité ; on mélange très intimement les deux sels, on introduit le tout dans un matras à sublimation qu’on en remplit à moitié, et qu’on enfonce dans le sable aux 2/3 environ de sa hauteur, le col excepté; on dispose l’appareil sous la hotte d’une cheminée tirant bien, pour plus de sécurité même , pour davantage se mettre à l’abri des vapeurs mercurielles, on enveloppe le matras et le fourneau d’une sorte de cage, garnie latéralement de châssis vitrés s’ouvrant à char-

nière.

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