DU SULFATE DE FER
Mm StëMfaîe (Me Wev.
(Vitriol vert, couperose verte.)
Eau.
Sa
composition.
Le protoxyde, le sesquioxyde et l’oxyde intermédiaire, sont Ses propriétés, susceptibles de se combiner avec l’acide sulfurique; mais nous n’avons à nous occuper que du sulfate de protoxyde.
Ce sel est sans odeur, de saveur styptique , soluble dans les 3|4 de son poids d’eau bouillante, et seulement dans 2 fois son poids d’eau à -f- 15°, cristallisable au-dessous de 80°,' en prismes rhomboïdaux obliques, transparent et d’un léger vert émeraude, contenant 6 atomes d’eau de cristallisation, ou 42,08 sur 100; au-dessus de 80° en cristaux d’une autre forme et retenant moins d’eau. Les uns et les autres s’effleurisseni légèrement à l’air, perdent, quand on les dessèche, leur solidité, leur couleur, leur transparence; deviennent pulvérulents, blancs, opaques; une température élevée les décompose. (Yoirpag. 95 article colcothar.)
Ces mêmes cristaux abandonnés au contact de l’air humide, se convertissent, au moins à la surface, en sous-sulfate de peroxyde de couleur ocracée. On s’explique aisément cette transformation, en considérant que le sulfate de protoxyde neutre ne pourrait se convertir en sulfate de peroxyde également neutre, qu’au tant qu’on lui fournirait une quantité d’acide proportionnelle à la quantité d’oxygène qu’absorbe son oxyde; puisque dans tous les sels d’un même genre au même état de saturation, la quantité d’oxygène de l’oxyde est constante pour une même quantité d’acide.
Il arrive fréquemment que le sulfate de fer du commerce offre une teinte vert bouteille. C’est que les fabricants, afin de lui communiquer un coup d’œil qui le fait rechercher par certains industriels, l’arrosent avec un infusé très étendu de noix de galle, afin qu’il se produise du tannate de peroxyde de couleur noire.
Ce sulfate est un produit de grande fabrication.
42e LEÇON,
Sa préparation .
Il se prépare :
Tantôt , en dissolvant de la tournure de fer dans l’acide sulfurique étendu;
Tantôt, en abandonnant à l’air humide certaines pyrites essentiellement formées d’argile et d’un sulfure de fer d’une composition fort rapprochée de celle du protosuîfure, car le persulfure n’éprouverait pas ce genre d’altération. Il se produit à la fois du sulfate de fer, du sulfate d’alumine et du peroxyde de fer; celui-ci reste pour résidu quand on reprend la masse par l’eau, les deux sulfates se dissolvent, mais celui à base d’alumine infiniment plus soluble reste dans les eaux mères.
Le produit de ces opérations est du sulfate de protoxyde plus ou moins impur. Ony rencontre plus particulièrement :
Du sous-sulfate de peroxyde provenant de son altération par l’oxgène de l’air;
Du sulfate de cuivre et de l’oxyde d’arsenic, provenant de la préexistence, dans les pyrites, du sulfure de cuivre et d’un composé arsénical;
Des sulfates de zinc, de manganèse, d’alumine, de magnésie, ayant la même origine ;
Parfois, en outre, des traces d’acide sulfurique en excès, et de matières huileuses. Celles-ci sont dues à ce que l’on fait servir à la dissolution de la tournure de fer, les eaux de lavage des huiles à brûler, épurées au moyen de l’acide sulfurique concentré.
Il doit :
Au peroxyde, ou plutôt au sous-sulfate, de se comporter avec les réactifs comme un mélange de sulfate de protoxyde et de sulfate de peroxyde, quand on l’a dissous dans l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique. (Yoir pag. 94.)
A l’oxyde d’arsenic, de produire un dépôt jaune de sulfure d’arsenic, quand on fait passer, au travers de sa dissolution aqueuse, un courant d’acide sulfhydrique ;
Au sulfate de cuivre, de recouvrir d’une couche de cuivre, une lame de fer parfaitement décapée que l’on plonge dans sa dissolution légèrement acidulée, etc., etc.;
A l’excès d’acide, de rougir le papier bleu ;