DU PHOSPHATE DE SOUDE
XLIIe LEÇON.
SUITE DE LA PRÉCÉDENTE
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(Phosphate neutre, sous-phosphate de soude.)
Sg
(2Na,0),Ph205 + Eau = jl°c^>phosphoriquei } à l’état de cristaux, composition.
Eau.
Le phosphate de soude est incolore, inodore, d’une saveur Ses propriétés, qui n’a rien d’amer, alcalin aux réactifs colorés, bien que neutre par sa composition ; soluble dans 4 parties d’eau à — 1 6°, et dans 2 parties seulement d’eau bouillante, insoluble dans l’alcool. De même que le borate correspondant, ses cristaux affectent des formes différentes, et surtout contiennent des proportions différentes d’eau de cristallisation, suivant qu’ils se sont produits à telle ou à telle température. Au-dessous de 30°, ils sont en prismes obliques à bases rhombes, retenant 25 atomes d’eau, ou 62,5 sur 100 ; au-dessus, en prismes plus ou moins modifiés, ne retenant que 8 atomes d’eau, ou 35 sur 100.
Les uns et les autres, d’ailleurs, s’effïeurissent rapidement à
l’air.
Chauffés vers 200° ou 280°, les premiers perdent 24 et les seconds 7 atomes d’eau, pour n’en plus retenir tous qu’un atome ; mais si l’on élève davantage la température, si, par exemple, on la porte au rouge, ils perdent l’atome d’eau qu’ils avaient jusque-là retenu, et deviennent susceptibles de manifester de nouvelles propriétés.
Tandis qu’en effet les solutions aqueuses des cristaux à 25 et à 8 atomes d’eau, formaient avec l’azotate d’argent un précipité jaune, celles des cristaux à atome d’eau, précipitent cet azotate en blanc.
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En outre, quelle que soit la température, les solutions de ces derniers laissent déposer, par le refroidissement, des cristaux à 10 atomes d’eau.
Sous l’influence d’une forte chaleur, le phosphate de soude éprouve donc des modifications plus ou moins analogues à celles que l'acide phosphorique éprouve dans les mêmes conditions.
Ces modifications, en apparence d’un intérêt purement sciem tifique, méritent toute l’attention du praticien, en ce sens, qu’elles font voir combien les composés que l’on suppose les moins capables d’éprouver, dans leurs propriétés, quelque dommage des changements que l’on ferait subir à leurs procédés d’obtention, peuvent cependant s’en trouver profondément altérés.
préparation; Pour préparer le phosphate de soude, on prend :
12 parties d’os’calcinés à blanc et pulvérisés ,
9 — d’acide sulfurique à 66°,
et 36 — d’eau commune.
On place les os en poudre dans une terrine en grès; on les y délaie avec beau; on ajoute l’acide par petites portions, en ayant le soin d’agiter à Faide d’une spatule en bois; on abandonne à lui-même, pendant 24 à 36 heures, le mélange que le contact de l’eau et de l’acide, surtout la combinaison de celui-ci avec la base*a fortement échauffé; on communique au magma îa consistance d’une bouillie claire, au moyen d’une suffisante quantité d’eau additionnelle; on le jette sur une toile; on recueille le liquide, en reversant sur le filtre, s’il est nécessaire, les premières portions d’ordinaire imparfaitement transparentes; on lave le dépôt à l’eau bouillante tant qu’il lui abandonne de l’acide; on réunit les liqueurs aux eaux de lavage, on les évapore en consistance sirupeuse, on laisse refroidir, on étend d’eau, on filtre pour séparer la majeure partie du sulfate de chaux, que son état spongieux et la grande masse d’eau avait d’abord fait se dissoudre, mais que le retrait qu’il a pris en cristallisant, empêche ensuite de îc faire. Les liqueurs sont additionnées d’un très léger excès de carbonate de soude jetées sur un filtre, réunies aux